ee eu es,
_ Numéro: ó . | WI
SOMMAIRE
Compte-Rendu de la Réunion de Vienne:
Report of the Vienna Meeting
Bilan (Balance-Sheet).
Rapport de la Trésorière .
Treasurer | sS Report.
Rapport de la Secrétaire hial
Honorary Secretary $ Report :
Dr Balfour's Report :
Rapport du Dr Poli-Garnier :
Dr Adler-Herzmark's Report.
Dr Dagny Bang Report.
Rapport du Prof. Sorrentini .
Texte des Veeux adoptés akin :
tO EDITION DE « L’EXPANSION SCIENTIFIQUE FRANCAISE »
VITADONE
Lymphatisme, Scrofule, Pyodermites | 2
VITAMINES A et D
Remplace intégralement l'HUILE DE FOIE DE MORUE : |
dans TOJTES SES INDICATIONS a
DOUBLE TITRAGE |. 200 UNITES VITAMINE A
PHYSIOLOGIQUE 2000 UNITÉS VITAMINE. D
Nourrissons, 20 gouttes — Enfants, 40 gouttes
Adolescents et Adultes, 60 gouttes
AMUNINE
(cuuyxidétense)
VITAMINE A
La première ‘préparation: de VITAMINE A
concentrée, physiolosiquement titrée
1° = 250 UNITES-RAT ou 1500 UNITÉS NRA
4 Unité-Rat = 6 Unités Javillier) ;
VITAMINE DE CROISSANCE ET ANTI-INFECTIEUSE
Même Posologie que “ YVITADONE ”
$ 2 3
Echantillons et Littérature : ETABLISSEMENTS BYLA
26, Avenue de l’Observatoire - PARIS
ASSOCIATION INTERNATIONALE
FEMMES-MEDECINS gth
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í Dr. Lovejoy B NY ;
Anc. Présidentes : Ce foe Gi!
EARL aaa Lady Barrett T. Njeh
Présidente : Dr. Thuillier-Landry, 68, rue d’Assas,
Paris-VIe,
Miss Martindale, C. B. E., 25, Manchester
Square, Londres. W. I.
Dr. Dagny-Bang, Drammensveien 97 B 1,
Oslo. Norvege.
Dr. Ferrari Carcupino, Salsamaggiore, Prov.
di Parma, Italie.
Vice-Présidentes : Dr. Nechovitch Voutchetitch, Kralja Milana
ulica, 84, Belgrade, Yougoslavie,
Dr. Salzmann, Canstatt, b, Stuttgart. Alle-
magne.
Dr. Tayler Jones, The Rochambeau, Was-
hington D. C, Etats-Unis,
Trésorière : Dr. Requin, 154, avenue Emile Zola, Paris- -
XVe,
Secrétaire Générale: Dr. Montreuil-Straus, 75, rue de lAs-
somption, Paris-XVIE,
Secrétaires Nationales Correspondantes
Allemagne :
Dr. Elise Hermann, 65, Oberstrasse, Hamburg.
Australie :
Dr. Roberta Donaldson, 88 Collins Street, Melbourne.
Autriche :
Dr. Dora Brücke Teleky, 4, Freiheitsplatz, Vienne.
Belgique :
Dr. Vandervelde, Résidence Palace, Bruxelles.
Bolivie :
Dr. A. Chopitea, Oruro.
Canada :
Dr. Helen Mac Murchy, Department of Health, Ottawa.
mes 2 —
Danemark :
Dr. Agnete Heise, Pilestraede, 52, Copenhague.
_ Espagne :
Dr. Elisa Soriano Fischer, 53 Fuoncarral, Madrid.
Etats-Unis :
_,»Dr. Kate C. Mead, Haddam, Connecticut.
France’: .
“a Dr Montreuil-Straus, 75 rue de l'Assomption, Paris-XVIE.
>; Grände Bretagne :
A pr. Doris Odlum, 42, Harley Street, Londres, W.I,
*: Hoñgrie. :
' “Dr: Ilona Vegess Rege, Ulloïut 25, III, Budapest IX.
Indes :
Mrs. Curjel Wilson, M. D., c/o W. R. Wilson, Esq., Pun-
jab Secretariat, Lahore.
Indes Néerlandaises :
Dr. Van der Made. Batavia C. Java
Italie :
Dr. Ferrari Carcupino, Salsamaggiore, Prov. Di Parma.
Japon :
Dr. Tomo Inouye, 7, Naharakubancho, Kojimachi, Tokio.
Mexique : ;
Dr. Antonia Ursua, 15 Plaza Miravalio, Mexico.
Norvège :
Dr. Dagny Bang, Drammensveien, 97 B 1, Oslo.
Nouvelle Zélande :
Dr. Susannah Sinclair, 4 Cook Street, Mornington, Dunedin.
Pays-Bas :
Dr. Maria Philippi, Laan v. Nieuw Oost-Indié, 261, La Haye.
Pologne :
Dr Nathalie Zand, Jerezolimska, 43, Varsovie,
Suède : i
Dr. Andrea Svedberg, Birgerjarlsgatan, 36, Stockholm.
Suisse :
Dr. Marie Feyler, 20, Avenue Juste Olivier, Lausanne,
Tchécho-Slovaquie :
Dr. Devetterova, ul, Ch, g, Masarykove, 240, Prague.
Uruguay :
Dr Marie Ugon, Rio Branco, 1540, Montevideo,
Yougoslavie : -
De Marie Voutchetitch Prita, 84, Kralja Milana ulica, Bel-
grade,
Secrétaire : Miss Napier-Ford.
Siège social: Elysée Building, 56, Faubourg St-Honoré,
Paris-VIII. Tél. Anjou 18.00
COMPTE-RENDU
DE LA REUNION DU CONSEIL
Vienne — 15 au 20 Septembre 19351
La 5° réunion du Conseil de l’Association Internationale “d +
Femmes-Médecins s’est tenue à Vienne, du 15 au 20 sept ki
1931 ; elle a réuni près de 200 femmes-médecins appartenantaugt y } :
17 pays suivants : Allemagne, Autriche, Danemark, Etats- the sg
France, Grande-Bretagne, Hongrie, Indes anglaises, Indes néðtzaas
landaises, Italie, Japon, Laponie, Norvège, Suède, Suisse, Tchéco- -—~
Slovaquie et Yougoslavie.
Toutes les séances ont eu lieu dans les belles salles, gracieu-
sement prêtées, de la Société des Médecins de Vienne, « Haus der
Gesellschaft der ‘Aerzte in Wien »,
‘ SEANCE D’OUVERTURE
A cette séance d'ouverture, tenue le 16 septembre à 10 heures,
que présidait le Dr Thuillier-Landry (France), Présidente de
l'A, I, F. M., assistaient de nombreuses autorités viennoises,
Le Dr Thuillier-Landry ouvre la séance et prononce l’allo-
cution suivante :
« En me levant pour ouvrir la cinquième réunion du Conseil de
l'Association Internationale des Femmes-Médecins, je ne puis
me défendre d’un peu d'émotion et d'inquiétude ; je mesure une
fois de plus qu’un titre n’ajoute pas grand chose à la valeur de celui
qui le porte, et je me sens un peu confuse d’avoir à représenter
l'A. I. F. M. devant une assemblée aussi solennelle.
Sans être encore bien ancienne, notre Association a cependant
déjà à son actif un développement et un ensemble de travaux qui
mériteraient d’être mis en valeur par une voix plus qualifiée, L'idée
de nous associer est née à New-York en 1919, lors d’une première
réunion internationale de femmes-médecins organisée par les
Associations Chrétiennes de Femmes. Une assemblée constitutive
fut tenue à Genève en 1922, puis les grands congrès quinquen-
naux prévus par notre Constitution se sont déroulés à Londres et
à Paris en 1924 et 1929; des réunions du Conseil ont été tenues à
en et à Bologne, analogues à celle qui nous rassemble aujour-
ui.
Le but de notre Association n’est pas de nous réunir entre
femmes pour discuter de questions scientifiques, la science n’est
pas différente pour les hommes et pour les femmes. Mais, venues
tard à la pratique de la médecine — ou plutôt revenues, car nos
doctes historiennes retracent leur passage à travers les siècles —
les femmes ont éprouvé d’abord le besoin d’échanger leurs expé-
riences de débutantes, de se soutenir et s’aider réciproquement.
Et surtout elles ont senti que dans les questions médico-sociales
qui intéressent la famille, la femme, l'enfant, elles pouvaient avoir
des points de vue particuliers, utiles à définir et à défendre.
» «Le nombre des femmes qui se joignent à nous grandit d'étape
"en étape ; beaucoup reviennent assidûment à nos congrès malgré
bles exigences d’une vie professionnelle très chargée. C’est bien la
preuve que notre groupement répond à une aspiration générale et
que son activité satisfait au but poursuivi.
Je me vois aujourd’hui, avec un véritable plaisir, environnée
de visages familiers et amicaux ; la sympathie que j'y lis m’encou-
rage et m’enhardit à parler au nom de toutes.
Sur un certain nombre de points, en tout cas, je serai certaine
d'exprimer sans risque d'erreur les sentiments de celles qui m'en-
tourent. ;
Tout d’abord nous ne pouvons manquer d'être unanimes à
remercier ceux qui nous font l'honneur, en assistant à cette séance
d'ouverture, de nous apporter un précieux témoignage de bienveil-
lance et de considération, La présence parmi vous de savants des
plus illustres, d'hommes de gouvernement, de grands administra-
teurs, l'importance qu’ils attachent à notre action, nous encourage
à la poursuivre et nous en donne une idée plus élevée. Nous leur en
sommes bien vivement reconnaissantes. Nous devons aussi des
remerciements particuliers 4 la Société des Médecins de Vienne qui
offre aimablement à nos réunions une salle si confortable et si
élégante. *
Et maintenant, je veux me tourner vers nos charmantes
collègues autrichiennes et leur adresser aussi nos remerciements
unanimes pour la cordialité avec laquelle elles nous ont invitées et
pour le soin qu'elles ont mis à nous préparer un accueil où le con-
fort et la parfaite organisation s'unissent à la courtoisie et à la grace
légendaires de l’hospitalité viennoise. Aussitôt présentée, leur
séduisante proposition avait été acceptée par d’enthousiastes
suffrages. La capitale de l'Autriche avait pour nous attirer le pres-
tige éminent de ses savants médecins, l'importance et la nouveauté
de ses institutions sociales, et aussi, pourquoi ne pas le reconnaître,
la beauté de la ville et de ses monuments, ses musées et sa musique.
Si vieille par son histoire pleine de grandeur, si jeune par son
avenir et par les voies où elle s’est résolument engagée, Vienne
nous apparaît sous une double face : d’un vieux monde où se sont
accumulées les richesses, surgit un monde nouveau qui crée un
Hemost
duD: ROUSSEL
nié . K jies
— 97 RUE DE VAUGIRARD PARIS ==
CL LU, Ue
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Tablettes d'extrait aze bouillon
concentre achlorure et bromuré
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Traitement bromuré intensif dissimulé
Régime dechloruré rendu agreable
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Indications Tous les états nerveux neurasthenie, epilepsie,
psychoses de toute nature, hyperex citabifité,insomnres,
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autre ordre de richesses. Il y a dans cette transmutation un moment
presque pathétique, qui suscite la méditation et nous amène à
réfléchir plus avant sur le sens et le but de tout effort.
Dans le domaine limité de notre activité médicale féminine,
je suis persuadée que notre rencontre ici subira l'influence secrète,
vivifiante et équilibrée d’un fastueux passé et de perspectives
neuves et hardies.
Si nous éprouvons le besoin de nous connaître réciproquement,
de discuter ensemble les problèmes qui nous tiennent à cœur,
n'est-ce pas pour mettre en commun ce que chaque mentalité et
chaque pays peut nous donner tour à tour d'expérience et de
stimulant ?
La période difficile que nous traversons, période com-
plexe, un peu trouble et parfois angoissante fait surgir des problè-
mes qu'il faut avoir le courage d'envisager. Nous femmes-
médecins, nous n'avons connu jusqu'à maintenant qu'une suite
ininterrompue de progrès. A chacune de nos rencontres nous cons-
tations que nous était plus largement ouvert l'accès des écoles, des
hôpitaux, des sociétés savantes, des fonctions administratives et
universitaires. Il semblait que nous n’aurions plus à enregistrer
que des succès grandissants. Depuis notre dernier congrès cepen-
dant, bien que de nouveaux titres et de nouvelles distinctions
soient venus s'inscrire dans nos annales, nous pressentons que les
crises économiques et sociales, que l'extension sans précédent du
chômage, chômage qui atteint les travailleurs intellectuels autant
-que les travailleurs manuels, risquent, peut-être, de remettre en
question ce qui paraissait assuré,
Alors que tant d'hommes restent inoccupés, certains en vien-
nent à se demander s’il est bien utile que les femmes travaillent et
la tentation surgit, comme unre mède trop facile, d'arrêter les acti-
vités féminines. Nous ne voulons pas discuter ici ce que de sem-
blables mesures peuvent avoir de brutal et d’injuste. Des interdic-
tions de cet ordre, toujours dangereuses et parfois cruelles, ne
peuvent se défendre, même quand elles deviennent nécessaires,
qui si elles sont justifiées sans contestation possible,
Mais en dehors du point de vue économique, il y a un point
de vue humain et un point de vue social dont l'importance me
semble primer largement les considérations matérielles, Sans faire
„valoir ce que tout être gagne à son propre développement, nous
pouvons bien dire que la famille d’abord, la société ensuite, sont
les principaux bénéficiaires des progrès de l'esprit féminin et que
cet esprit ne saurait être plus utilement fécondé que par les études
médicales.
On vante de toute part la sensibilité féminine, et en même
temps on reproche souvent aux femmes, non sans raison, ce que
cette sensibilité peut avoir d’étroit et de: désordonné ; beaucoup
„d'entre elles, dit-on, ne s'intéressent spontanément qu’à ceux qui
leur sont le plus proche, et même à l'égard de ceux-ci leur sensi-
bilité n’est pas toujours un bon guide. L’instinct est loin de pré-
munir contre les erreurs et l’égoisme sacré n’est malgré tout
qu'égoïsme,
Au cours des études médicales, le contact de nombreux malades
et la recherche des soins appropriés sont éminemment propres à
élargir cette sensibilité trop restreinte, et à l’orienter vers l’action,
On a vu déjà ce que des femmes peuvent faire pour soulager les
souffrances dont elles se trouvent les témoins ; ce sont elles qui ont
inauguré ces grands mouvements que sont devenus l'organisation
du «nursing » et le « service social », et vous entendrez bientôt nos
rapporteurs vous exposer comment elles ont senti et compris les
misères et les besoins de millions de femmes peuplant d'immenses
régions et comment elles ont réussi à leur porter secours. Mélées
chaque jour aux drames de la maladie et de la mort, les femmes-
médecins n’apprendront-elles pas à soulager encore d’autres
souffrances ? Qui peut dire où s'arrêtera leur effort ?
Un des plus grands philosophes de l’humanité, celui-là même
qui a eu du monde la représentation la plus pessimiste, Schopen-
hauer, a tracé cependant au-dessus de cette vision désolée, les prin-
cipes d’une loi morale, et c'est dans la pitié qu'il en a vu le fonde-
ment. Félicitons-nous chaque fois qu'une sensibilité ignorante
et limitée se transforme en une pitié compréhensive et efficace,
en cette pitié qui crée un devoir.
Ce n'est pas seulement d’ailleurs dans l’action sociale que la
femme-médecin devient un élément utile de la société. Dans le
domaine du travail intellectuel pur et de la recherche scientifique,
qui de nous ne connaît actuellement des femmes tenant un rang
‘honorable et parfois éminent ? La société ne saurait se priver sans
dommage de la contribution qu’elles pourront apporter à la lente
édification collective de la science. Je ne puis m'empêcher de
Citer ici un nom universellement illustre, celui de Mme Curie,
mariée et mère ‘de famille cependant.
Et même si nous ne voulons envisager que la simple moyenne
des études et du travail médical, ne dédaignons pas les utiles et
solides qualités intellectuelles, qu’ils développent. L'observation
attentive des faits, l'appréciation de leur importance relative et
de l’enchaînement de leurs conséquences, la nécessité de prévoir
pour prévenir, la discipline de l'analyse et de l’objectivité, forti-
fient la raison et enseignent la sagesse : or, y eut-il jamais de par
le monde trop de raison, trop de sagesse ? C’est un excès qu'on n'a
pas eu souvent à reprocher à des hommes, ni hélas, à des peuples.
En un temps où l’on souhaite et où l’on recherche pour tous
l'élévation du standard de la vie matérielle, nous souhaitohs pour
-tous aussi, hommes et femmes, l'élévation du standard intellectuel
‘et moral et nous aimerions y collaborer.
Je disais en commençant que j’espérais, mes ehiees collègues,
Tr
savoir me faire l’interprête de vos sentiments, Je ne crois pas me
tromper en affirmant que, ce qui nous attache le plus à notre acti-
vité médicale, c’est la possibilité de travailler de toutes nos forces,
et avec des forces que nous ne voulons pas voir réduire, à diminuer
à travers le monde la lourde masse de la souffrance humaine et
à relever pour notre modeste part le niveau intellectuel et moral de
l'humanité. C’est là aussi, si vous me permettez de le dire comme
nous le pensons, sans ostentation et sans orgueil, la raison d’être
et le but primordial de notre Association, »
Le Professeur Wagner-Jauregg, Vice-Président de la Société
des Médecins de Vienne, salue les femmes-médecins au nom de sa
Société, et leur souhaite la bienvenue. Il rappelle que la Société des
Médecins de Vienne a été dès son début prête à accueillir les
femmes-médecins et que Mme le Dr Brucke Teleky y a été la pre-
mière admise comme membre en 1911. Maintenant, les femmes s'y
trouvent au nombre de 29 et il espère que la réunion actuelle
hâtera le moment qu’il souhaite où la Société comprendra un nombre
égal de femmes et d'hommes.
Le Dr Max Mayer, du Ministère de l'Instruction Publique,
prend la parole au nom de son Ministre. Il souligne le fait qu’en
Autriche les femmes ont toujours compris la nécessité de s’inté-
resser à la vie publique, et rappelle que c’est sous le régime de
FImpératrice Marie-Thérèse que l'Hôpital populaire l’ « Allgemeine
‘ Krankenhaus » fut bâti.
Le Prof. Julius Tandler, Directeur du Bureau de Prévoyance
municipale, remplaçant le Maire de Vienne, invite les membres
présents à visiter les institutions de prévoyance nouvellement
créées. Il dit sa conviction que les femmes sont particulièrement
aptes à certaines branches de l’art médical, et termine en engageant
les femmes-médecins à prendre parti contre la guerre.
Le Dr Thos. Scherer, représentant du Ministre de l'Hygiène
publique salue les femmes-médecins, en leur disant qu’elles sont
_prédestinées par la nature à être médecins, et que c’est surtout dans
le domaine de la prévoyance sociale qu’elles peuvent exercer leur
influence, comprenant mieux la souffrance humaine que les
hommes.
Le Dr Roland Grasberger, doyen de la Faculté de Médecine de
Vienne, dit combien il a été heureux de répondre à l'invitation qui
lui a été adressée. Il rappelle que c’est en 1900 que les premières
femmes furent admises à Vienne, comme étudiantes en médecine,
-et qu'aujourd'hui la femme a amplement prouvé qu’elle est à la
hauteur -des exigences qui sont les mêmes pour’ les. femmes-méde-
-cins que pour les hommes, et il leur souhaite pour l'avenir tout le
succès possible.
z Le Dr Bauer-Jokl, Présidente de l Association: des. Femmes-
Médecins autrichiennes, adresse une cordiale bienvenue à ses
aA QPL
collégues, et souhaite que la réunion atteigne son but qui est
d'essayer d’alléger le fardeau humain et d’améliorer les conditions
de tous ceux qui souffrent.
Le Dr Brucke Teleky, Secrétaire nationale Correspondante de
l’Autriche remercie ses collègues d’avoir accepté Vienne comme
lieu de la réunion. Elle dit que son pays, tout en ne pouvant pas
rivaliser avec Londres, Prague et Bologne, à cause de sa situation
économique actuelle, offre de grand cœur l'hospitalité à l’A. I. F. M.
et espère que ses membres emporteront de Vienne un agréable
souvenir.
Le Dr Thuillier Landry remercie les orateurs de leurs paroles
aimables et encourageantes et lève la séance.
“REPORT OF THE FIFTH COUNCIL MEETING
Vienna — September 15th - 2oth 19351
The 5th Council Meeting of the Medical Women’s Interna-
tional Association was held at Vienna from the 15 th to the 20th
of september 1932. Nearly 200 medical women attended the meeting
belonging to the following 17 countries : Austria, Czecho-Slovakia,
Denmark, Dutch East Indies, France, Germany, Great Britain,
Hungary, India, Italy, Japan, Jugoslavia, Lapland, Norway, Sweden
Switzerland and-the United States.
All the meetings were held in the fine rooms of the Medical
Society in Vienna « Haus der Gesellschaft der Aerzte in Wien »,
kindly placed at the disposal of the M. W. I. A. by the Society.
OPENING MEETING
At the opening meeting held on september 16th at 10 0/clock,
under the chairmanship of Dr Thuillier-Landry (France), Presi-
-dent of the M. W. I. A. many Viennese authorities were present,
Dr Thuillier-Landry ‘opened the meeting by retracing
the history of the Association, born in New-York in 1919,
-constituted in Geneva in 1922, and which had now a considerable
following and a wide activity:
TINO
She thanked the distinguished authorities who had consented
to honour the meeting by their presence, and her Austrian colleagues
for their gracious invitation and hospitality.
She reminded the assembly that to women were due the great
movements culminating in the creation of « nursing » and « social
service »; that medical women, coming up against disease and
death constantly were eminently fitted to alleviate suffering and
was there any limit to which their efforts could not attain ? She
felt she would be interpreting the opinions of all her colleagues in
affirming that one of the principal aims of the M. W. I. A. and she
said it without vain ostentation, was to endeavour by every means
in its power to diminish in the world the heavy burden of human
suffering and to raise the intellectual and moral standard of huma-
nity.
Professor Wagner-Jauregg, Vice-President of the Medical
Society of Vienna, welcomed the medical women in the name of
his Society, which, from the start had been ready to accept medical
women and recalled that Mme Brucke-Teleky had been the first
to be admitted in 1911. Now there were 29 medical women in the
Society and he hoped that the present meeting would help to
hasten the moment he looked forward to when they would belong
in equal number with their male colleagues.
Dr Max Mayer, from the Ministry of Education, spoke on
behalf of the Minister, stressing the fact that in Austria women had
always understood the need of taking an active part in public life
and that it was during the reign of the Empress Maria Theresa
that the City hospital « Allgemeine Krankenhaus » was built.
Professor Julius Tandler, Director of the City Welfare Bureau,
representing the Mayor of Vienna, invited the Congressists to
visit the newly instituted welfare organisations of the town. He was
convinced that women were specially fitted for certain branches of
medical activity and exhorted. all medical women -to use their
influence in their countries to prevent the recurrence of war.
Dr Thomas Scherer, representing the Minister of Public
Health, greeted the medical women present saying they were pre-
destined by Nature to be doctors, and that it was especially in the
domain of social welfare that they could exercise their activity,
understanding better than men the sufferings of humanity.
Dr Roland Grasberger, Dean of the Faculty of Medicine of
Vienna, said how happy he had been to accept the invitation extend-
ed to him, He recalled that it was in 1900 that the first women
were admitted in Vienna as. students of medicine and that to-day
they had amply proved that they were equal to the demands made
upon them, the same for women as for men, and wished them
every success.in.the future. . ..
Dr Bauer- Jokl, President of the Austrian NEET, afi Med-
ical Women, addressed a hearty. welcome to her colleagues and
hoped that the meeting would attain its purpose which was to
lighten the human burden and improve the conditions of the
sufferers.
Dr Brucke-Teleky, Wational Corresponding Secretary for
Austria, thanked her colleagues for having accepted Vienna as
the seat of the meeting. She said that her town, while being unable
to emulate London, Prague and Bologna on account of the present
economic situation, nevertheless offered whole-hearted hospitality
to the M. W. I. A. and she hoped that its members would carry
away pleasant memories of their stay in Vienna.
Dr Thuillier-Landry thanked the orators for their friendly and
encouraging words and terminated the meeting.
REUNIONS DU CONSEIL
Le Conseil de l’Association Internationale des Femmes-
Médecins s’est réuni le mercredi 16, le jeudi 17 et le vendredi
18 septembre 1931, sous la présidence du Dr Thuillier-Landry.
Le Conseil est heureux d'accueillir les deux nouvelles Associa-
tions affiliées : le Japon et la Tchécoslovaquie et de voir les Pays-
Bas, les Indes néerlandaises et l’U. R. S. S. représentées dans l’Asso-
ciation Internationale chacun par un membre individuel.
Les Pays n'ayant pu se faire représenter à la Réunion de
Vienne ont communiqué leurs opinions sur les sujets mis à l'étude
et adressé à l'assemblée leurs souhaits de succès.
Déléguées : Mmes les Drs.
Allemagne casse enoar eae ois sree er mann,
SEU eva NE MT LIN moat EL Otay
SRS piso te Be dia OM Mullen:
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Autriche nes remontant cn Bauer- Jokl
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Danemark: fisc: sara dre as Johanne Naeser
Etats Unis ie vanes bonds rar e Rate Mead:
— MANS God ras di rod enr 10 Malley
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— nor et do tuerie HAYLE: Jones
Frances bise wee Sas kr Blanchier:
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Grande-Bretagne ini sr EAVES.
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SUCH ON e e aeae e cite ea e Sits Ada INIISSON.
SUSE aa el rime a e eh nu E eyler:
Tchécoslovaquie... 4... Dewetterova,
Yougoslavie .........,.....,..,.. Nechovitch-Voutchetitch.
Les rapports de la Trésorière et de la Secrétaire générale sont
présentés et approuvés. Ils sont publiés dans le présent bulletin.
Désignation des vice-présidentes :
Le Conseil décide que lorsqu'il y aura a remplacer une vice-
présidente, une liste de candidatures devra être soumise par le
pays à représenter, au Bureau qui choisira sur cette liste.
Rapports des Secrétaires nationales Correspondantes des pays nou-
vellement affiliés.
Le Dr Dewetterova pour l'Association Tchèque et le Dr van
der Made pour les Indes néerlandaises donnent des renseignements
très intéressants sur l’activité des femmes-médecins dans leurs
pays respectifs.
Choix du lieu du prochain Congrès Quinquennal :
L'Allemagne, les Etats-Unis et la Suède proposent chacune
leur pays comme siège du prochain Congrès, mais en raison de la
crise économique actuelle, le choix définitif sera fait ultérieurement
par le Bureau.
Sujets de discussions pour le prochain Congrès :
Onze sujets ont été proposés et les deux questions suivantes
ont été retenues :
1° Les effets de l'Éducation physique sur la Femme (mens-
truation, grossesse, etc.) proposé par le Dr Hoffa, Allemagne.
2° Le contrôle des naissances, proposé par le Dr Téléky,
Autriche,
Le Bureau soumet ensuite à la ratification du Conseil un
certain nombre de décisions prises au cours de ses réunions men-
suelles et lui demande de se prononcer sur les modifications au
Règlement qu’il propose.
Modification au Règlement :
Il est décidé de modifier l’article VII paragraphe II en y ajou-
tant la phrase suivante : « Le Conseil se compose des Membres du
Bureau et des représentantes de chaque pays. »
Il est en outre décidé que les trois Membres du Bureau (Pré-
sidente, Trésorière et Secrétaire générale) doivent être présents à
toutes les réunions et que le pays qui envoie ces trois membres ne
doit pas avoir moins de trois voix au Conseil.
Relations avec les Organisations internationales s'occupant d’ Hygiène
et de Médecine sociales :
L'Association Internationale des Femmes-Médecins a déjà
organisé un échange régulier de publications avec les grandes
Organisations internationales et cherche les moyens d’intensifier
cette collaboration.
Le Conseil admet l'envoi d’une représentante aux Congrès
de ces Associations lorsqu'une question y sera étudiée au sujet de
laquelle l'Association Internationale des Femmes-Médecins aura
déjà pris nettement position.
En échange l'A; I. F. M. recevra à ses Congrès des femmes-
médecins représentantes de ces Associations.
Collaboration entre l’ Association Internationale des Femmes-Médecins
et la Fédération des Femmes Diplômées des Universités :
La Fédération des Femmes Diplômées des Universités pro-
pose un certain nombre de vœux au vote du Conseil de l’Associa-
tion Internationale des Femmes-Médecins en vue d’assurer une
collaboration entre les deux associations.
1° Création d'un Comité de coopération entre la F. F, D. U,
et les organisations professionnelles internationales. Ce Comité
sera composé d’une représentante de chacune des organisations,
ces représentantes devant toutes être membres de la F, F. D. U.
2° Échange par les secrétariats des documents pouvant inté-
resser les diverses associations (rapports des Congrès, questions à
l'étude, dates des réunions, etc.).
3° Invitation d’une déléguée de chaque association aux Con-
grès des autres, avec cette condition que la déléguée de la F. F,
D, U. devra être une femme-médecinp our les congrès des femmes-
médecins et une juriste pour les congrès des femmes-avocates.
. 4 Réunions entre présidentes des différentes associations
‘lorsque les circonstances le permettront.
5° Entente entre les associations pour que leurs réunions de
Conseils et leurs Congrés aient lieu dans le méme pays et 4 des
dates rapprochées, afin de permettre la rencontre de leurs membres
et de ne pas multiplier les déplacements.
6° Que chaque association offre aux autres associations une
petite place dans ses publications internationales pour des commu-
nications intéressant les unes et les autres.
7° Nomination, toutes les fois que cela sera nécessaire d’une
commission mixte chargée d'étudier une question intéressant les
membres de deux ou plusieurs associations.
Tous ces vœux sont adoptés à l'exception du vœu n° 5.
A ce sujet le Dr Thuillier-Landry propose de tenir un Congrès
tous les trois ans, rythme adopté par presque toutes les grandes
Associations internationales avec entre temps une Réunion du
Conseil purement administrative ne comportant pas de discussions
scientifiques.
Le Conseil décide le renvoi de cette discussion au prochain
Congrès,
Le Dr Montreuil-Straus propose de voter un vœu blamant les
mesures d'exception qui privent de leurs postes les femmes-méde-
cins fonctionnaires mariées. Cette proposition est adoptée. (Voir
texte des vœux à la fin du bulletin.)
Avant de lever la séance, la Présidente propose que les excel-
lents Rapports préparés par les Rapporteurs généraux soient pro-
pagés le plus possible et demande qu’une liste des personnalités,
institutions, bibliothèques, etc., auxquelles ces rapports pourraient
être adressés soit communiquée au Secrétariat,
MEETINGS OF THE COUNCIL
The Council of the Medical Women’s International Asso-
ciation met on Wednesday the 16th, Thursday the 17th and Friday
the 18th of september 1931, under the chairmanship of Dr Thuillier-
Landry.
The Council was happy to welcome two new affiliated Asso-
ciations : Japan and Czecho-Slovakia and to see the Netherlands,
the Dutch East Indies and Russia represented in the International
Association, each by an individual member.
cat a
The countries unable to send representatives to the Vienna
Meeting had communicated their opinions of the subjects on the
agenda and addressed their best wishes for success to the assembly.
Delegates :
AUSIA e lesion e sa PTT EOS
Czecho- Slovakia .,.,.:,.....,+....
Denmark aN eens aha ea en
Duc Bast Indiese vanced et
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seis FH HHH HHH + + + +
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TNA RER Re Reise
ÉRIC D OU ON
Japans nan ed er ar hate
ULOSLADIA Ne
IN OPO RER RES RARE
SALE SRE OS DOTE VO HONOR COOLS
SUILZETIANT een inner
UrnitediState A ie
THHHH HH HHH + + +
SRE dt me + + + +
r + + + + + + + + +
Drs
Bauer-Jokl.
Brucke- Teleky.
Dewetterova.
Johanne Naeser.
Van der Made.
Blanchier.
Hartmann-Coche.
Montreuil-Straus,
Réquin.
Thuillier-Landry.
Hermann.
Hoffa.
von Muller.
Salzmann.
Eaves.
Herzfeld.
Martindale,
Odlum,
Sharp.
Vegess-Rege.
Balfour,
Pennell.
Sorrentini.
Toda.
Nechovitch-Voutchetitch.
Dagny-Bang.
Ada Nilsson, .
Marie Feyler.
Kate Mead.
O'Malley.
Stastny
Tayler- Jones,
The reports of the Treasurer and the Honorary Secretary were
presented and approved. They are published in the present bulletin.
Nomination of Vice-Presidents.
The Council decided that when it was necessary to replace a
vice-president, a list of candidates should be submitted by the
country to be represented to the Officiers who would choose from
this list.
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Pratique journalière ; 3° un recueil de F'aits et Documents cliniques
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Mouvement gynécologique dans le monde entier.
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Le Fascicule : 6 fr. 7
(1) Le tarif n° x est valable seulement pour les pays qui ont accepté une réduction de 50 o/o
sur les affranchissements des périodiques : Albanie, Allemagne, Argentine, Autriche, Belgique,
Brésil, Bulgarie, Canada, Chili, Colombie, Congo Belge, Costa-Rica, Cuba, Egypte, Equateur,
Espagne, Esthonie, Ethiopie, Finlande, Grèce, Guatemala, Haiti, Honduras, Hongrie, Lettonie,
Liberia Lithuanie, Luxembourg, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pays-Bas, Perse,
Pologne, Portugal et ses Colonies, République Dominicaine. Roumanie, Russie (U.R.S.S.), San
Salvador, Serbie, Tchécoslovaquie Terre-Neuve, Turquie, Union de l'Afrique du Sud, Uruguay,
Venezuela.
Reports of the National Corresponding Secretaries of the newly-
affiliated associations.
Dr Dewetterova for the Czech Association and Dr Van der
Made for the Dutch Indies gave most interesting information
concerning the activity of medical women in their respective
countries.
Choice of place for the next Quinquennial Congress.
Germany, the United States and Sweden proposed their
country as the seat for the next Congress, but by reason of the
present economical crisis the definite choice would be left to the
Officers to make at a later date.
Subjects for discussion at the next Congress.
Eleven subjects were proposed from which the following two
questions were chosen :
1° The effects of Physical Education on Women (menstrua-
tion, pregnancy, etc.) proposed by Dr Hoffa (Germany).
2° Birth-Control. proposed by Dr Teleky (Austria).
The Committee submitted to the ratification of the Council
a certain number of decisions taken during the monthly meetings
and asked the delegates to give their opinion on them.
Modification in the Bye-Laws.
The Council decided to modify article VII paragraphe II by
the addition of the following sentence : « the Council is composed
of the Officers and of representatives of each country. »
It was further decided that the three Officers (President, Trea-
surer and Honorary Secretary) should be present at all meetings
and that the country providing these three Officers should not have
less than three votes in the Council.
Relations with International Organisations of Medical and Social
Hygiene.
The M. W. I. A. had already organised a regular exchange of
publications with the important International Associations and
was studying the means of intensifying this collaboration.
The Council agreed to send a representative to the Congresses
of these Organisations when there was a question on the agenda
about which the M. W. I. A. had already taken a definite stand.
In exchange the M. W. I. A. would admit to its Congresses
medical women belonging to these Associations.
7h =
Collaboration between the Medical Women’s International Association
and the International Federation of University Women.
The International Federation of University Women had pro-
posed a certain number of resolutions upon which they asked the
Council of the M. W. I. A. to vote, concerning the collaboration
betwen the two associations. These resolutions were as follows :
1° Creation of a committee of co-operation between the
I. F. U. W. and international professional organisations. This
committee would be composed of a representative of each of these
organisations who should all be members of the I. F. U. W.
2° Exchange by the secretariats of documents of interest to
the various associations (reports of meetings, questions to be dis-
cussed, dates of future meetings, etc.).
3° Invitation of a representative of each association to the
Congresses of the others, on condition that the representative of the
I. F. U. W. should be a medical woman for the Congresses of the
medical women and a jurist for those of the women jurists,
4° Meetings betwen the presidents of the different associa-
tions when circumstances permitted.
5° Agreement between the associations so that their Council
Meetings and Congresses take place in the same country and at a
near date so that their respective members might meet and in
order not to multiply the number of journeys necessary.
6° Each association should reserve for the other associations
a small space in their Bendo publications for communications
of interest to each other.
7° Nomination, whenever necessary of a joint commission
for the study of a question interesting the members of two or more
associations.
Allthese resolutions were adopted with theexceptionofnum ber5.
Speaking of this proposal, Dr Thuillier-Landry suggested
that the M. W. I. A, should hold a Congress every three years,
rhythm of nearly all the big international associations, with a
Council Meeting in between which would be purely administra-
tive without any scientific discussions.
The Council decided to postpone the discussion of this point
until the next Congress.
Dr Montreuil-Straus proposed a resolution condemning the
measures taken to deprive medical women of their official posts
upon marriage. This resolution was adopted. (see text of resolu-
tions at the end of the bulletin).
Before closing the meeting the President proposed that the
excellent reports prepared by the Rapporteurs should be circulated
as widely as possible and requested that members should commu-
nicate to the central office a list of the personnalities, institutions,
libraries, etc. to whom these reports might be sent. i
SESSIONS SCIENTIFIQUES
Mercredi 16 septembre à 15 heures 1'¢ réunion sous la prési-
dence de Miss Martindale (Grande-Bretagne).
Le Rôle des Femmes-Médecins dans les Pays Exotiques.
Miss Martindale exprime les regrets de l'assistance pour
l’absence du Dr Poli Garnier, Rapporteur de la question pour les
pays de langues latines, empêchée par un deuil de venir à Vienne.
Le Dr Margaret Balfour (Indes anglaises), Rapporteur pour
les pays de langues anglo-saxonnes résume son rapport et propose
la création d’un Comité pour intensifier les recherches sur les causes
et l’évolution des maladies si fréquentes en pays exotiques qui
affectent la grossesse et l’accouchement.
Le Dr Agnel-Billoud (France) prend ensuite la parole pour
présenter les conclusions du Dr Poli-Garnier (Algérie). (Ces
rapports sont imprimés in extenso à la suite des comptes-rendus.) _
Le Dr Pennell (Indes anglaises) appuie l’idée du Dr Balfour
d'organiser une Commission permanente qui s’occuperait des
maladies qui prévalent dans les pays exotiques. Elle dit que 1’A. I.
F. M. a d’énormes‘possibilités d'action et partant une grande res-
ponsabilité. Etant en rapports avec tous les pays il lui serait peut-
être possible d'obtenir l'octroi de fonds internationaux pour le
travail à faire dans ce domaine, où le manque de fonds est à la base
de toutes les difficultés rencontrées. Elle insiste aussi sur la nécessité
d'intensifier les recherches, mais ici encore il faut de l'argent.
Elle parle des Écoles de Médecine qui devraient être créées
et demande pour elles des femmes-médecins ayant les mêmes
qualifications que leurs collègues d'Europe. Au début il était néces-
saire d'admettre des diplômes inférieurs, mais devant les difficultés
du travail à accomplir les plus hautes qualifications sont mainte-
nant requises.
Elle s'élève aussi contre la pratique, souvent rendu nécessaire
par le manque de personnel qualifié, de confier à des infirmières ce
qui devrait être fait par des médecins. Elle termine en adressant un
appel pressant en faveur d’une coopération générale et d'efforts
soutenus en vue des améliorations à poursuivre.
Le Dr Dengel (États-Unis), qui a travaillé quatre ans aux
Indes, et dont le cœur est encore là-bas, raconte que les femmes de
ce pays sont sans appui mais pleines de bonne volonté, et qu’elles
acceptent le progrès lentement mais sûrement. Elle déplore le
manque de médecins et d’infirmiéres, et constate que cette pénurie
est surtout due, pour les femmes, à l'ignorance où elles sont de
la situation dans ces pays,.et du. champ d’action immense qui
Le,
s'offre à elles. Le Dr Dengel a fait de nombreuses conférences, à
son retour en Amérique, dans les écoles, les clubs, etc., et elle a
partout trouvé un intérêt vite éveillé. Elle applaudit à l’idée de la
Commission permanente, dont un des buts devrait être de faire
connaître dans le monde entier les conditions des pays lointains,
persuadée que lorsque les femmes seront renseignées, nombreuses
seront celles qui voudront se porter au secours d’autres femmes et
de leurs enfants.
Miss Martindale a été très frappée par les remarques du
Dr Balfour concernant les coutumes existant dans les pays exo-
tiques et des difficultés qu’elles occasionnent ; elle demande notam-
ment si A. I. F. M. pourra faire quelque chose d'utile dans la
question, récemment discutée en Angleterre, de la circoncision de
la femme.
Le Dr Balfour dit que cette pratique, douloureuse et dange-
reuse, parfois cause de mort, et toujours de choc pour le système
nerveux, a cessé aux Indes mais existe encore dans beaucoup de
parties de l’Afrique. Elle serait favorable à son abolition, mais elle
souligne l'importance qu'il y a à procéder avec précaution dans
l'interdiction légale de certaines. pratiques indigènes, qui cons-
tituent le plus souvent des prescriptions religieuses absolues. Elle
cite le cas de nombreuses femmes qui, empêchées par la loi de con-
tinuer ces pratiques ordonnées par leurs croyances, se voient mises
au ban de leurs tribus, et qui n’ont alors d’autre ressource que de
devenir des prostituées. D’autres coutumes encore se rattachent,
pour l’indigène, à son code moral, et s’il les voit abolir trop rapide-
ment il perd la notion du bien et du mal, et le résultat acquis va
à l'encontre du but poursuivi. Revenant à la question de la circon-
cision féminine, elle conseille d’instituer une enquête plus appro-
fondie dans les différents pays, et premièrement de chercher à
apprendre les désirs des femmes elles-mêmes sur ce point.
Le Dr Requin (France) croit que ce problème pourrait être
étudié par la Commission permanente précitée.
Le Dr Ramsay (Grande-Bretagne) raconte que le Comité
exécutif de la Fédération Britannique des Femmes-Médecins a
eu à exprimer son opinion sur ce sujet à la demande d’une femme,
Membre du Parlement britannique. Après une discussion appro-
fondie une proposition a été adressée au Gouvernement anglais
recommandant l'abolition de cette pratique qui apparaît comme
dangereuse, mais demandant que les méthodes de cette prohibition
soient confiées au gouvernement. colonial afin d'obtenir la dispa-
rition graduelle de cette coutume après qu’ une propagande Aire
priée aurait préparé la voie.
Elle remercie le Dr Balfour pour son excellent rapport, qui
éclaire singulièrement le travail demandé dans ces pays et celui
déjà accompli, et estime qu'il aura ouvert les yeux à plus d’une
femme-médecin.
Parlant de la morbidité maternelle elle estime que chaque pays
ayant des colonies devrait donner des instructions 4 ses femmes-
médecins sur les meilleures méthodes de prévention, et estime que
la Commission permanente proposée ne pourra agir efficacement
que par le moyen de sous-comités de membres correspondants,
choisis avec grand soin pour les différentes investigations a faire,
leur travail étant ensuite centralisé par le Bureau de l'A. I. F. M.
Le Dr Balfour précise que selon son idée, cette Commission
permanente ne s’occuperait pas seulement de la morbidité et de la
mortalité maternelles, mais de toutes les faces du probleme exo-
tique. Elle conseille des cours de perfectionnement pour les femmes-
médecins allant travailler dans les pays exotiques, en vue de leur
faire connaitre les conditions spéciales qu’elles y rencontreront,
les maladies qui y prévalent, etc. Elle voit naturellement des cours
différents pour des pays différents, mais il lui semble qu’un stan-
dard commun pourrait étre requis, lequel serait communiqué
aux gouvernements intéressés, aux écoles de médecine, etc.
Dame Louise Mc Ilroy (Grande-Bretagne) appuie cette pro-
position.
Le Dr Balfour donne des explications sur la Commission
permanente qu’elle préconise. Elle la verrait composée en Europe
de membres qualifiés, avec des membres correspondants aux Colo-
nies qui leur enverraient des renseignements; ceux- ci seraient
recueillis par le Bureau international. Elle rappelle qu'une com-
mission analogue a rendu de précieux services pour la peste.
Le Dr Bauer (Autriche) demande qu’une collègue autrichienne
donne des précisions sur les comités consultatifs pour la mater-
nité, institution qui n'existe dit-elle dans sa forme précise qu’en
Autriche.
Le Dr Téléky raconte que dans ces comités travaillent des
femmes-médecins et des infirmières visiteuses, des femmes -les
fréquentent depuis le commencement de la grossesse jusqu'à la
naissance de leurs enfants, et elles continuent ensuite 4 y venir
avec leurs enfants jusqu’à ce que ces derniers aient six ans. De plus
la Municipalité de Vienne a organisé un examen du sang pendant
la grossesse, afin de lutter contre les maladies vénériennes. La
mortalité maternelle et infantile a ainsi beaucoup baissé depuis la
guerre.
Le Dr Balfour revient sur l'intervention du Dr Pennell. Elle
reprend le cas des femmes-médecins ayant des diplômes inférieurs
a ceux demandés en Europe, et dit que ces femmes rendent de
grands services ensuite comme assistantes dans les hôpitaux et dans
les villages et pour de petites opérations. Elle aussi est de l'avis du
Dr Pennell qu’il vaudrait mieux demander le méme standard de
qualifications pour toutes, mais ce standard élevé exige une éduca-
tion et’une instruction élevées et la question se pose de savoir si
dans les pays exotiques le niveau de l'instruction est dès à présent
assez haut et s’il est dès maintenant possible de renoncer à des aides
moins qualifiées ? Elle rappelle que souvent les médecins très
qualifiés n'aiment pas travailler dans les villages retirés.
Comme le Dr Pennell elle est hostile à l'habitude qu'ont con-
tractée certaines femmes-médecins de confier une partie de leur
travail à leurs infirmières, mais il ne faut pas oublier que c’est
souvent là un cas de force majeure et mieux vaut y avoir recours
certaines fois que de laisser mourir une femme en couches par
exemple si le médecin est retenu à son poste par des centaines de
malades qui l’attendent.
Par contre elle s'élève fortement contre la pratique de certaines
municipalités qui confient volontiers à des infirmières ou à des
visiteuses le travail qui devrait être fait par des médecins, comme la
direction d’un dispensaire, pour la seule raison que la rémunération
de ces personnes est moins élevée que celle des médecins.
Elle termine la première séance en disant combien lui ont fait
plaisir les paroles enthousiastes du Dr Dengel sur son travail aux
Indes, et dit que ce sont des femmes comme elle qu’il faut dans les
pays exotiques, où pour véritablement réussir il faut du personnel
et de la personnalité.
*
* k
Jeudi 17 septembre à 15 heures 2° réunion sous la présidence
du Dr Tayler Jones (États-Unis).
Suite de la discussion sur le Rôle des Femmes-Médecins dans les Pays
Exotiques.
Le Dr Balfour dit qu’elle estime le moment venu de se former
une opinion, maintenant que les femmes-médecins sont employées
de plus en plus dans les Colonies, sur les avantages et les incon-
vénients comparés de services médicaux spéciaux uniquement
confiés à des femmes, ou de services communs aux médecins des
deux sexes, Le Dr Balfour invite ses collègues présentes à se pro-
noncer sur cette question ; elle rappelle les services rendus et les
résultats acquis par le service médical aux Indes, et constate que
dans les autres services coloniaux, où les femmes sont admises, en
principe, sur un pied d'égalité absolue avec leurs confrères mascu-
lins, dans la pratique elles n'arrivent jamais aux postes supérieurs,
qui sont toujours confiés à des hommes, ainsi que les postes d’ins-
pection lorsqu'il s’agit de surveiller le travail d'hommes et. de
femmes,
Le Dr Tayler Jones souligne l'importance de ce problème et
invite l'assistance à ne pas prendre sans beaucoup'de réflexion une
décision qui pourrait avoir une répercussion importante dans de
nombreux pays.
Le Dr Pennell préconise un service unique pour les deux sexes,
mais où les hommes dirigeraient les sections pour hommes et les
femmes celles pour les femmes, comme cela se fait déjà dans le
service de l’Instruction Publique aux Indes. Ceci permettrait de
demander aux Gouvernements plus de femmes-médecins. Elle
juge d’ailleurs inopportun de soumettre aux Gouvernements des
recommandations arrêtées étant donné l’évolution politique actuelle.
Elle dit que sans les hôpitaux des Missons qui existent un peu
partout les femmes des Indes manqueraient terriblement de soins.
Le Dr Benson (Grande-Bretagne) raconte que lorsque le
service médical féminin fut fondé aux Indes un certain nombre
de femmes-médecins adressèrent une pétition à la femme du
Vice-Roi en vue de l'amélioration des conditions des femmes-
médecins aux Indes. A la suite de cette démarche elles reçurent
un questionnaire émanant du Gouvernement central qui leur fit
comprendre qu'il n’était pas de leur intérêt de solliciter des postes
‘dans des services dirigés par des hommes, souvent médecins mili-
taires, et qu'il leur était naturellement impossible de songer à
obtenir des postes dans les services médicaux de l’armée. Elles
comprirent donc qu'il était préférable de former des services dis-
tincts pour les femmes. Le Dr Benson voit un autre avantage à la
création de ces services, c’est qu'ils peuvent s'organiser sur des
bases modernes sans subir les entraves d'anciennes règles suran-
nées. Elle cite comme exemple le Collège fondé à Delhi, où le service
médical féminin est admirablement organisé. `
Le Dr Adamson (Grande-Bretagne) n'ayant pas d'expérience
du travail aux Indes voit cependant une objection à un service
commun. Elle craint qu’un tel service n’ait tendance à se modeler
sur le service d'Hygiène Publique tel qu’il existe en Angleterre, où
il arrive généralement que sont seules dévolues aux femmes cer-
taines branches d'activités considérées, à tort ou à raison, comme
un peu inférieures. Tout en reconnaissant qu'un seul service où
les postes de direction et de responsabilité seraient attribués uni-
quement d’après les capacités serait l'idéal, elle croit que pour le
moment un service spécial pour les femmes-médecins est plus
souhaitable.
Le Dr Dengel cite le cas d’un poste supérieur d'inspection du
travail dans les Hôpitaux et Missions qui était le seul confié à une
femme, et qui depuis quelques années a été supprimé par le Gou-
vernement des Indes pour réaliser des économies, Le Dr Dengel
dit toute l'utilité que présentait cette inspection, souvent seul
point d'attache pour les hôpitaux isolés, souvent leur unique
moyen de se tenir au courant des progrès obtenus et des résultats
acquis dans les autres parties de l'Inde, et elle fait observer que si
ce poste avait dépendu d’un service spécial de femmes il n’aurait
jamais été supprimé.
Le Dr Raemi (Suisse) regrette l’absence du Dr Schnabel,
empéchée d'assister à la réunion, qui a travaillé pendant deux ans
à l'Hôpital du Professeur Schweizer à Lambarene (Congo), et qui
insiste sur l’absolue nécessité d'envoyer des femmes médecins euro-
péennes là-bas, pour soigner les femmes indigènes privées de tout
soin compétent.
Le Dr van der Made (Indes néerlandaises) dit que dans son
pays il n’y a pas encore assez de femmes-médecins pour préconiser
l'établissement de services spéciaux pour les femmes; il y en a
peut-être 40 ou 50 en tout, en comptant celles au service du Gou-
vernement et celles des Missions. Il existe des hôpitaux spéciaux
pour femmes, où le Gouvernement nomme deux ou trois femmes-
médecins pour les accouchements et pour l'instruction des sages-
femmes.
Le Dr Balfour résume la discussion sur la question qu’elle a
soulevée en disant que le moment n’est pas encore venu de prendre
parti, qu'il faut laisser au temps et à une étude approfondie le soin
d'indiquer la solution préférable. Elle rappelle que le service
spécial des Indes n’a que seize ans d'existence et que beaucoup
d’autres services coloniaux sont plus jeunes encore, et elle trouve
insuffisants les renseignements recueillis jusqu'ici. Tout le monde
souhaiterait un service unique où les femmes auraient exactement
les mêmes possibilités que les hommes, mais si, comme l'a dit le
Dr Adamson, cela aboutit à ne leur confier que les postes subal-
ternes alors mieux vaut leur réserver des services spéciaux où elles
peuvent montrer ce dont elles sont capables. Il est surtout impor-
tant pour le travail des femmes-médecins qu’elles puissent atteindre
aux postes administratifs. Le Dr Balfour conseille de garder pré-
sente à l'esprit la question posée de manière à y répondre ultérieu-
rement en toute connaissance de cause.
Elle oriente ensuite la discussion sur le dernier point de son
rapport : étant donné la pénurie actuelle de femmes-médecins dans
les pays exotiques, est-il préférable de les répartir sur de nombreux
points du territoire de façon à secourir le plus possible de malades,
ou au contraire de les grouper en un petit nombre de centres,
chaque centre se spécialisant dans une certaine branche d'activité
médicale ? Elle cite le cas, fréquent dans les Indes et les autres
colonies anglaises, d’une seule femme-médecin à la tête d’un
hôpital mal équipé, où les malades sont nombreux et où il est
difficile de faire un travail soigné ; elle demande s'il serait préfé-
rable que le Gouvernement laisse ces hôpitaux à la charge des
autorités locales, et concentre son effort sur quelques hôpitaux
plus importants comprenant six à huit femmes- médecins, un équi-
‘pement moderne, des installations de Rayons X, etc., et où les Po
hôpitaux locaux pourraient éñvoyer leurs: cas: difficiles 2
Le Dr van der Made préconise un grand hôpital central pour
les cas difficiles avec de petits hôpitaux locaux pour les cas cou-
rants,
Personne autre n’ayant demandé la parole sur ce point le
Dr Agnel Billoud au nom du Dr Poli Garnier, parle du vaste champ
d’action ouvert aux femmes-médecins au Maroc, et dit qu’il reste
énormément a faire, en particulier pour la lutte contre les parasites,
où les grands efforts déjà faits donnent des résultats très appré-
ciables, et pour les soins à donner aux yeux. Elle dit qu’il faut des
femmes-médecins expérimentées et pleines de courage qui ne se
laissent pas rebuter par la difficulté de la situation et la malpropreté
des indigènes.
Le Dr Thuillier-Landry (France) dit que l'Association Fran-
çaise des Femmes-Médecins a eu à intervenir à deux reprises pour
faire augmenter en Algérie les traitements des femmes-médecins,
nettement inférieurs à ceux de leurs collègues masculins. Elle
estime que l'A. I. F. M. devrait proclamer la nécessité de faire
soigner les femmes et enfants indigènes par des femmes- médecins
et de donner à celles-ci une situation en rapport avec le travail
qu'elles ont à fournir. Elle est d'avis qu’une telle proclamation
aiderait. l’ Association Française et peut-être d’autres dans leurs
efforts pour améliorer les conditions faites aux femmes-médecins
dans les pays exotiques.
De plus elle souligne que les femmes-médecins françaises des
Colonies insistent sur la nécessité de former de bonnes infirmières
indigènes, et elle propose que l'A: I. F..M. émette un vœu dans ce
sens faisant ressortir que le service médical dans les pays exotiques
ne peut rendre les services qu’on est en droit d'en attendre qu'avec
l’aide des infirmières nécessaires.
L'Assemblée accepte ces deux propositions à l'unanimité.
Le Dr Kate Mead (États-Unis) espère que I'A. I. F. M. con-
tinuera à bombarder les Gouvernements de résolutions jusqu’à ce
qu'ils agissent en. conséquence.
Le Dr Balfour approuve le vote de toute résolution tendant à
améliorer les conditions dans les colonies, mais elle rappelle que
la situation est différente suivant les pays. Pour ce qui est des infir-
mières, par exemple, aux Indes britanniques le Gouvernement
connaît maintenant la nécessité d’en avoir en nombre suffisant
mais il reste à améliorer leur niveau et leurs études, tandis qu’en
certaines parties de l’Afrique il importe d’abord de préparer un
grand nombre d'infirmières, le standard de leur formation viendra
par la suite. Elle définit ensuite la Commission permanente dont
le principe est adopté. (Voir texte des vœux à la fin du Bulletin.)
ae
Vendredi 18 septembre à 15 heures 3° réunion sous la prési-
dence du Dr Hoffa (Allemagne).
Le Dr Balfour soumet au vote de Passe bibs le texte d’une
résolution résumant les vœux exprimés la veille sur le travail des
PN NY NUNN NUN NUN NUNN NUN NUNN NUNN A NP A A
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vert
que des climats différents peuvent déterminer un état physiolo-
gique différent. Elle dit par exemple que les femmes d'Italie ne
peuvent pas porter des poids aussi lourds que les femmes nor-
diques.
Elle estime que la protection de la femme travailleuse n’est
pas une question individuelle mais une question intéressant la
race, et qu'à travers la femme il faut protéger l'enfant. Si la femme
était payée autant que l’homme ce serait là la meilleure des protec-
tions. Tout en luttant pour l'égalité de la femme et son élévation
sociale, elle réclame pour elle des lois raisonnables de protection
dans la maternité.
Le Dr Derscheid-Delcour (Belgique) communique par lettre
un court travail par Mme de Craene van Duuren sur la Protection
légale. Mme van Duuren s'élève contre cette protection en disant
qu'il est peu scientifique de déclarer que la santé et le bien-être
d’un groupe d'individus ne peuvent être assurés qu’en les soumet-
‘tant à des restrictions et à des incapacités.
Le Dr Nechovitch (Yougoslavie) dit qu'en 1922 une loi de
protection de la travailleuse a été votée, que le travail de nuit est
presque partout défendu dans son pays aux femmes, que tous les
travailleurs sont assurés. La femme reçoit, pendant deux mois
avant et deux mois après son accouchement une allocation se
montant à 75 % de son salaire, et son contrat de travail n’est pas
interrompu, mais elle n’a pas le droit de travailler pendant ce délai,
sans cela elle ne reçoit rien. L’hygiène est enseignée dans les écoles
publiques.
Le Dr Bauer (Autriche) est hostile au travail de nuit pour la
femme, disant que ce travail n’est en général pas mieux payé que
celui de jour ; par contre elle n’estime pas que la femme soit plus
susceptible aux poisons industriels que l’homme, sauf cependant
pendant la grossesse,
Le Dr Hoffa lève la séance et renvoit la suite des discussions au
lendemain.
*
* *#
Samedi 19 septembre à g heures 4° réunion sous la présidence
du Dr Thuillier-Landry.
Suite de la discussion sur la Protection légale des Travailleuses.
Le Dr Thuillier-Landry rappelle que de nombreux orateurs
ont demandé la parole et qu’il est nécessaire de limiter l’interven-
tion de chacun à cinq minutes.
Le Dr Kjellberg (Suède) répond aux remarques du Dr Lollini
en disant que les femmes latines ne lui paraissent pas différentes
des femmes nordiques, et qu’elles portent souvent des poids
=o =
énormes, ce que ne font pas les femmes scandinaves ; elle croit
simplement que les femmes du Nord sont plus libres.
Elle ne veut pas de lois de protection spéciales pour les femmes
mais des lois générales pour les hommes et les femmes ; ce n’est
pas le travail à l'usine qui fatigue la femme mais l'addition, le soir,
des travaux domestiques, et si la femme était mieux payée elle
pourrait se faire aider dans son travail ménager. Le Dr Kjellberg
ne croit pas la femme plus sensible que l’homme aux empoisonne-
ments industriels, mais les sujets faibles, hommes ou femmes,
sont naturellement plus exposés à ces empoisonnements; elle
termine en souhaitant de voir toutes les femmes-médecins se
mettre d’accord pour faire admettre les résolutions suivantes :
égalité de salaire a travail égal, et classification des travailleurs, au
point de vue de la protection, en faibles et forts, et non en hommes
et femmes.
Le Dr Rosenthal-Deussen (Allemagne) affirme son accord
avec les conclusions des Drs Sorrentini et Adler. Elle demande
la protection de l'enfant à travers la femme, et ensuite la protection
générale pour les deux sexes. Elle constate qu’on a déja beaucoup
fait pour exclure certains poisons des industries, mais qu’à mesure
que l’on en élimine certains, de nouveaux apparaissent. Elle ter-
mine en adressant des remerciements aux suffragistes qui ont tant
obtenu pour les femmes, et dit que celles-ci ne sont pas inférieures
aux hommes mais qu’elles sont différentes.
Le Dr Reichart (Tchéco-Slovaquie) voudrait voir la femme
assez instruite pour choisir librement elle-même le travail qui lui
convient. Elle réclame les mêmes lois pour les hommes et les
femmes. t
Le Dr O'Malley (Etats-Unis) estime que :
1° les femmes devraient être libres de travailler la nuit si elles
le désirent, l'interdiction étant contraire à leur liberté de citoyen ;
2° chaque pays devrait décider lui-même quelles lois de pro-
tection sont les mieux en rapport avec ses besoins économiques et
sociaux ;
3° la protection légale ne devrait pas être basée seulement
sur une question de sexe, les hommes comme les femmes devant
profiter de lois de protection quand les SORE ose de travail sont
défectueuses ou malsaines ;
4° de puissantes organisations féminines et l’éducation des
femmes contribueront plus que tout à résoudre ce problème.
Le Dr Adamson (Grande-Bretagne) regrette que des pays
aussi différents que la Grande- -Bretagne, l'Allemagne, l’Autriche,
le Japon, les États-Unis aient été compris dans un même rapport,
car les conclusions ne donnent pas une idée fidèle de l'opinion de
chaque pays.
Elle dit que l'affirmation que le travail de nuit ne peut pas être
a
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fait par les femmes, et que la fonction maternelle souffre du travail
trop lourd n’a jamais été confirmée dans les rapports par des preuves
médicales.
Les femmes ont toujours travaillé, ce n’est que lorsqu’elles
arrivent à des postes très bien payés que les législateurs hommes
parlent de la nécessité de lois de protection pour elles. Le Dr
Adamson exerce depuis vingt ans dans un pays industriel de
500.000 habitants, où les femmes restent à l'usine après leur ma-
riage, et elle a pu constater que les cas d’accouchement et de suite
de couches pathologiques étaient imputables 4 un défaut de soins
pendant la grossesse et l'accouchement, et nullement au travail
exécuté par ces femmes.
Pendant la guerre elle a eu sous sa surveillance 5.000 femmes
occupées dans une fabrique de munitions, qui travaillaient une
semaine de jour et une semaine de nuit. Toutes subissaient un
examen médical avant d’être enrdlées et aucun de celles ayant été
jugées aptes à un travail difficile, demandant une forte dépense en
force physique, n’a montré ensuite un déplacement même léger
du pelvis, et toutes celles qui étaient bien portantes au commence-
ment l'étaient à la fin de la guerre. Vers la fin de la guerre le
Dr Adamson a obtenu du Gouvernement britannique l’autorisa-
tion de faire assurer un service entier de l'usine par des femmes
enceintes qui pour des raisons économiques ou personnelles ne vou-
laient pas quitter leur travail. Elle traitait ces femmes en tous
points comme les autres, la seule différence étant qu’elle suppri-
mait le travail de nuit à partir de la 16° semaine de la grossesse et
pendant toute sa durée interdisait le maniement des machines a
transmission. Ces femmes restaient à leur poste jusqu’au jour de
leur accouchement et elles furent examinées après ; il n’y eut pas
un seul cas d’enfant mort-né et aucune de ces femmes n’a souffert
pat l'effet de son travail. Le Dr Adamson conclut en disant que
l’ensemble de ces faits la pousse à appuyer de toutes ses forces la
résolution scandinave et comme membre de l'Open Door elle
s'oppose à toute mesure restrictive du travail de la femme.
Le Dr Paykull (Suède) laisserait à la femme la liberté de choisir
elle-même son travail ; elle est opposée à toute loi spéciale mais
verrait volontiers la possibilité pour la femme peu forte de se
reposer un certain temps au moment des couches avec une indem-
nité. Elle s'élève contre la prime d'allaitement de douze mois,
déclarant que toutes les femmes-médecins sont d’accord pour
conseiller l'alimentation mixte à partir du 6° ou du 7° mois.
Le Dr Balfour dit qu'aux Indes anglaises les femmes-médecins
ont préconisé la protection. Ce pays devient rapidement un pays
industriel, 250.000 femmes travaillent régulièrement et autant
illicitement, et leur nombre augmente tous les jours. Elle a eu
l’occasion d'observer ce qu'il en était de la maternité dans les
industries cotonnières où les femmes faisaient une journée de huit
po
heures, plus six heures de travaux domestiques chez elles, com-
.mençant à cinq heures pour terminer à dix heures du soir.
Elle constate que la santé de ces ouvrières comparée à celle
d’autres femmes de même condition mais qui ne travaillaient pas,
était meilleure, que pendant la grossesse il y avait moins de ma-
ladies, mais il y avait plus de morts-nés ; d’où elle conclut que le
travail n’est pas mauvais pour les femmes elles-mêmes mais qu'il
peut l'être pour les enfants. Elle propose que chaque pays décide
la question pour lui-même, la protection étant plus utile à certains
qu’à d’autres.
Le Dr Gordon (Grande-Bretagne) définit. la position de la
travailleuse aujourd’hui en Angleterre. Elle est protégée par une
législation sous le contrôle du Ministère de l'Intérieur, et les assu-
rances nationales de maladie et de chômage améliorent encore sa
situation. De plus les usines importantes ont leurs propres services
médicaux.
La période de la guerre a permis à la femme, qui partout a
dû remplacer l’homme, de montrer ce dont elle était capable.
Depuis la guerre de nombreux directeurs d’usines ont organisé
des services purement volontaires dits de « prévoyance industrielle ».
L’importance de ces services varie avec l’importance des usines,
leur situation urbaine ou rurale et la largeur de vues du directeur.
A titre d’exemple de ces organisations elle cite celle de la fabrique
de biscuits à Londres où elle exerce, et qui comprend deux inten-
dants d’usine (welfare supervisors), un homme et une femme,
une infirmière et un médecin (elle-même). Ce service s'occupe de
l’organisation des cantines, du chauffage, de l'éclairage, de l’aéra-
tion et du nettoyage des salles, de la création de cercles sportifs
et sociaux, de l'examen médical de tous les candidats au travail,
de l’examen médical périodique des jeunes ouvriers et de tous ceux
plus spécialement exposés à un risque professionnel. On fait le
diagnostic et le traitement des maladies et accidents sans gravité,
les soins des dents et des yeux, des consultations industrielles ; on
envoie à l'hôpital les victimes d'accidents graves.
Le Dr Zahalkova (Tchéco-Slovaquie) dit que la base de la
protection de la mère est l'assurance sociale. Elle voudrait l'assu-
rance obligatoire pour toutes les catégories de travailleurs, l'État
devant contribuer au paiement des primes pour les moins fortunés ; —
et que cette assurance obligatoire soit étendue même aux personnes
qui ne travaillent pas. Elle voudrait voir établir des Centres où les
femmes trouveraient les renseignements relatifs à leurs droits,
des soins médicaux pour elles et pour leurs enfants, etc.
Le Dr Ramsay (Grande-Bretagne) supplie l'assistance de ne
pas voter de vœu réclamant une aggravation des lois de protection
de la femme, et s'associe énergiquement aux résolutions des Asso-
ciations scandinaves. Les femmes sont arrivées en Angleterre,
au prix de combien d'efforts, à sie admettre le principe d'égalité :
égalité de salaire, mémes possibilités que les hommes, et elle est
au désespoir de voir que certaines femmes présentes qui occupent
une situation importante peuvent encore parler complaisamment
du « complexe d'infériorité » de la femme, cette vieille idée que les
hommes pour leur tranquillité personnelle s’efforcent d’inculquer
aux femmes. Elle estime que beaucoup de personnes attachent
trop d'importance à l'aspect de la question relatif à la maternité,
qui représente au plus le quart de la vie de travail d’une femme,
et dit que pendant la guerre lorsque les femmes étaient payées
presque autant que les hommes leurs enfants n’ont pas eu a souffrir
parce que leurs mères travaillaient.
Elle termine en lisant a l’assistance la Charte de la Femme,
publiée par l'Open Door International à Berlin en 1929.
Le Dr Sharp (Grande-Bretagne) s'oppose au vote de résolu-
tions demandant l'aggravation des lois actuelles de protection, qui
iraient à l'encontre des buts poursuivis.
Le Dr Tayler Jones (Etats-Unis) demande des lois de protec-
tion identiques pour les hommes et pour les femmes, et croit que
les méthodes pour arriver à cette fin peuvent être différentes selon
les pays.
Le Dr Blanchier (France) trouve que le sexe n’est pas le seul
facteur dont il faut tenir compte en établissant des lois et qu'il
faut penser à l'enfant, être fragile qu'il s’agit de protéger plutôt
que la femme; elle propose à l'assemblée un vœu dont le texte
sera voté en fin de séance. (Voir plus loin.)
Le Dr Lubinger (Autriche), médecin d’une caisse de secours
depuis 1903, préconise des lois spéciales pour la. protection des
femmes en tenant surtout compte de l'effort qu’elles ont à fournir,
„en plus de leur travail rémunéré, pour remplir leur rôle de ména-
gères et de mères.
Le Dr Thuillier-Landry dit que la liste des personnes ayant
demandé la parole est épuisée, et que toutes ont pu exprimer libre-
ment leurs vues ; elle propose de soumettre d’abord au vote de
l’Assemblée les principes affirmés dans les vœux sur lesquels les
trois Rrapporteurs généraux ont réalisé un accord, et qui sont au
nombre de quatre, le texte exact devant être mis au point ulté-
rieurement par les soins du Bureau international. Ces vœux con-
cernent :
10 l’examen médical périodique des travailleurs ;
2° l’organisation de cours de médecine industrielle dans les
Universités ;
3° le contrôle du travail à domicile ;
4° l'application du principe VII du pacte de la Société des
Nations « salaire égal sans distinction de sexe pour un travail de
valeur égale », à
(Voir texte des vœux).
=) 20e
Ces principes sont adoptés à l'unanimité.
Le Dr Thuillier-Landry donne ensuite lecture du vœu du
Dr Blanchier, demandant que la maternité soit prévue dans les
lois d'assurance. (Voir texte des vœux.)
Ce vœu est adopté à l'unanimité.
Le Dr Thuillier-Landry, revenant à la résolution adoptée la
veille sur l’organisation d’une Commission permanente pour
l'amélioration des conditions dans les pays exotiques, demande,
au nom de lA. I. F. M. au Dr Balfour et au Dr Pennell de bien
vouloir prendre la direction de cette Commission et choisir elles-
mémes leurs collaboratrices.
Les Drs Balfour et Pennell ayant accepté, le Dr Thuillier-
Landry les remercie et toute l’assistance les acclame.
Le Dr Thuillier-Landry donne ensuite lecture de la résolution
proposée la veille au Conseil par le Dr Montreuil-Straus (France)
sur le travail de la femme-médecin mariée,.et dont elle a préparé le
texte en collaboration avec Miss Martindale et le Dr Hoffa. (Voir
texte des vœux.)
Ce vœu est adopté à l’unanimité.
Ensuite elle dit combien il lui est agréable d'adresser les
remerciements de toute l'assistance à Mme le Dr Bauer, Présidente
de l’Association autrichienne, qui en plus de la parfaite organisa-
tion de la réunion, a bien voulu assurer les traductions allemandes,
à Mme le Dr Brucke-Teleky, l'abeille diligente du congrès, et à
chacune des aimables collaboratrices autrichiennes qui toutes ont
contribué à l'agrément et au succès de la réunion. Elle remercie
l’active et aimable secrétaire, Miss Napier-Ford, que l’Assemblée
entière applaudit. Elle donne rendez-vous à tous les membres au
prochain Congrès de 1934, et déclare la réunion terminée.
Miss Martindale se lève à son tour et au nom de l'assistance
entière qui l’approuve chaleureusement, exprime des remercie-
ments et des félicitations au Dr Thuillier-Landry, Présidente qui
a si bien conduit les débats et qui a permis le succès de ces intéres-
santes et agréables réunions.
aa coll
OT PP EN EE ee ee
SCIENTIFIC SESSIONS
Wednesday, September 16th at 3 o'clock, Ist General Meeting
under the chairmanship of Miss Martindale.
The Role of Medical Women in Exotic Countries.
Miss Martindale expressed there grets of the assembly for
the unavoidable absence of Dr Poli Garnier, Rapporteur of the
question for Latin countries.
Dr Margaret Balfour (India), Rapporteur for English-speaking
countries, gave a résumé of her report and proposed the creation
of a Committee to intensify research into the causes and evolution
of those diseases so prevalent in exotic countries which affect |
pregnancy and child-birth.
Dr Agnel Billoud (France) presented the conclusions of
Dr Poli Garnier. (These reports are published in extenso at the
end of the account of the Vienna Meeting.)
Dr Pennel (India) seconded Dr Balfour’s suggestion for the
organisation of a Standing Committee to enquire into the diseases
prevailing in exotic countries. She pointed out that the M. W. I. A.
had great possibilities of action and therefore great responsibilities
and suggested that the Association, being in touch with all coun-
tries, might be. able to secure international funds for the work
to be accomplished, lack of funds being at the root of all difficulties
encountered. She also insisted on the necessity for research but
here again money was needed.
She spoke of the Medical Schools to be created and claimed
for them medical women having the same qualifications as their
European colleagues. If in the beginning inferior diplomas had to
be allowed it was now necessary, in view of the difficult work to
be performed, that the highest qualifications should be required.
She also condemned the practice, often rendered necessary by
lack of qualified personnel, of entrusting to nurses what should be
the care of doctors, and concluded by a vehement appeal in favour
of wide cooperation and sustained effort in face of the improve-
ments to be sought after.
Dr Denge (U.S. A.) who worked for four years in India and
whose heart wasstill there, said the women in India are helpless but
goodnatured and accept progress slowly but surely. She deplored
the want of doctors and nurses which she attributed to the lack of
knowledge of women in general of the conditions existing and of
the vast field of action open to them.
She said that the numerous lectures she had given since her
Te he
return to America in schools, clubs etc, had everywhere aroused the
keenest interest. She applauded the idea of a Standing Committee,
one of whose aims should be to make known all the world over the
conditions existing in these far-off lands and voiced her convic-
tion that once women knew and understood the situation many of
them would want to go to the assistance of other women with their
children. ;
Miss Martindale said how much she had been struck with
Dr Balfour’s remarks concerning the customs existing in exotic
countries and the difficulties they caused, and wondered whether
the M. W. I. A. could do anything useful in the question of the
circumcision of women, for instance, question recently discussed
in England.
Dr Balfour replied that this practice, painful and dangerous,
a cause sometimes of death and always of great nervous shock,
had ceased in India but was still common in many parts of Africa.
She favoured the abolition of the custom but insisted on the im-
portance of proceeding with caution before declaring illegal cer-
tain native practices, which are generally absolute religious pres-
criptions, and cited the case of numerous women who, forbidden
by law to continue the practices ordained by their beliefs, found
themselves ostracised by their tribes with nothing left but to become
prostitutes. Other customs form part of the moral code of the
native and if they are abolished too rapidly he loses the notion
of right and wrong and the result is the opposite of that looked for.
Considering the question of femal e circumcision she advised a survey
of the matter in the different countries with a view primarily of learn-
ing the wishes of the women themselves in the matter.
Mme Requin (France) thought that this subject might be one
for the study of the Standing Committee proposed.
Dr Ramsay (Great Britain) stated that the Executive Com-
mittee of the British Federation of Medical Women had to consi-
der this question at the request of one of the women members of
Parliament. After careful discussion the Committee tendered a
proposal to the British Government recommending the abolition
of this custom but that the methods of its suppression should be
left to the Colonial Office so that by appropriate propaganda its
gradual disappearance might be obtained.
She thanked Dr Balfour for her excellent report which threw
light on the work already accomplished and that remaining to be
done and felt that it must have opened the eyes of more than one
medical woman. |
Speaking of maternal morbidity Dr Ramsay considered that
each country should instruct its medical women as to the best
methods of prevention, and that the Standing Committee recom-
mended could only work efficaciously by means-of a sub-comimittee
of specially appointed correspondents responsible for special inves-
tigations, their work being subsequently co-related by the Com- -
mittee of the M. W. I. A.
Dr Balfour defined further her idea of this Committee which
would not only examine the question of maternal morbidity and
mortality but would deal with every phase of the exotic problem.
She advised post-graduate courses for medical women intending
to work in exotic countries so that they might learn the particular
conditions that they would find there, the special diseases that
they would have to contend with, etc. Naturally these courses
would be different in different countries but recommended, if
possible, a common standard which could be communicated to
the various governments, Medical Schools and so on.
Dame Louise Mc Ilroy (Great Britain) seconded this proposal.
Dr Balfour gave further details concerning the proposed
Standing Committee. She saw it composed of qualified members
in Europe with corresponding members in the colonies who would
provide them with infofmation which would be centralised in the
International headquarters, and recalled the valuable service
rendered by a committee of this kind against plague.
Dr Bauer (Austria) asked one of her Austrian colleagues to
give the assembly certain information regarding the consulting
committees for maternity, committees which only exist, it would
appear, in their particular form in Austria.
Dr Teleky (Austria) explained that in these Eommiittees
worked medical women and visiting nurses, that women came to
them from the commencement of pregnancy and that after delivery
they continued to frequent them with their children until the age of
six. Further the Municipality of Vienna had organised blood exa-
mination during pregnancy in order to fight against venereal
disease. Thanks to these committees, maternal and infant mortality
had greatly diminished, since the war.
Dr Balfour referred to the remarks made earlier by Dr Pennell,
and considered the case of medical women having inferior diplomas
to those required in Europe, and stated that these women rendered
valuable service as assistants in hospitals and villages and for the
performance of minor operations, She agreed with Dr Pennell
that it would be better to insist on the same requirements for all,
but as a high standard necessitates also a very good education she
wondered whether the standards of education were as yet high
enough in exotic countries for it to be possible to dispense with:
assistants with inferior qualifications ? She pointed out that medical
women with very high qualifications often distiked working in
isolated villages.
As Dr Pennell, she opposed the practice adopted by certain
medical women of entrusting part of their work to nurses, but said it-
must not be forgotten that it was often a case of dire necessity, and
that it was better to do this than let a woman die undelivered, for
instance, if the doctor were retained at her post by hundreds of
waiting patients.
She protested strongly, homes against the tendency of
certain municipalities who are always ready to give to nurses or
health visitors work which should be done by doctors, as for
instance the direction of a dispensary, for the sole reason that
they are not obliged to give them such high remuneration as to
medical women.
She brought the first meeting to a close by saying what great
pleasure Dr Dengel’s enthousiastic words about her work in India
had given her, and that it was women of her sort that were needed
in exotic countries where, to succeed well the two requirements
were : personnel and personality.
*
* *
Thursday, September 17th at three o'clock second scientific
session under the chairmanship of Dr Tayler-Jones (U. S. A.).
Continuation of the discussion on the Role of Medical Women in
Exotic Countries.
Dr Balfour stated that she thought the moment had come to
form an opinion, now that medical women were employed more
and more in the colonies, as to the relative merits of a separate
medical service for women or of a common service for doctors of
both sexes, and invited her colleagues present to give their views
on the subject.
She recalled in this connection the services rendered and the
results obtained by the Medical Women’s Service in India and
pointed out that in the other colonial services where women were
admitted in theory, on terms of absolute equality with men, in
practice they never attained to the higher posts, which were always
given to men, nor to the posts of inspection when there was work
to inspect performed by both men and women.
Dr Tayler-Jones insisted on the importance of the problem
and begged the assembly not to make any decision which might
have far-reaching results without due reflection.
Dr Pennell was in favour of one common service for both
sexes, but in which men would be at the head of the sections for
men and women those for women, as is the case already in the
educational service in India. She felt the moment was not ripe
for putting any set scheme before the transitory government in
view of the uncertainty of what would be the political evolution.
She remarked that were it not for the Mission hospitals which
existed almost everywhere the native women of India would be
terribly lacking in necessary care.
Dr Benson (Great Britain) related that when the Women’s
Medical Service was founded in India a certain number of medical
women sent a deputation to the wife of the Viceroy to improve
the conditions of medical women in India. As a result of this they
received a questionnaire from the Central Government from which
they gathered that it was not to their interest to sollicit posts in
services directed by men, many of whom were army doctors, and.
that it was quite impossible to expect to obtain posts in any of the
army services. They understood that it would be better to form
separate services for women. Dr Benson saw another advantage
in the creation of such services, wich could be organised on an
entirely modern basis without the hindrances of old and obsolete
regulations. She quoted as an example the College founded at
Delhi where the women’s medical service is admirably organised.
Dr Adamson (Great Britain) said she had not any experience
of work in India but that she saw an objection to a common ser-
vice for men and women. She feared that such a service would be
likely to be modelled on the lines of the public health service in
England where it was becoming customary to entrust to women
certain branches considered slightly junior. While agreeing that
the ideal would be a unified service where the posts of direction and
responsibility would be attributed on merit alone, she felt that the
moment for this had not yet come and that therefore a special
service for women was more desirable.
Dr Dengel recounted the case of a higher post of inspection
of the work in hospitals and missions which was the only post
of its kind entrusted to a woman and which, a few years ago had
been suppressed by the Indian Government for reasons of eco-
nomy, and said how helpful this inspection was, being often the
only means for the isolated hospitals to be kept in touch with
other medical women and with the progress realised in other parts `
of India, and maintained that had this post been under the control -
of a medical women’s service it would never have been suppressed.
Dr Raemi (Switzerland) regretted the absence of Dr Schnabel,
prevented from coming to the Meeting, who had worked for two
years at Professor Schweizer’s hospital at Lambarene and who
insisted on the absolute necessity of sending European medical
women there to take care of the native women left entirely without
competent treatment.
Dr Van der Made (Dutch East Indies) said that in her country
there were not yet enough medical women to make the creation
of a separate service for women possible ; there were not more than
40 or 50 medical women counting the government services and
those in the missions. She explained that there were special hos-
pitals for women where the government appointed two or three
medical women for the obstetrical services and for the training
of mid-wives.
ie 36 —
Dr Balfour resumed the discussion of the question she had.
raised by saying that the moment did not yet seem to have come to
take sides, that time and a profound study of the subject would
point the way to the wisest solution. After all the special women’s
service in India had only been in existence 16 years and many
other colonial services were much younger and she considered the
information available so far insufficient. Every body would like
to see a common service where women would have exactly the
same chances as men, but if, as Dr Adamson feared this were to
result in their only being given the junior posts, then it would be
far better to reserve for women special services where they would
have a chance to show of what they were capable. What was par-
ticularly important for medical women was that they should be
able to arrive at administrative posts, and Dr Balfour advised the
Association to keep the question always in mind so as to be able
later to settle the problem with complete understanding of all its
aspects.
She then directed the discussion to the final point in her
report, namely to decide whether, in the present state of penury of
medical women in exotic countries, it were better to scatter those
available on many points of the territory, in order to relieve as
many sick as possible, or on the contrary to group them together
in a small number of centres, each centre to specialise in a certain
ranch of medical activity ? She cited the instance, common in
India and other British possessions, of a single medical woman at
the head of a hospital often poorly. equipped and with a great
number of patients, so that it was almost impossible to do work
of a high standard, and she wondered whether it would be pre-
ferable for the Government to leave these hospitals to be financed
by local bodies and to concentrate on a smaller number of hos-
pitals of greater importance, with from six to eight medical women,
modern equipment, X-Ray installation etc. to which the smaller
hospitals could send their more complicated cases ?
Dr Van der Made counselled a large central hospital for
difficult cases with small local hospitals for ordinary cases.
No other member having asked to spéak on this subject
Dr Agnel-Billoud, in the name of Dr Poli-Garnier (Algiers) spoke
of the vast field of action open to medical women in Morocco, of
the good work already accomplished, giving excellent results, and
of the great amount still to be done, notably in the fight against
parasites and against diseases of the eye. She emphasised the need
for medical women of high qualification and courage who would
not be rebuffed by the difficulty of the situation and the want of.
cleanliness of the natives.
Dr Thuillier-Landry (France) said that the French Associa-
tion of Medical Women had intervened on two occasions to secure
an increase.in the salaries paid to medical women in Algeria, as
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these salaries were distinctly inferior to those paid to their male
colleagues. She considered that the M. W. I. A. should proclaim
the necessity for native women and children to be looked after
by medical women, who should receive suitable remuneration in
return for the efforts they would be called upon to furnish. She
was of the opinion that a proclamation of this sort would help the
French Association, and perhaps others in their attempts to im-
. prove the conditions of medical women in exotic countries.
She further stated that the French medical women in the
Colonies always insisted on the need of forming good native nurses,
and proposed that the M. W. I. A. should pass a resolution to this
effect, laying stress on the fact that medical service in exotic coun-
tries cannot do the good it ought to do without the help of the
required nurses.
The assembly adopted these two proposals unanimously.
Dr Kate Mead (U.S. A.) hoped that the M. W. I. A. would
continually bombard the various governments with resolutions
until they at last decided to take the necessary steps in consequence.
Dr Balfour approved the vote of any resolution likely to
improve conditions in the colonies, but recalled the fact that the
situation varied greatly in different countries. Regarding nurses,
for example, the government in India was aware of the need for
sufficient nurses but there their standard and training had to be
improved, whereas in certain parts of Africa it was the number
which was needed, the standard of their training would come later.
She then defined the Standing Committee, the principle of which
was adopted. (See text of the Resolutions at the end of the
Bulletin.)
*
* x
Friday, September 18th at 3 o'clock 3rd General Meeting
under the chairmanship of Dr Hoffa (Germany).
Legal Protection of Women Workers.
Dr Sorrentini (Italy), Dr Dagny Bang (Norway) and Dr Adler
Herzmark (Austria) resumed their reports and their conclusions.
(These reports will be found in extenso after the accounts of the
meeting.)
Dr Hoffa declared the discussion open.
Dr Kruger (Germany) pronounced herself in favour of laws
of protection for women, especially regarding night-work and ma-
ternity. She said that in certain parts of Germany .40 % of the
women workers were married and that in the end they wore them-
selves out by the accumulated fatigue of night-work, domestic
duties and the care of their children. Women could not judge for
ae ale
themselves at what moment they should leave off their work
during pregnancy, afraid to lose a day’s pay they would stay on
‘until the last minute and for the same reason would return to their
work as soon as possible after delivery. Legal freedom did not
‘alas, imply economical freedom. Dr Kruger spoke particularly of
the work of women in weaving and spinning factories, where they
are constantly obliged to bend and stretch and cannot rest a mo- :
ment, their work being regulated by the machines themselves.
Dr Thuillier-Landry asked to be allowed to make the suggest-
ion that the three Rapporteurs should get together before the
meeting on the following day to endeavour to come to an agree-
ment on a number of conclusions calculated to obtain the unani-
mous approval of the assembly. She felt that all the congressists
would favour for example a general improvement of the working
conditions of men and women, the development of the teaching of
hygiene, the liberty for pregnant women to interrupt their work
without breach of contract, a sufficient maternity insurance to
allow of the necessary rest and an effectual supervision of work
in the homes for both men and women etc.
Dr Niisson (Sweden) thanked Dr Dagny Bang, in the name of
her Swedish and Danish colleagues, for her report and said that
in Sweden the medical women and women in general had protested
against the law of 1909 which prohibited night-work for women.
She considered night-work harmful for men and for women,
harmful for family life, and recommended shift-work, with the
duration of each shift reduced to seven hours and night-work to
a strict minimum.
Dr Lollini (Italy) felt it was impossible for the women of
Latin countries to judge these matters in the same light as the
women of Northern countries, and thought that difference of
climate might determine a difference of physiology. The women
of Italy, for instance, were incapable of carrying such heavy weights
as the women of the North.
She considered that the protection of working women was not
an individual question but one which interested the whole race
and that through the women it was necessary to protect the child.
If women were as well paid as men that would be their best pro-
tection. While fighting for equality of women and for their social
improvement she nevertheless desired for them reasonable laws
of protection in maternity.
` Dr Derscheid-Delcour (Belgium) communicated by letter a
short study on legal protection by Mrs de Craene van Duuren,
who was opposed to laws of protection for women declaring that
it was unscientific to declare that the health and well-being of
a whole group of individuals could only be assured by submitting
them to restrictions and incapacities.
Dr Nechovitch (Jugoslavia) said that in 1922 a law for the
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protection of women workers had been voted, that night-work
was forbidden for women in almost all parts of Jugoslavia and that
all workers were insured. Women received during two months
before and two months after child-birth an allocation equal to
‘75 % of their salary, and their working contract was not broken
but that if they worked during that period they received no allo-
cation. Hygiene was taught in the state schools.
Dr Bauer (Austria) was hostile to night-work for women,
saying that this work was not generally better paid than day-work ;
on the other hand she was not of the opinion that women were
more susceptible to industrial poisoning than men, except, how-
ever, during pregnancy.
Dr Hoffa ajourned the discussion to the following day.
*
* *
Saturday, September roth at 9 a. m. 4th General Meeting
under the chairmanship of Dr Thuillier-Landry.
Continuation of the discussion on Legal Protection of Women Workers.
Dr Thuillier-Landry reminded the assembly that many orators
had sent in their names and that therefore the time allotted to each
must not exceed five minutes,
Dr Kjellberg (Sweden) replied to the remarks made by
Dr Lollini saying that the Latin women did not seem to her-differ-
ent from the Northern women and that the former often carried
enormous weights which the latter never did; to her the only
difference was that the women of the North were freer.
She did not want special protective laws for women but general
laws for men and women ; it was not the work in the factory, she
contended, that tired the woman but the addition of her domestic
duties in the evening and that if she were better paid she could
_afford to have help in the home. Dr Kjellberg did not consider
women more susceptible to industrial poisoning than men but
admitted that weaklings, whether men or women were naturally
more exposed to such poisoning. She concluded by hoping that
the medical women would agree to work towards the enforcement
of the following resolutions : equal pay for equal work and the
classification of workers, from the point of view of protection,
into the strong and the weak, not into men and women.
Dr Rosenthal-Deussen (Germany) confirmed her agreement
with the conclusions of Dr Sorrentini and Dr Herzmark. She
claimed protection of the child through the woman and general
measures of protection for both sexes, She noted that much had
already been accomplished to eliminate certain poisons from indus-
try but that as fast as some were eliminated others appeared. She
concluded in addressing a vote of thanks to the suffragists who had
gained so much for women, and said that women were not inferior
to men but different from them.
Dr Reichart (Czecho-Slovakia) would like to see women
sufficiently educated to be able to choose freely for themselves the
work for which they were fitted. She claimed the same laws for
women as for men.
Dr O’ Malley (U. S. A.) was of the opinion that :
1° women should be free to work at night if they chose, pro-
hibition being contrary to their rights as a citizen ;
2° each country should decide for itself the protective laws
most suited to its individual needs, economically and socially ;
3° legal protection should not be based merely on a question
of sex, men as well as women should profit by protective measures
when conditions of work were unfavourable or unhealthy ;
4° powerful feminine organisations and the education of
women would contribute more than anything else to resolve the
problem.
Dr Adamson (Great Britain) regretted that countries as differ-
ent as Great Britain, Germany, Austria, Japan and the United
States had been included in the same report, as the conclusions
did not give a faithful picture of the opinion of each country.
She stated that the assertions that women could not do
night-work and that their maternal function suffered from too
heavy work were not in one single instance supported by medical
proof.
Women had always worked, it was only when they reached
highly paid positions that the male legislators began to talk of the
necessity for protective measures for women. Dr Adamson had
worked for 20 years in an industrial community of 500.000 inha-
bitants, where women remained in the factory after their marriage
- and she had noted that difficult labour or disabilities after child-
birth were the result of improper care during pregnancy and deli-
very and not in any way the fault of their work.
During the war she had had under her supervision 5.000 women
occupied in a munition factoryand working alternate weeks by day
and by night. All had to undergo medical examination before being
enrolled and not one of those women who had been considered fit
for difficult work entailing physical strain had showed at the end
of it the slightest pelvic displacement, and all who started work
fit were also fit at the end of their term of employment. Towards
the end of the war Dr Adamson had been allowed, by the British
Government to staff a department in an engineering works enti-
rely by pregnant women who wished to remain at work for econo-
mic or mental reasons. The only difference she made in the treat-
ment of these women being that at the end of the 16th week of
PATENT 1 6H es TA,
WENT SUSU AIRE a PU ES
pregnancy she removed them from night-work and vetoed their
employment on a lathe from the time of notification of their preg-
nancy. These women remained at work until the day of child-
birth and were afterwards examined to determine their physical
state and there were no cases of still-birth nor had these women
suffered any harm from their employment.
In view of these facts Dr Adamson whole-heartedly sided
with the medical women from Scandinavia and as a member of
the « Open Door » she was opposed to any restrictive legislation
for women workers.
Dr Paykull (Sweden) would leave the woman free to decide for
herself the work she should take-up; she was opposed to any
special laws for women but would like to see it made possible for
women who were not strong to rest for a while at the time of child-
birth, with an indemnity. She objected to the premium for breast-
feeding over a period of twelve months saying that all medical
- women were now united in declaring that mixed feeding should
begin after the sixth or seventh month.
Dr Balfour said that in India medical women had favoured
protection. This country was rapidly becoming an industrial
country, 250.000 women worked openly and as many clandes-
tinely and their numbers were increasing every day. She had had
occasion to observe maternity conditions in the cotton factories
where women did an 8-hour day and then worked 6 hours at home,
starting their day at 5 am. and finishing at 10 pm.
She had found that the health of these workers, compared to
that of other women of similar condition but who did no outside
work was better, that during pregnancy there was less disease,
but that on the other hand there were fewer births and the babies
born weighed less than those of the other women and that there
were a greater number of stillbirths. From this she concluded that
work was not bad for the women themselves but that it was per-
haps bad sometimes for the children, and suggested that each
country should decide the problem for itself, protection being more
useful in some than in others.
Dr Gordon (Great Britain) defined the position of he woman
worker today in England. She is protected by legislation adminis-
tered by the Home Office and National Health Insurance and
unemployment insurance also improve her conditions and in
addition big factories have their own medical services.
The war period she said had everywhere given the women a
-chance of proving what they were capable of.
Since the war many employers had organised supplementary
services known as Industrial Welfare and purely voluntary. The
importance of these services depended on the broad-mindedness
of the employer, the size and ressources of the firm and the urban
- or rural distribution of its employees. As an example she described
Re ey Ñ
the working of the welfare service in the large biscuit factory in
London where she is employed, comprising two welfare super-
i visors, a man and a woman, a nurse and a doctor, herself, This
service organised canteen arrangements, heating, lighting and
ventilation, sports clubs. and work guilds, medical examination
of all applicants for work, periodic examinations of the young and
those exposed to special risk, diagnosis and treatment of minor
illnesses and accidents, arrangements for dental and eye treatment
and industrial consultations and dispatch to hospital of major
accidents.
Dr Zahalkova (Czecho-Slovakia) said that the basis of pro-
tection for the mother was health insurance. She would like to
see compulsory insurance for all categories of workers, the State
contributing to the premiums of the less well-off ; she would even
see this insurance extended to non-workers. She recommended
the creation of Centres where women could find all information
concerning their rights, the medical care obtainable for them-
selves and their children etc.
Dr Ramsay (Great Britain) begged the assembly not to vote
any resolution which would tend to increase the laws of protection
of women workers already in existence and approved heartily the
stand taken by the Scandinavian Associations. Women had succeed-
ed at last in England she said, at the price of enormous effort, in
getting the principles recognised of equal pay for equal work,
equal possibilities with men and she was in despair to see certain
women present occupying positions of importance who could
still speak complacently of women’s « inferiority complex », that
old idea that men, for their personal ends had always inculcated
into women’s minds. She considered that too much importance
was attached to the maternity aspect of the question, that, after all,
the years a woman bore children represented at most a quarter of
her working life and said that, during the war, when women were
paid almost as much as men, their children did not have to suffer
because their mothers worked.
She ended by reading to the assembly the Manifesto and
Charter for the economic emancipation of the woman worker,
published by the Open Door in Berlin in 1929.
Dr Sharp (Great Britain) opposed the vote of any resolutions
tending to aggravate the protective laws already existing, as that
would go against the aims in view.
Dr Tayler- Jones (U. S. A.) demanded laws of protection iden-
tical for men and women, and considered that the means of attain-
ing this end might vary with the different countries.
Dr Blanchier (France) felt that sex should not be the only
factor in determining laws and that it was the fragile organism of
the child that should be protected through the mother and sub-
A
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mitted to the assembly a resolution which should be voted on at
the end of the meeting (see below).
Dr Lubinger (Austria) attached, since 1903 to an Insurance
‘Benefit Association, was in favour of special laws of protection
for women, remembering especially the effort they have to furnish
in addition to their paid work, in order to fulfill their duties as
housewives and as mothers.
Dr Thuillier-Landry stated that all the orators had spoken
and that all. had had complete liberty for the expression of their
views and proposed that the assembly should first of all vote upon
the principles contained in the Resolutions drawn-up by the
three Rapporteurs in agreement, the exact wording of these reso-
lutions to be arranged by the Officers later. These resolutions, four
in number, covered the following points :
1° regular medical examination of workers ;
2° organisation of courses of industrial medicine in the
Universities ;
3° inspection of home-work ;
4° application of principle 7 of the Pact of the League of.
Nations « equal pay for equal work without distinction of
sex ». (see text of resolutions.)
These principles were unanimously adopted.
Dr Thuillier-Landry then read the resolution of Dr Blanchier,
claiming that maternity should be taken care of under insurance
laws. (See text of resolutions.)
This resolution was adopted unanimously.
Dr Thuillier-Landry referred to the resolution adopted the
previous day concerning the creation of a Standing Committee
for the improvement of conditions in exotic countries and in the
name of the M. W. I. A. requested Dr Balfour and Dr Pennell to
assume the direction of this Committee and to choose for themselves
their collaborators.
Dr Balfour and Dr Pennell having accepted, Dr Thuillier-
Landry thanked them and the whole assembly applauded them.
Dr Thuillier-Landry proceeded to read the text of the reso-
lution by Dr Montreuil-Straus (France), on the work of married
medical women, proposed the preceding day to the Council and
drawn-up by her in collaboration with Miss Martindale and
Dr Hoffa. (See text of resolutions.)
This resolution was unanimously adopted.
Finally she spoke of the great pleasure it was to her to express
the thanks of all present to Dr Bauer, President of the Austrian
Association, who, as well as the perfect organisation of the meeting
had also been kind enough to assume all the German translating,
to Dr Brucke-Teleky, the working bee of the Congress and to
each and everyone of the ladies of the Austrian committee who
had all so kindly contributed to the success and enjoyment of the
meeting. She thanked the aimiable and energetic secretary, Miss
Napier-Ford, who was applauded by the whole assembly. She
invited all members present to the next Congress in 1934 and
declared the meeting at an end.
Miss Martindale rose in her turn and in the name of all pre-
sent, who most warmly approved, expressed the gratitude and the
congratulations of the assembly to Dr Thuillier-Landry, President,
who had so excellently led the debates and who had made possible
the success of the interesting meetings,
VISITES D’HOPITAUX ET RECEPTIONS
L’Association autrichienne des Femmes-Médecins avait tout
mis en œuvre pour assurer le succès de la Réunion. Les congres-
sistes ont pu admirer les hôpitaux et cliniques de Vienne, les
remarquables institutions sociales de la ville ainsi que les beaux
établissements de physiothérapie ; citons entre autres la Kinder-
klinik, de réputation mondiale, l’Allegemeine Krankenhaus (hôpital
populaire), le Centre de Triage pour Enfants, les maisons ouvrières,
les jardins d’enfants de la Nouvelle Vienne, le Dianabad, etc.
De nombreuses réunions amicales — une charmante soirée
d'accueil au Club des Femmes-Médecins de Vienne, un thé au
Cercle féminin, un lunch au Dianabad — ont permis aux congres-
sistes d'apprécier le charme proverbial et la cordialité de lhos-
pitalité viennoise. Les membres français du Bureau ont offert une
réception au Grand Hôtel.
Le Président de la République autrichienne a bien voulu
recevoir les délégués ; il leur a exprimé son plaisir de les voir choisir
Vienne comme lieu de réunion, ses félicitations pour l’œuvre déjà
accomplie et ses vœux pour celle qu’inlassablement elles se promet-
taient de poursuivre.
Des visites accompagnées ont été organisées dans les merveil-
leux musées dont Vienne peut, à juste titre s'enorgueillir, ainsi
qu'au Château de Schonbrunn, au Kobenzl, à Baden et au Semme-
ring, et aussi à la Manufacture de Tabac et à d’autres industries de
la ville,
Les remerciements de toutes les congressistes vont à l’Asso-
ciation autrichienne, à sa Présidente Mme Bauer - Jokl à
Mme Brücke-Teleky, à Mmes Kaminer, Feldmann, Fischer-
Hofman et à toutes les dames du Comité qui se sont dépensées
sans compter au service de l'Association internationale.
*
* *X
L’Association hongroise des Femme-Médecins avait eu la
charmante idée d'inviter tous les membres réunis à Vienne à passer
deux jours à Budapest, où un programme très bien combiné leur
a permis de goûter en un temps malheureusement trop court, les
beautés de la ville et de ses musées, l'intérêt de ses hôpitaux, de
ses œuvres sociales et de ses établissements thermaux.
Parmi ces visites nous signalons celles de l’établissement ther-
mal si renommé de Saint-Gellaert, de l'Institut de Pédiatrie où
Mme le D" Revesz a reçu ses visiteuses à déjeuner, du Sanatorium
Schabenberg, de l’Asile d’Aliénés, du Parlement, etc.
Uue soirée d’accueil à l'hôtel Ungaria, avec de la musique
tzigane, un thé au Cercle des femmes-médecins hongroises où de
merveilleux costumes nationaux ont été présentés, un lunch offert
par le Comité des établissements thermaux de la ville, ont charmé
toutes celles qui ont eu le privilège de faire le voyage à Budapest.
Comme à Vienne, aucun effort, aucune peine n’ont été épar-
gnés pour assurer aux congressistes un séjour instructif autant
qu’agréable et l’A. I. F. M. exprime toute sa reconnaissance à
F Association hongroise, à sa Présidente, le Dr Todt, au Dr Vegess-
Rege, au Dr Gémessy-Piroska, à Mme Ugron et à toutes les dames
du Comité.
VISITS OF THE HOSPITALS AND RECEPTIONS
The Austrian Association of medical women had. not left a
stone unturned to assure the success of the meeting. The con-
gressists were able to admire the hospitals and clinics of Vienna,
the remarkable social institutions of the municipality as well as
the fine establishments of physiotherapy ; let us mention among
others the Kinderklinik, of world fame, the Allegemeine Kran-
kenhaus (general hospital), the Clearing House for Children, the
workmen’s dwellings and the kindergartens of « New Vienna »,
the Diana Baths, etc.
Numerous friendly gatherings — a delightful reception of
welcome at the Medical Women’s Club of Vienna, a tea party at
the Women’s Club, a lunch at the Dianabad — gave the congres-
sists ample chance to appreciate the proverbial charm and the
cordiality of Viennese hospitality. The French Officers of the
Committee gave a reception at the Grand Hotel.
The President of the Austrian Republic kindly received
the delegates; he expressed his pleasure that the M. W. I. A. had
chosen. Vienna as the seat of the Meeting, his congratulations for
the work already accomplished and his wishes for the success of
— 46 —
the work which the Association, untiringly, proposed to carry on.
Conducted visits were organised to the marvellous museums
of which Vienna may be justly proud, to the Chateau of Schon-
brunn, to the Kobenzl, to Baden and the Semmering, to the
Tobacco Factory and other manufactures of the town.
The grateful thanks of all the congressists go to the Austrian
Association, to its President Mme Bauer-Jokl, to Mme Brucke-
Teleky, to Mme Kaminer, Mme Feldmann, Mme Fischer-Hof-
man and all the ladies of the Committee who gave unsparingly of
their time and their energy in the service of the International
Association.
*
x *
The Hungarian Association of medical women had had the
charming idea of inviting all members présent at Vienna to spend
two days in Budapest, where a well-arranged programme made it
possible for them to enjoy in all too short a time the beauties of
the town and its museums, the interest of its hospitals, its social
institutions and its thermal establishments. —
_ Of these visits we would mention specially that of the well-
known Baths of St-Gellaert, of the Institute of Pediatrics where
Mme Revesz invited her guests to lunch, of the Schabenberg
‘Sanatorium, of the Mental Hospital, of the House of Parliament etc.
A reception of welcome at the Hotel Ungaria, with tzigane
music, a tea party at the Medical Women’s Club where marvellous
national costumes were displayed, a lunch offered by the Committee
of the Thermal Establishments of the town, all delighted those
who were privileged to undertake the journey to Budapest.
As in Vienna, no efforts, no amount of trouble had been
spared to ensure to the congressists a trip as instructive as it was
agreeable and the M. W. I. A. wishes to express to the Hungarian
Association its heartfelt thanks, to the Hungarian President,
Dr Todt, to Dr Vegess-Rege, Dr Gémessy-Piroska, Mme Ugron
and all the ladies of the Committee.
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BILAN du 1° Mai 1929 au let Septembre 1931
Balance-Sheet from May 1 st 1929 to September 1st1931
Dépenses
Frais de Secrétariat
Appointements de la!
Secrétaire ........
Bulletin, Impression |
et Expédition... ..|
Frais de banque... .
Total des dépenses
Recettes
En caisse au 1°r mai
1929 et au 1er jan-|
vier 1930 et 1931
Cotisations .........
Majorations et dons .
Publicité dans le
Bulletins is.
Intérêts en banque..
Total des Recettes ..
Balance
Excédent des Re-
cettes
Lier -e|-22:486 49e
Mai-Décembre |Janv.-Décembre|Janv.-Septemb.| TOTAL
1929 1930 1931 des
se 2 années 4
Frs . Frs Frs Frs
499 59 | 2.448 00 | 2.387 70 | 5.335 29
5.000 00 | 12.000 00 | 9.000 00 | 26.000 00
4.500 00 | 1.500 00 | 6.000 00
4.570 00 | 14.510 20 | 12.263 30 | 31.343 50
62 17 HS SS) 80 70
10.069 59 | 33.520 37 | 25.169.53 | 68.759 49
12.353 83 | 22.486 39 | 39.743 81
7.852 65 | 37.511 00 | 38.545 35 | 83.909 00
9.449 50 | 8.550 00 | ~ 650 65 | 18.550 15
3.000 00 | 4.400 00 | 4.777 50 | 12.177 50
316 79 97 10 413 89
32.555 98 | 73.264 18 | 83.814 41 | 115.050 54
32.555 98 | 73.264 18 | 83.814 41 | 115.050.54
—10.069 59 |-33.520 37 |-25.169 53 |-68.759.49
*39.-743 81 | 58.644 88 | 46.291.05
TRE PTE +12.363.83
58.644.88
RAPPORT DE LA TRESORIERE
Réunion du Conseil de Vienne 16 Septembre 1981
L'équilibre budgétaire de l'Association internationale n'avait
pu être maintenu, pendant quelque temps, que grâce à des dons
et à une majoration volontaire des cotisations, supportée pour la
plus grande part par l’Association britannique.
Depuis ces deux dernières années, nous avons pu équilibrer
.notre budget en conservant un excédent de recettes supérieur aux
sommes fournies par les dons et majorations volontaires, Aussi,
proposons-nous au Conseil de remercier les Associations nationales
qui ont bien voulu répondre à l'appel de l'Association internatio-
nale à un moment difficile, et de les prévenir qu'il estime n’avoir
plus à leur demander cet effort actuellement.
Mais il est désirable pour notre comptabilité que chaque
Association nationale paie régulièrement sa cotisation à l’Associa-
>
tion internationale au début de chaque nouvelle année, à raison:
de 1/2 dollar pour chacun de ses membres ayant payé sa cotisation
dans le courant de l’année précédente.
S’il ya dans les Associations nationales des cotisantes en retard,
mieux vaut régler pour elles quand elles auront payé, où ajouter
leur part à la cotisation de l’année suivante, plutôt que de surseoir
au règlement de la cotisation internationale, laquelle est due,
aux termes du règlement, le 1°T janvier de chaque année.
Actuellement plusieurs Associations n’ont pas encore réglé
leur cotisation de 1930, et certaines n’ont pas répondu à nos appels
depuis déjà plusieurs années.
Nous devons signaler qu’il y a une injustice dans le fait que
certaines Associations paient régulièrement alors que d’autres ne
paient rien. Et dans ces conditions, il devient très difficile de faire
le compte exact des membres de l’Association,
Si nous recherchons pourquoi, en dépit de ces circonstances
défavorables, la situation financière de l’Association est en progrès,
nous constatons que c’est la publication du Bulletin semestriel
de l’Association Internationale qui grevait lourdement son budget,
lors du précédent quinquennat. Or, le Bulletin de juin 1929 a été
remplacé par les Rapports du Congrès, dont les frais d'impression
ont été assumés entièrement par l'Association française, ce qui a
représenté une économie sérieuse pour l'Association internationale.
En outre, les quatre Bulletins de notre Association, imprimés
à Paris depuis 1929 coûtent beaucoup moins cher que ceux publiés
NE DIU EI TT
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|
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recat es ES
à Londres, d’une part parce que les frais d'impression sont moindres `
d’autre part parce que la publicité que nous ont confiée certains
fabricants de produits pharmaceutiques couvre plus du tiers de
nos frais.
Mais il ne faudrait pas conclure des chiffres de notre Bilan
à une situation plus brillante qu'elle n’est en réalité ; car désor-
mais, nous ne ferons plus appel à des majorations volontaires, ce
qui diminuera sensiblement nos recettes ; par contre, la réunion
de ce Conseil entraîne quelques dépenses supplémentaires pour le
Secrétariat, et en outre, nous devons prévoir une réserve d'environ
30.000 francs pour faire face aux frais d'organisation du prochain
Congrès.
Notre excédent de recettes dépassant les charges que notre
Association aura à assumer au cours de ces prochaines années,
nous pouvons envisager l’avenir avec confiance.
TREASURER’S REPORT
Vienna Council Meeting. September 16th 1931
For some time the balance of the budget of the M. W. I. A.
has only been possible thanks to donations and a voluntary increase
in the subscriptions — increase. borne for the most part by the
British Federation.
For the last 2 years we have been able to maintain a credit
balance in excess of the amounts provided by the donations and
voluntary subscriptions, and so we propose that the Council should
pass a vote of thanks to those National Associations who so kindly
responded to the appeal of the International Association at a diffi-
cult time and advise them that, for the time being, this additional
effort will not be required of them.
But it is highly desirable for our accounts that each National
Association should pay the subscription to the M. W. I. A. regu-
larly at the beginning of each new year calculated at the rate of half-
a-dollar for every paid-up member in the preceding year.
If there are late subscribers in the National Associations it
would be better to settle for them when they have paid, or add
their share to the following year’s subscription rather than post-
pone payment of the International dues which, according to the
Bye-Laws should be paid each year on January 1 st.
At the present time several associations have not yet paid
their subscription for 1930 and certain have not replied to our
reminders for some years.
We should like to point out that there is an injustice in the
fact that some associations pay regularly while others pay nothing
at all, and this makes it extremely difficult to calculate the exact
number of members belonging to the International Association.
If we seek the reason why, in spite of these unfavourable
circumstances the financial situation of the Association has improv- `
ed, we find that it was the six-monthly publication of the Bulletin
of the M. W. I. A. which was a heavy drain on the budget during
the last quinquennial period, whereas the Bulletin of June 1929
was replaced by the reports of the Paris Congress. As the cost of
printing these reports was borne entirely by the French Association
a considerable saving was effected for the International Associa-
tion. Moreover the 4 Bulletins of our Association published in
Paris since 1929 have cost much less than those published in Lon-
don, partly because the cost of printing is less and partly because
the publicity purchased by certain pharmaceutical specialities
covers more than a third of our expenses.
But we must not think, from the figures of our balance-sheet,
that the situation is more favourable than it really is, for in the
future we shall not ask a voluntary increase in the amount of the
subscriptions and this will considerably diminish our assets; the
Council Meeting throws certain supplementary expense on the
secretariat and we must keep a reserve of about 30.000 francs to
meet the expenses of organising the next Congress.
The amount of our credit balance being in excess of the
expenditure that the Association will be called upon to meet during
the next few years we feel that we may look forward to the future
with confidence.
RAPPORT
DE LA SECRETAIRE GENERALE
-Réunion dir Conseil de Vienne = 16 Septembre 1931
Depuis le Congrès de Paris d’avril 1929, un premier rapport
annuel de la Secrétaire générale a été, en conformité avec les règle-
ments, publié dans le bulletin n° 2 de juin 1930, mais ce rapport
n'ayant pu être soumis à l'approbation du Conseil, il nous paraît
intéressant pour notre travail futur et la collaboration que vous
voudrez bien y apporter |par vos suggestions et vos critiques, de
vous présenter aujourd'hui un exposé complet de l’activité de
l’Association internationale des Femmes-Médecins depuis le Con-
grès de Paris jusqu’à ce jour.
Pour répondre aux buts fixés par les Statuts de notre Asso-
ciation, le bureau s'est efforcé d’une part, d'accroître le nombre
des Associations nationales et des membres individuels affiliés
et.de resserrer les liens qui unissent entre elles les différentes
Associations nationales par l'intermédiaire des Secrétaires natio-
nales Correspondantes, — d'autre part, d'assurer dans la mesure
du possible la coopération des femmes-médecins dans les ques-
tions qui se rapportent à l'hygiène internationale en engageant une
utile collaboration avec les organismes internationaux s’occupant
de médecine et d'hygiène sociales.
Développement de I’ Association internationale des Femmes-Médecins
et répartition de ses Membres.
Le nombre des Associations affiliées à A. I. F. M. s’est
depuis le Congrès de Paris accru de façon continue.
Le Japon qui n’était représenté que par deux membres indi-
viduels a demandé en février 1930 l’affiliation de l’Association
japonaise des Femmes-Médecins qui comprend mille membres
et a communiqué les Statuts de cette Association.
La Tchéco-Slovaquie, représentée seulement par 1 membre
individuel a formé une Association de 60 membres qui s’est affiliée
én juin 1930.
L'Uruguay, représenté par 1 membre individuel, a 5 nouvelles
adhérentes et annonce qu’une section de femmes-médecins com-
-posée.de 32 femmes-médecins sur un total de 36 demandera pro-
chainement son affiliation à l'A. I. F. M. Ê
Des Associations de femmes-médecins, outre celle de Victoria
précédemment constituée, se sont organisées dans les différents
États australiens et vont prochainement former une Fédération.
Trois nouveaux pays : la Hollande, la Russie, les Indes néer-
landaises, sont représentés, chacun par un membre individuel.
Nous avons perdu malheureusement contact, malgré tous nos
efforts, avec nos deux membres individuels de Turquie et de Chine,
mais nous nous sommes mis en rapport avec d’autres femmes-
médecins de ces deux pays pour les engager à faire partie de
l'A. I. F. M.
Nous sommes de même entrées en correspondance avec des
femmes-médecins d'Argentine, Roumanie et Finlande et espérons
qu'elles pourront se joindre à nous et former dans leurs pays
respectifs des Sections ou Associations affiliées.
La répartition actuelle de nos membres est approximative-
ment la suivante :
Allemagne SERRES RS RER EVA RC 600
AUS EN AITO E eA ASE TE PAR nn à 130 +
PAL UETICHE Tes RAT a s ei Rogie sake siete 30
Belgique sates ner nes RS win Sens eo eens weeds 60
Bolivio E AC NA TRS tree ee I
Canada rora Ne A AN Rte a 68
LD aneM anes eoh o aa e tse ea a 50
Espagne ns RS a E a RE a AN DAA
Etats Unis REC a EP Ta e hie ween 597
BTANCE Aet aro e r PA E ale a NN AR 273
Grande“ Bretagnen minnie Gh nn eer E S50
FONGEN E e neers e e E E a ae 2
NA ESE EA E IRA So AN Aaa Pen 288
Indes néerlandaises t aan ee ai e a sone ae I
TOUS ES Uae E N ar S aie 90 +
HOES RS e e CLOG LES G RER A Ne ER RE OOO,
MEXIQUE ET EEA sions E O e a 25-
NORVEGE ER os e mio Ar Ea ees aes 62
Nouvelle-Zélande n Ao E E ee 5I
Pays BAS PRAIRIE I
Pologne rs te SR AT AR ee is 8 20
RUSTO BOL SETA RIT RIE CAS TREES i ER ne I
Sagede PERS MA tA Vy ADE ACSA SLE 40 +
SUISSE Oo OL RIM TAU TR MES ea 35
Fchéco= Slovaquie Iri. MOST RE 60
Urügua yan ESRI ESO BOSE Ree OES 6
Yougoslavie. TASSE RESTES Eee 30: +
Ota wari eee
+ Chiffres. du Congrès de Paris (1929) le secrétariat n'ayant
pas reçu de.nouvelle liste depuis cette date.
Relations du Secrétariat général avec les Secrétaires nationales Corres-
pondantes et les Membres de l’ Association.
Pour maintenir la communauté d'intérêt des différentes
Associations, le Secrétariat général envoie tous les trois ou quatre
mois une lettre circulaire aux Secrétaires nationales Correspon-
dantes pour les tenir au courant des documents ou propositions
reçus au Bureau international qui peuvent intéresser leur Asso-
ciation.
Il leur a aussi fait part des aimables propositions des femmes
médecins allemandes, danoises et hongroises qui offrent l’hospi-
talité aux collègues de passage, les a prévenues d’un voyage d’études
médicales en Egypte et aux Indes, leur a adressé un compte-rendu
de la Conférence tenue par l’Open Door International à Berlin,
‘en juin 1929, et leur a communiqué la Charte de la Mère et les
vœux se rapportant à l’hygiene adoptés par le Conseil international
des Femmes, en mai 1931 (ces communications sont en général
reproduites dans les publications des Associations nationales).
Le Secrétariat général s’est aussi tenu en rapport constant
avec les Secrétaires nationales Correspondantes pour les mettre
au courant de l’organisation de la Réunion du Conseil de Vienne
et du voyage à Budapest préparé en collaboration avec les Asso-
ciations autrichiennes et hongroises et leur a soumis les proposi-
tions pour l’ordre du jour de la réunion du Conseil en les priant
de leur communiquer les leurs.
Le Bulletin de l'Association a paru régulièrement deux fois
par an et a publié les comptes-rendus du Congrès de Paris, les
nouveaux status et règlements, les rapports annuels des Secrétaires
nationales Correspondantes et toute la documentation se rappor-
tant à la réunion du Conseil de Vienne y compris les questionnaires
rédigés par les Rapporteurs généraux. Antérieurement à l'envoi
du premier bulletin, les 4 rapports scientifiques présentés au Con-
grès de Paris ont été envoyés à tous les membres n’ayant pas assisté
au Congrès.
Coopération des membres dans la préparation des travaux scientifiques
devant être discutés à Vienne.
Le Bureau a demandé la collaboration de toutes les Associa-
tions d’abord pour le choix des Rapporteurs généraux en les priant
de présenter des rapporteurs qualifiés, ensuite pour l'élaboration
du travail commun en envoyant individuellement à tous les membres,
par la voix du Bulletin, les questionnaires sur le Rôle des Femmes-
Médecins dans les pays exotiques et la Protection légale de la
Travailleuse. Au 1°" mai, dernier délai officiel pour recevoir la
documentation demandée par les Rapporteurs, des réponses aux
questionnaires avaient été envoyées au Secrétariat international
pat 45 femmes-médecins spécialisées dans ces questions et résidant
dans 24 pays différents. Ces chiffres n'indiquent qu’une partie
de la contribution apportée par nos membres car un grand nombre
des réponses ont été envoyées directement aux Rapporteurs géné-
raux.
Collaboration avec les organismes internationaux s'occupant
d'hygiène et de médecine sociales.
Le Bureau s’occupe activement de créer une utile et amicale
collaboration entre lA. I. F. M: et les organismes internationaux
s’occupant d'hygiène et de médecine sociales.
Il a établi un échange régulier de publications avec la Ligue
des Sociétés de Croix-Rouges, l’Union Internationale contre le
Péril Vénérien, l'Union Internationale de Secours aux Enfants,
l'Union Internationale contre la Tuberculose, la Société des
Nations et le Bureau International du Travail, et en France avec’
l'Office National d'Hygiène Sociale.
Il met à jour une liste de femmes-médecins présentées par
les différentes associations et qualifiées pour représenter l’A. I. F. M
dans ces groupements internationaux.
Collaboration avec la Fédération des Femmes diplômées des Universités.
La Fédération des Femmes diplômées des Universités ayant
soulevé la question de possibilité d'échange de personnel médical
féminin, l'Association internationale des Femmes-Médecins a
désigné 3 de ses membres : Mmes les docteurs Thuillier- Landry
(France) ; Dagny Bang (Norvège) ; Salzmann (Allemagne), pré-
sidente et vice-Présidentes de l'Association internationale des
Femmes-Médecins pour étudier cette question avec 3 membres
désignés par la Fédération.
Une réunion a été tenue à Paris le 20 octobre 1930 entre les
Présidentes et Secrétaires générales des trois Associations inter-
nationales, des Femmes diplômées des Universités, des Femmes-
Avocats et Magistrats et des Femmes-Médecins en vue d'étudier
les moyens pratiques de réaliser une coordination de leur travail
lorsque celui-ci se rapporte à des questions intéressant à la fois
l’une et l’autre de ces organisations.
Renseignements généraux.
L'Office de renseignement a fonctionné de façon satisfaisante
et a pu venir en aide à plusieurs femmes-médecins désireuses,
notamment, de suivre des cours de vacances dans différentes
facultés,
Le Bureau a eu a déplorer la démission de sa vice-Présidente
Lady Barrett, ancienne Présidente de l'Association internationale
des Femmes-Médecins. Lady Barrett ne pouvant, en raison de ses
multiples occupations assister aux réunions du Bureau, a Paris,
a préféré se retirer et sur la proposition de la Fédération britan-
nique des Femmes-Médecins, le Bureau a élu pour la remplacer
Miss Martindale, ancienne Secrétaire générale de l'Association
internationale des Femmes-Médecins, actuellement Présidente de
la Fédération britannique. .
Miss Martindale, malgré les charges absorbantes de sa vie
professionnelle, a pu venir de Londres à Paris plusieurs fois, pour
assister personnellement aux réunions du Bureau.
Dr Salzmann a de même pu assister à l’une de ses réunions.
Comme vous le voyez, nous somines heureuses de constater
le développement de notre Association, les relations engagées avec
les organismes internationaux s’occupant de médecine et d'hygiène
sociales et la bonne entente qui a régné entre tous nos membres
pour la préparation des travaux de la réunion de Vienne, Mais
le travail accompli ne doit pas nous empêcher de mesurer et de
préparer celui qui nous attend. .
Dans une Association comme la nôtre où, grace à l'excellente
direction du Bureau qui nous a précédé, nous comptons depuis
plusieurs années environ 25 pays affiliés et plus de 3.500 membres,
la première question que nous devons nous poser à chaque réunion.
du Conseil n’est plus « Combien sommes-nous ? » mais « Qu’avons-
nous fait — que devons-nous faire ? » Que devons-nous faire pour
réaliser un des buts essentiels proposés par nos statuts, c'est-à-dire
pour coopérer à l'hygiène internationale et travailler au bonheur
de l'humanité ?
Laissez-moi vous dire que dans ce domaine, la Secrétaire
générale ne peut être qu'un lien et l’expression d’une volonté
commune et que notre champ d'action pourrait être plus vaste et
notre influence plus efficace si les Associations affiliées nous appor-
taient par la voie de leur Secrétaire nationale Correspondante une
collaboration plus intime et plus continue, si la correspondance,
les échanges de vues, de projets à étudier, de réalisations utiles à
faire connaître s’établissaient avec plus de régularité entre notre
Bureau central et tous nos membres.
L'A. I. F. M. telle qu’elle existe aujourd’hui représente une
force, mais cette force ne deviendra réellement bienfaisante et
Tear que par notre mutuelle confiance et notre incessante colla-
oration.
HONORARY. SECRETARY'S
REPORT
Vienna — April 16th 1931
Since the Paris Congress in April 1929 the Honorary Secretary,
as stipulated in the Bye-Laws, issued her first annual report which
was published in bulletin 2 of June 1930, but, as this report could
not be submitted to the approval of the Council, we felt it would
be interesting for our future work and the share that you will take
in it by your suggestions and your criticisms to present to you
today a complete picture of the activity of the Medical Women’s
International Association since the Paris Congress.
In order to fulfill the aims of our Association as set forth in the
Constitution, the Officers have endeavoured to increase the number
of affiliated National Associations and Individual Members on the
one hand, and to strengthen the bonds uniting the various National
Associations through the intermediary of the National Correspon-
ding Secretaries, and on the other hand to ensure, as far as possible,
the cooperation of medical women in questions of international
hygiene by establishing a useful collaboration with international
organisations concerned with medical and social hygiene.
Growth of the M. W. I. A. and distribution of its members.
The number of associations affiliated to the M. W. I. A. has
increased continuously since the Paris Congress.
Japan, represented only by two individual members, naa
in February 1930 the affiliation of the Japanese Association of
Medical Women comprising one thousand members, and commu-
nicated the Constitution of this association.
Czecho-Slovakia, represented only by one individual member,
has formed an Association of 60 members which affiliated in
June 1930.
Uruguay, represented by one individual member, has five new
members, and announced that a section of medical women compo-
sed of 32 members out of a total number of 36 medical women
would shortly ask to affiliate.
Associations of medical women have recently been organised
in the different states of Australia, besides that of Victoria already
existing, and will shortly form a Federation.
rats, at ee
Three new countries, Holland, Russia and the Dutch Indies
are’now represented each by an individual member.
We have unfortunately lost contact, in spite of our efforts,
with our two individual members from Turkey and from China,
but we have been in touch with other medical women in these two
countries, to try and get them to join the M. W. I. A.
We have also corresponded with medical women in the Argen-
tine, in Roumania, and in Finland and hope they may join us and
ultimately form Sections or Affiliated Associations in their res-
pective countries.
The present distribution of our members is approximately
the following :
VAIS CHAU yO RR en ER dE oes 130 +
AUSTIN es ai aline 30
BAUME RSR M ERA SR 60
BOUA e ee K AE NT ee I
GO EAR A Re Te E 68
Ezecho Slovakia RENE E een aR 6o
Denmat E ESE A EE E eres 50
Bute hI east Indo e A E eE ee EAr arr S I
BANGON: E lE E Se PO Ae EN le OE 273
(COMM SEAG Ee & ON T A RS 600
GRETA RER RIL OTIS In AE SIS)
AURA ES OS eles soe OTE OE Ce seins 28
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RUSIAN Eae recu A aT de ees A I
A TORR eos A e TERISI ABT AST 22
STAG RER RSS AR Darga A TOn e ne 40 +
Switzerland. e rer exes A r ATE oi te dot 35
Cited SS ALES ie os 597
(DEAR D SORT RE MU NE RO RES 6
+
+
. + Note : Figures from the Paris Congress (1929), no new
list having been received since that date.
Relations betwen the Central Office and the National Corresponding
Secretaries and the Members of the Association.
In order to maintain a current of interest with the different
Associations the Central Office has sent out a circular letter every
three or four months to the National Corresponding Secretaries
to acquaint them with documents or proposals received by the
International Association likely to be of interest to their National
Associations.
It has also informed them of the kind proposals of the medical
women of Germany, Denmark and Hungary who offered hospi-
tality to their colleagues passing through, of medical tours arranged
in Egypt and India, has sent them an account of the Conference |
held by the Open Door International in Berlin in June 1929 and
communicated to them the Mother’s Charter of Rights and the
Resolutions passed by the International Council of Women in
May 1930. (These communications are generally reproduced in the
publications of the National Associations.)
The Central Office has also kept in constant touch with the
National Corresponding Secretaries concerning the organisation
of the Vienna Meeting and of the journey to Budapest arranged in
collaboration with the Austrian and Hungarian Associations and
has submitted to them the proposals for the Agenda of the Council
Meeting and invited their suggestions.
The Bulletin of the M. W. I. A. has appeared regularly twice
a year and has published the accounts of the Paris eee the
new Constitution and Bye-Laws, the annual reports of the N, C. S.
and all the information concerning the Vienna Meeting including
the questionnaires prepared by the Rapporteurs. Prior to the issue
of the first Bulletin the four scientific reports presented at the Paris
Congress have been sent to all members not able to be present.
Cooperation of members in the preparation of the scientific reports for
discussion at Vienna.
The Committee sollicited the collaboration of all the Asso-
ciations, first for the choice of the Rapporteurs by asking them to
submit names of qualified persons, and secondly for the preparation
of the work to be done in common by sending to all members
individually, through the pages of the Bulletin, the questionnaires
on the Role of Medical Women in Exotic Countries and on Legal
Protection for Women Workers. By May rst, latest official date
fixed for receiving the documentation asked for by the Rapporteurs,
replies to the questionnaires had been sent to the Central Office
by 45 medical women, specialised in these subjects, residing in
24 different countries, These figures indicate only a part of the
contribution afforded by our members, a large number of replies
having been sent direct to the Rapporteurs.
Collaboration with International Organisations of Medical and Social
Hygiene.
The Committee has tried actively to create a useful and
friendly collaboration betwen the M. W. I. A. and the international
associations concerned with medical and social hygiene.
It has instituted a regular exchange of publications with the
League of Red Cross Societies, the International Union for the Pre-
vention of Venereal Disease, of Tuberculosis, the International
« Save the children » Association, the League of Nations, the Inter-
national Labour Office, and in France the « Office National
d'Hygiène Sociale. »
It is preparing a list of medical women presented by the
different associations and qualfied to represent the M. W. I. A.
in these international organisations.
Collaboration with the International Federation of University Women.
The International Federation of University Women having
raised the question of the possibility of an exchange of feminine
medical personnel, the Medical Women’s International Association
designated there of its members : Drs Thuillier-Landry (France),
Dagny-Bang (Norway) and Salzmann (Germany), President and
vice-Presidents of the association, to study this question with
three members designated by the I. F. U. W.
A meeting was held in Paris on October 20th 1930 between the
Presidents and Honorary Secretaries of the three International
Associations, the University Women, the Women Jurists,
and the Medical Women with a view to studying the practical
means of co-ordinating their work when this work covers questions
which are of interest to them all.
General Information
The information bureau has functioned satisfactorily and
has been able to assist several medical women desirous, particu-
larly, of following post-graduate courses in the various faculties,
The Committee has to record with regret the resignation of
its vice-President, Lady Barrett, former president of the M. W. I. A.
Lady Barrett being unable, on account of her many occupations,
to take part in the Committee meetings preferred to resign. On the
recommendation of the British Federation of Medical Women the
Committee elected, to replace her, Miss Martindale, former Hono-
rary Secretary of the M. W. I. A. and present President of the
British Federation.
Miss Martindale, in spite of the manifold claims of her pro-
fessional life has managed to come from London to Paris several
times to be present at the Committee meetings.
Dr Salzmann has also been able to be present on one occasion.
As you see, we are happy to note the development of our Asso-
ciation, the relationship with international organisations of medical
and social hygiene and the perfect understanding which has reign-
ed among all our members for the preparation of the work for
the Vienna Meeting, But the work accomplished must not prevent
us from realising and preparing for the work that lies ahead of us.
In an Association like ours where, thanks to the excellent
management of the Committee which preceded us, we have for
some years numbered about 25 affiliated countries and over 3.500
members, the first question which we must ask ourselves at each
Council Meeting is no longer « how many are we ? » but « what
have we done — what must we do ? » What must we do to fulfill
one of the essential aims of our Constitution which is to cooperate
in international hygiene and to work together for the well-being
of humanity ?
May I remind you that in this domain the Honorary Secretary
can only be a link and the expression of a common purpose, and
that our field of action would be greater and our influence more
telling if the Affiliated Associations would work in more intimate
and regular cooperation with us through the medium of their Na-
tional Corresponding Secretaries, and if the correspondance, the
exchange of points of view, of projects to be studied and of advan-
tages gained which it would be helpful to make known could
be established with more regularity between our Central Office and
all our members.
The M. W. I. A. as it exists today represents a power, but this
power will only become really efficacious and beneficial through
our mutual confidence and our unceasing collaboration.
REPORT
ON
The Role of Medical Women in Exotic Countries
BY
Dr MARGARET I. BALFOUR C. B. E., M. B.
Former Director of the Women’s Medical Service in India
Rapporteur Général (India)
tt
“ Exotic countries ’’ is defined as countries outside Europe
and the scope of the present report is confined to such countries
inhabited or governed by the non-Latin speaking races. A ques-
tionnaire addressed: to medical women was issued by the Central
Office and National Corresponding Secretaries of the International
Association of Medical Women and replies have been received
from 40 medical women working in India, the Dutch Indies,
Peisia, Malaya, China, Japan, Egypt, the Soudan, Palestine,
Hongkong, Trinidad, East Africa, West Africa, Greenland,
Canada and New Zealand. I fee that we owe these medical women
very great gratitude for the t me and pains they have taken in
answering the queries. I have hought it be t not io enter their
names in the body of the report, but to indicate the sources of
-my information by numbers which reier to the appendix where
their names and countries are given. Some of the medical women
have given detailed and vivid pictures of the countries in which
they are wo king and of the conditions of their work, and their
papers are such as to rouse keen intere t. Sifting and selecting
from this mass of information has been no easy task. One medical
woman, replying to one of the questions (of which there are 62
in the questionnaire) gives seven sub headings, and remarks,
that an essay might be written on each (10) ! A reply from the
U.S. Department of Labour says ‘I realised at a glance that prac-
tically every question it (the questionnaire) contained was one
which would require months of research and upon which we
have no complete information’ (28). I have supplemented the mate-
rial received by getting information from missionary societies
and Government reports. But the length of this paper is limited
and I fear it will only be possible to give a superficial summary
of the conditions of work in exotic countries and of the problems
which confront.medical women, leaving out many points of interest
and only touching lightly on some important questions.
— 62 —
The subject matter of the questionnaire will best be consi-
dered in two parts :
I, — The special needs which require the presence of medical
women in exotic countries and the extent to which these needs are
being met.
II. — Suggestions for forwarding the work of medical women
in exotic countries in order to meet the meeds more fully.
1. — The special needs are as follows :
1° Habits and customs of the people:
2° Conditions of childbirth.
3° Infant Mortality.
4° Venereal Disease.
5° Miscellaneous.
1° HABITS AND CUSTOMS OF THE PEOPLE
The most urgent of these is the purdah system, which pre-
vais in India, and under which women are kept secluded in their
house: and are not allowed to shew their face, to any man other
than a near relative. This means that.they may not consult men
doctors, or attend hospitals with male patients or staffs. They
cannot shew themselves to a male doctor in childbirth and cases
have occurred where they preferred to die undelivered rather
than do so. Purdah is most common among the Mahommedan
population in India and less common among the Hindu popula-
tion. In many parts of the country Hindu women are quite free
of it. It is estimated that out of a population of 120.000.000 women
about 30 million keep purdah. But there is no doubt purdah is
less than before and that many families, who observed it formerly,
do not do so now. Others still observe it, but less strictly ; they
will on occasion, consult male doctors, though with restrictions
and precautions. The orthodox still keep it strictly. Purdah does
not occur so severely in other countries with Mahommedan
populations, such as Persia, Egypt and Palestine, but even there,
it is the custom for Mahomedan women to be more or less sec-
luded and attendance by their own sex is essential. This preference
which women have for attendance by their own sex, quite apart
from. purdah, especially in matters connected with obstetrics
and gynecology, is emphasized in the replies from the great majo-
rity of the countries.
From India « the habits and customs of the people of India
make it not only advisable but essential to have medical wo-
men » (2). :
From the Dutch Indies «Their religion does not forbid native
women to be treated by male doctors, but I know by my own
experience it is much easier for a medical woman to be admitted
than it is for a man. And when the woman is in labour and in dan-
ger she will not object to a man’s help, but if she is pregnant and:
not in danger, she mostly will not consent to go to a male doctor:
to be examined. (12) -
From Persia “In a Moslem country like Persia men are not
allowed to see a woman’s face if she is not of their own family.
This means that any examination which is needed very seldom
takes place... no man can do a gynaecological examination (13)
From China ‘Very advisable to have women doctors, because
of feelings of modesty on (ea part of the patient — not absolu-
tely. necessary’ (17).
From Africa « Native women would never accept treatment
from a man were a woman available, as all their manner of life
and their reticence leads to this preference » (23).
From Palestine « The seclusion of Moslem women (about
7. 5 per cent of the whole) makes it very advisable to have medical
women. Otherwise many of them are out of reach of medical
treatment » (27).
From Egypt « The majority of women (both Moslems and
Christians) dislike going to men doctors. The majority of men
dislike having their women attended by men, especially for mat-
ters of gynaecology » (42).
From the Soudan « The hareem customs among the Moslem
population makes a woman doctor necessary for all women’s
work » (43).
From Canada too, regarding the need for medical women
« As anywhere else — a geat asset, if women doctors are up to
standards and ideals » (15).
A custom which is often commented on, especially as_regards
India, is early marriage. It is noteworthy that, although ten medi-
cal women from India have replied to the questionnaire, none have
mentioned early marriage as an important factor in maternal or
infant mortality. This does not mean that ear lymarriage does not
occur, and’that it, as well as early pregnancy, does not sometimes
lead to deplorable consequences, but it indicates that it does not
bulk largely as a cause of maternal and infant mortality in the gene-
ral population. The cases occasionally seen are distressing enough
to make all medical women champions of the young wives and there
is also some evidence that very early pregnancy predisposes to
stillbirth and neonatal mortality (38). The following extract from
Persia might equally refer to cases seen in India. « Though the mar-
riage ceremony: takes place in many cases when the girl is nine
years old, and the girl lives in her husband’s house, as a rule sexual
connection does not follow until after the first menstrual period.
But it is a geat mistake to believe that Persian girls mature early‘
. they do not do so'at first. Certainly a girl of seventeen may look
AG
as old as an English girl of twentyfive, but that is because she may
have had two or three children. The twelve year old child is often
a little undeveloped creature, she has left school on her marriage
at the age of nine, consequently she is very ignorant. She leads a
very sedentary life, does not know how to play games, and it is
this kind of child who is brought into hospital, her perineum rip-
ped to her anus, following her first sexual conncection with her
husband. She may be literally demented with the shock. Such
cases are not rare » (13). Reference to early marriage is also made
from Palestine as a cause of infant mortality (27) and from Egypt
as a cause of delay in labour (31).
The general habit of life which is so common among the Mos-
lem races is well described in a paper from the Soudan. « The
woman of the Northern Soudan is a lady of large dimensions,
whose ambitions in life are to be fat and to bear children. She
begins life as an adorable brown baby and becomes a slim and
attractive, graceful, small girl with beautiful manners. At the age
of ten her nerves are first undermined by the horrible custom of
circumcision and the tribal marks are cut on her face with a razor.
A short time later she becomes hareem and is a prisoner within the
four walls of the mud compound, She is now being fattened and
prepared for marriage, which, with luck, takes place at fifteen
or sixteen. From twenty to thirty she is so busy bringing children
into the world, that she does not have time to look after those
already belonging to her. Soon after thirty she becomes a grand-
mother and as such she takes over charge-of her daughter’s chil-
dren, whom she looks after well, according to her lights. These
lights, in most cases, consist of allowing them to feed on dates,
native bread, etc. and if convenient, to suck from her own breast.
When remonstrated with, she says « What can you expect, we are
only cattle. » Not only is there an appalling waste of infant life and
health as a result, but also, there is an equally appalling waste of
womanhood » (43).
The practice of female circumcision, referred to -above,
is described in a paper from Nigeria under childbirth. It is also
referred to in a paper from Egypt. It is known to be practised in
some parts of India, or was formerly. A curious custom which
prevails among some tribes in Arabia, is that of sewing up the
vulva before puberty, a track being left for the menses. This may
cause trouble at the first childbirth.
Other factors met with, which have to be contended. with,
are described in various papers as ignorance of the people, poverty
and malnutrition — a writer from Hongkong reports an enquiry,
as a result of which it was found, that a number of people among
whom enquiry was made, had a sum equivalent to three shillings
and eightpence per head, per month, for all purposes. Similar
facts might be given'from India and, no doubt, from other countries.
(2) THE CONDITIONS OF CHILDBIRTH
There is a certain uniformity in the replies to the question-
naire on the subject of attendance in labour. With the exception
of Canada, New Zealand and Japan, all state that the attendance
is mostly by untrained midwives. From the descriptions given,
the Indian dai, the Dutch Indian dukun and the African untrained
midwife (and the untrained midwives of other countries) all bear
a close family resemblance. In Africa « their only qualification
needs to be that of marriage and to be the mother of a child » (23)
In Persia « puerperal sepsis is so rife that the women think something
has gone wrong if they do not get fever following a confinement.
The native midwives of course are at the root of it all, filthy and
ignorant » (13). In India (where the dais often form a hereditary
caste) « unskilled attendance causes death through failure to reco-
gnise abnormalities, unnecessary interference in normal cases and
lack of asepsis » (2). The description of a delivery case in Nyassa-
land would probably read for most of the exotic countries we are
considering :
« The woman is separated from her family and put into a
hut, with the filthiest of rags for clothing and nothing that has any
claim to cleanliness is allowed to touch her. Soap and water are
unknown quantities. Then she is given no food from the begin-
ning of labour until after delivery, with the result that a prolonged
labour results in the mother being doubly exhausted. Naturally
this causes much maternal mortality, which would be higher
still were it not for the saving qualification that they make no vagi-
nal examination. (unfortunately, that saving qualification is not
usually found everywhere, M.I.B.) Any old rag is used to wrap
the new born babe in, often with resulting tetanus and septicae-
mia. When inertia occurs, nothing is done and the woman is then
the victim of the consequence of pressure of the head on the parts
of the vagina. Many a time, one can tear away the labia like a piece
of tissue paper. Intravaginally the results are appalling. If death
does not occur from septic absorption and the vagina heals, there
is either the most distressing vesico-vaginal fistula or such contrac-
tion that the birth of another child is impossible. » (23)
A paper from Sierra Leone says « in the Protectorate women
will not go to hospitals as inpatients — for one thing there are no
women nurses to look after them. They never have men doctors
in their own homes. Confinements take place outside in the « bush »,
superintended by a relative. If the child is not delivered in a rea-
sonably normal time, the women are beaten and cruelly treated.
If there is any abnormality they die, as no doctor, European or
African, is asked to help by the relatives-of the woman.» (23 b)
Antenatal disease is said to be infrequent in China, One writer
says « the women seem very healthy in pregnancy » (16). Another
SAG ara
puts antenatal disease as approximately 2 per cent of the total
morbidity, postnatal disease at 3 per cent, intranatal complications
at.20 per cent and unskilled attendance at 75 per cent (18). Osteo-
malacia is mentioned as present in some parts of the country.
In the other countries, excluding Canada, New Zealand and
Greenland (which does not give particulars) antenatal disease is
said to be more or less common, although some writers consider
the evils of unskilled attendance to be greater.
Diseases known in Europe, such as eclampsia and haemor-
rhage occur. In addition the following are reported Anaemia —
In India this appears as an acute condition in the latter half of
pregnancy, although a similar condition is found, more rarely,
in non pregnant women. It differs from the secondary anaemias
caused by malaria and ankylostomiasis, and is believed to be
connected with nutritional factors. It is at present under observa-
tion. It is a large cause of maternal death in India (5) (8) (9) (zo).
Similar conditions are reported from Malaya (29) Africa (21b) (23)
and Hong Kong (39).
Osteomalacia. — This is reported from many parts of India (2)
(3), etc. and from China (16) (17), also from Egypt, (42), etc. One
case is reported from Tanganyika in East Africa (22). The disease
has been investigated both in India and China. Particulars are
given of one district in the Kangra Valley where an investigation
was made (3). 51 per cent of the people were.affected with some
degree of rickets or osteomalacia, although they had abundant
sunshine.. The diet was poor. This disease sometimes leads to
severe pelvic contraction and consequent difficulty in labour,
stillbirth and maternal death. Owing to the lack of medical aid
the women not infrequently die undelivered. It is said they may
linger as long as eleven days before death relieves them, the un-
trained dais meanwhile exerting all their powers by kneeling on
the abdomen, branding the woman with hot irons, etc., etc.
Kashmir, in the North of India is also severely affected by this
disease, see the little book « Behind the Purdah » by Dr. Kathleen
Vaughan.
In some parts. of Persia there is severe pelvic contraction
among carpet makers. Little girls are sent at an early age to work
in the factories and are required to sit all day in constrained atti-
tudes. It is not stated whether the contraction is a manifestation
of rickets, but many Caesarian Sections are done in the Mission
Hospitals for women (13) (13 b).
Beri beri is reported from South India (6), Malay (29), the
Dutch Indies (11) (12), Japan (25), Hong Kong (39). It occurs
usually inthe puerperium or during lactation, but sometimes
during pregnancy and has serious effects on mother and child.
It is perhaps connected with a deficiency of Vitamin B.
67 —
Sutika, another puerperal disease, is reported from Bengal,
but has not been investigated.
Malaria is a serious complication of pregnancy and labour in
India, Persia, China, Africa and the West Indies. This is especially
emphasized in papers from West and East Africa (23 b) (23).
The former writer says that 85 per cent of the children suffer
from enlarged spleen, and malaria, often quite untreated, is a
large cause of maternal mortality in childbirth and of premature
birth.
Circumcision. — The cicatrization which sometimes takes
place after this operation is by some said to lead to difficulty in
labour. A writer from Kenya says, « the practice, which, in essen-
tials, consists of a cliteridectomy, but which is often accompanied
by the removal of part of the labia minora or even labia majora,
results in a hard cicatrix surrounding the vaginal orifice..... To our
views, of course, it is a stupid and mutilating custom, but to them it
is an integral part of their tribal laws... Circumcision of females to
them is as important as ritual circumcision of the male to the ortho-
dox Jew. Any attempt to prohibit such a practice by law or force
would make the fanatic more fanatical, whereas education would
probably, after two or three generations, lead to its abandonment.
Apart from this, any difficult cases of labour I have seen were
emphatically not the result of circumcision. » (40)
Weight carrying.— This together with diet, is referred to by a
writer from Africa as causing pelvic contraction, the promontory
being forced downwards, owing to heavy weights carried on the
head by young girls. (40).
Other maternal diseases mentioned as contributing to maternal
mortality in different countries are gonorrhoea, syphilis, tuber-
culosis, pellagra, ankylostomiasis, bilharzia and tetanus. Puerpe-
ral sepsis is nearly always mentioned as very common,
The above extracts and remarks make a black picture of mater-
nity, but the following shews another aspect.
« In the North West Frontier Province (India) the Moslem
tribeswomen have hitherto led a nomadic life, or at all events,
a very healthy, out of door, open air, life, of work and movement ;
and one finds very little difficulty of labour among them. It is
usual for them to have their children born even when on the march
and the whole process is over in.a short time, the woman squatting
for it. She cuts the cord on a stone and ties the end with a thread
from her chader, waits for the afterbirth to appear, buries this and
resumes her march. Sometimes she may ride on one of her hus-
band’s camels for an hour or two ». (2)
The evidence of other writers shews that in India, Malay,
and probably. in other exotic countries, labour, uncomplicated,
is easy and quick. Investigations in India and China have shewa
ER
that the maternal pelvis is smaller than in European countries,
but so is the foetal skull. When there is no antenatal disease, the
rapidity of the labour saves the mother from many of the conse-
quences due to environment and unskilled attendance.
As regards statistics for maternal mortality, few countries
have been able to give them. Where illiteracy prevails, vital sta-
tistics must be doubtful. In parts of India and elsewhere, special
efforts have been made to find the incidence of maternal mortality
and the following shew some figures probably substantially cor-
rect.
New Zealand ..... Dans 4.8 per 1.000 live births 1929-30
Canada ots Re eee OAN — — 1926-29
BOMDAY.. 0. D AL OS e ne ee io Re 1929
Calcutta ...,...........,380 — — — — 1926
Madraso ie critics SRO pe en 020;
Murshidabad Dist enquiry 12.0 — — — — 1918-23
Malaya (Singapore) ....... 7.8 — — — — 1928
Trinidad ee ae eres MOD DDR ae ee ee 1923-25
In all the countries under discussion, the first task of the ear-
lier medical women was to organise some kind of nursing service.
In this they sometimes had the assistance of European nursng
sisters. Later, Governments came forward to assist, especially
in the work of training midwives. There are now, therefore; in all
these countries,. especially in the older ones, a number of nurses
and midwives belonging to the country, with a greater or less
amount of education and training, but all very superior to the indi-
genous, untrained midwives.
But the poverty of most of the people makes it difficult for
them to employ educated midwives, even if they were enlightened
enough to see the advantages, which, in most cases, they are not.
Moreover, in these vast areas of country, where educated and
enlightened people are few, or altogether lacking, it is not safe
to send young women to work alone in villages. Apart from that,
in most of these countries women are in a minority, so there is
no class of unmatried women who can make work their first objec-
tive. For these reasons medical women, in dealing with people
outside hospitals, must make all possible use of married women and
must even avail themselves of the sérvices of the untrained midwi-
ves. In India many efforts have been made to train these. women
and the concensus of opinion is that improvement can be effected,
if it is to be in any way permanent, their work must be kept under
supervision. A trained midwife can watch and check the work
- of a.good number. of dais, and such midwives should themselves
be supervised by medical women. To make such schemes really
effective, compulsion must be used and legislation must be intro-
= bg
duced, requiring the registration of all practising midwives and
prescribing penalties for neglect of rules. (2) (8) (ro). Madras has
passed an Act of the kind, regulating the training and practice of
midwives (6) (10). A sitnilar Act is at present pending before
the Punjab Legislative Council (3) and one is under consideration
by the Government of Bombay.
In China, it is stated, a comprehensive scheme for the regula-
tion of midwives’ practice is shortly to be carried out (16) (33).
A training school for midwives was opened by the Central Chinese
Government at Peking in 1929. This is under the charge of two
Chinese medical women, assisted by a Chinese nurse who has the
English C.M.B. diploma. Three courses of training are given (1) a
two years course for those who have passed from the High Schools,
(2) a six months course for those who have passed from the Pri-
mary Schools, (3) a two months course for the practising untrai-
ned midwives. All are taught to conduct cases in the attached
maternity hospital, as well as outside, and the untrained midwives
are allowed to practice under the supervision of a trained midwife
supervisor. They are required to buy a specified outfit. A Mid-
wives Act has been passed, so that compulsion is used to get the
untrained midwives to attend and to follow the rules laid down.
It is the intention to open four other Central Schools in large towns
in addition to 21 Provincial Schools, one for each Province of
China and to train during the next 50 years 100,000 midwives. (33)
In. British Africa the training of midwives is carried out,
as is usually the case in India too, in scattered areas, in existing
maternity wards and hospitals. Some Provinces of British Africa
have passed Acts regulating training and practice of midwives
and others have it under consideration (30).
In Malaya such an Act is in force, applied to the 3 chief towns
of the Straits Settlements (29).
In the Dutch Indies the training of midwives is regulated by
Government, but not their after-practice. Special training schools
for midwives are carried on, under the charge of medical women
12).
In Hong-Kong legislation has been passed, but it is not pos-
sible to enforce it for the whole colony (39).
A writer from India says « it is doubtful whether legislation
can be successful until public opinion on the subject is stronger »
(10). This isa very true remark and several of the writers, who des-
cribe legislation as having been passed in their countries, remark,
that it is as yet only applied to certain localities, or, that it is not
yet fully enforced. (29) (39) (40) (41).
Missions, charitable organisations and Governments have
opened maternity wards and hospitals. which in some parts of
these countries are well attended —- in others few, except.abnormal
cases, enter.
This question of maternal mortality is one of grave importance
and means an enormous wastage of life. In India alone there are
approximately 8.000.000 births annually, and if we take the mater-
nal mortality, as shewn in the Murshidabad investigation, at 12
per 1.000 births, the maternal deaths work out at over 100.000
annually.
(3) INFANT MORTALITY
The rate of infant mortality is not so difficult to ascertain
as that of maternal mortality, but even so, those who have attemp-
ted to supply the information, do it with an element of doubt.
In some of the countries, laws have been passed requiring the regis-
tration of births, and Local Bodies are empowered to adopt these
laws or not as they see fit. Even where such laws are adopted,
they are not always enforced by penalties. In certain of the large
towns of India great efforts are made to get correct vital statistics,
and a special staff is kept who pay house to house visits and so
collect the information. In Singapore, a birth registration certifi-
cate is required for admittance to school and this has been suc-
cessful in greatly improving the registration. In Tanganyika (E.
Africa) efforts are being made to get correct vital statistics by
keeping one area under close observation. Balls of coloured string,
each representing a different class and age, are issued to the head-
men of villages, the people file before them and a knot is made on
the correct string for each person (30). This gives an idea of some
of the difficulties of getting information, where the people are
illiterate and the Government is short of funds.
The fact which tends most to vitiate statistics on infant mor-
tality in such countries is, that it is easier for an infant birth to
escape notice than for an infant death to do so — hence deaths
are recorded and births are not, and the resulting rate of infant
mortality is too high. As vital statistics tend to become more
correct, the infant mortality rate apparently falls.
The following rates are either obtained from the replies to
the questionnaire, or from the Public Health Reports of the coun-
tries in question.
New Zealand ............. 34 per 1.000 births ...... 1929
Canada es Cesena ue eer Oye Svan ST O2
ERA eee en eee De SR ETO08
Malaya (FE MS NE ig AE T020
West Africa Lagos ........ 134 — sd dink 1026
Breetownes tr et te OAy = 1926
East Africa Kohama (Tang.) 258 — Lier 102
Palestine +56 ones 2 i 180 RC
JAPAN A oe oe cies sue ee AO
ty . eee eee 1929
VERMA ns
, 325 tees O30
E lel
tek elles]
In most of the countries the infant mortality during the first
month is estimated as one third to one half of the mortality for
the first year.
Where statistics are so unreliable and medical certifica-
tion of death is lacking, except in a few cases, it is not possible
to get much definite information as to causes, but nearly every
paper expresses the opinion that infant mortality is high. Different
writers mention as causes, difficult childbirth, ignorance of mo-
thers, prematurity. Tetanus is given as a cause in China, parts
of Africa and parts of India, beri beri in Malay, the Dutch Indies,
parts of India, parts of Africa and Hongkong. Malaria is refer-
red to, especially in Africa. Of the Gold Coast it is said « malaria-
indirectly - is probably the great cause of infant mortality,
because of the very severe anaemia which accompanies it in ba-
bies » (21 b). Of Sierra Leone it is said «the cause of deaths, ;
either directly or indirectly, in the majority of cases appeared to
be malaria... 85 per cent of school children had enlarged spleen »:
(23 b). The importance of premature birth as a cause of neonatal
death is put forward and the suggestion made that it may be con-
cerned with a nutritional factor (38).
The movement known as Maternity and Child Welfare for
the prevention of disease in mothers and children has only opened
out in exotic countries during the past 15 or 20 years. In some
cases it began by the efforts of medical women in connection with
their hospitals, while in other cases it was commenced by lay
workers. ‘
In India, after a number of scattered beginnings, a School
for training Health Visitors was opened by a voluntary Association
in Delhi in 1918. There are now 7 such Schools in different parts
of India and many Indian and Anglo-Indian Health Visitors are
in charge of centres in different parts of the country, although
the number is small compared to the population. There is a diffi-
culty in getting the people and sometimes the employers to realise
that prevention is the object of the movement and that treatmer.t
should form no part, except in special clinics under qualified men
or women. Otherwise the centres tend to become inferior dispen-
saries and there is a danger that Governments and Local Bodies
may employ Health Visitors for medical work because they are
cheaper than medical women. The work is largely carried on by
lay organisations with occasional grants in aid from Governments
‘ or Local Bodies. The Association of Medical Women in India has,
for some time, been trying to secure that a medical woman should
be appointed as Assistant Director of Public Health in each Pro-
vince, to organise and co-ordinate Child Welfare work. This has
recently been carried out in the Madras Presidency. In the United
Provinces a medical woman holds a somewhat similar position.
In the Punjab a trained and educated Health Visitor is in charge of
the Government School for Health Visitors. She also travels
through the Province inspecting and reporting on the work of
the passed Health Visitors who are working in centres assisted
by Government. The Punjab Government gives generous finan-
cial aid to Local Bodies which undertake this work. With the excep-
tion of these three Provinces, however, no women are appointed
by Government to direct Child Welfare activities. Two of the
most important All India voluntary Associations for Child Welfare,
the Lady Chelmsford All India League and the Indian Red Cross
Society have recently agreed to join forces and to form a joint
Bureau of Maternity and Child Welfare under the control of an
experienced medical woman. Her authority will, of course, only
extend to the work assisted by the two organisations, but it is hoped
her influence will be great.
In China, Child Welfare work is being carried on in connec-
tion with some missions and also by Government and some Local
Bodies. There are 2 Child Welfare centres in Peking — one in
connection with the Union Medical College, the other under the
Municipal ty and run by the medical women of the Midwives
School already described. Both are very successful (33).
In Malay and in Africa, Child Welfare work is carried on
both by Missions and by Government.
In Palestine, the work was begun after the war by Jewish or-
ganisations and other communities, seeing the good results, follow-
ed suit. Government now also carries on centres, but employs
` no medical women. It has been urged to appoint a medical woman
especially for the supervision of newly trained midwives, but so
far has not done so (27).
In Egypt, Infant Welfare work is carried on by Government
as well as by Missions (31).
In Trinidad, it is carried on by Government, and charitable
organisations (41), in Hongkong chiefly by charitable organisations,
but Government is said to be maturing plans for its furtherance. :
In the Dutch Indies, Persia and Greenland, infant welfare
has not yet developed to any extent:
Although, as has been shewn, infant mortality rates are believ-
ed to be high in all these countries (leaving out of consideration
New Zealand and Canada), no general investigations have been
made by their Governments to throw light on the causes. Excep-
tions to this, to some extent, were the investigations at Murshi-
dabad in Bengal and at Kahama in Tanganyika, where definite
areas were or are being kept under special observation, These
investigations, however, were not undertaken specially to throw
light on infant mortality (though they may do so), but rather,
to verify vital statistics. No medical women were, or are, employed
in connection with them. Other enquiries of that nature would be
of great value and would lead to better results for money spent
on Maternity and Child Welfare. But, as so much of the infant
mortality is due to domestic conditions and to pregnancy diseases,
it would be far better if medical women were employed to make
the observations. A small enquiry of this nature has been under-
taken in the Punjab during the coming year by Mrs. Curjel Wilson,
M. D. A rural area and an urban area will be kept under close
observation for a definite period, all cases of infantile disease
noted and the causes of death, as far as possible, investigated.
Mention should be made here of the « Save the Children
International Union » which in June last held a Conference at
Geneva on the welfare of African children. More detailed infor-
mation on infant mortality in Africa can be obtained from the
papers read there, which are shortly to be published.
(4) VENEREAL DISEASE
It is always difficult to estimate the incidence of venereal
disease in a community and it is more so in these exotic countries,
where facilities for treatment are few. Some writers refer to the
recently published report on stillbirth in India by Dr. Christine
Thomson (5) (10). This gives the positive rate of a large series of
women in a Madras Maternity Hospital, where the blood was
tested by Wasserman’s method, as 12.5 per cent in comparison
with 9 per cent in a similar series in Glasgow (Scotland). The pa-
thological examination of stillborn foetuses shewed 18.5 per cent
« certain » or « probable » syphilis as compared with figures ranging
from 9.5 to 17.5 per cent from England. It is to be expected,
however, that in India and the other exotic countries with which we
are dealing, venereal disease would be greater in seaport towns
like Madras and less in village areas. Also, that it would be greater
in some tribes and communities than in others. Most of the replies
to the questionnaire pass over the question of incidence without
reply, but the following extracts shew that in some cases it is a
serious problem.
From India « I still remember a very sad episode this spring,
when we had to send a bunch of 14-16 women and children back
to their village in Swat because we could not afford to give them
more than two salvarsan injections each, with the other routine
treatment, as they could only pay two rupees per head for the
grown ups for treatment, stay and all..... most of them had secon-
dary, very painful eruptions in their throats and some were ter-
tiary. A young woman was pregnant in the 6 th month..... They
told me that many people in their village suffered from this di-
sease » (35)
From Egypt « I know of one or two villages where practi-
cally every inhabitant shews signs of specific disease and nothing
is being done (31)
= 14
From Persia « Most women have had either syphilis or gonor-
rhoea, the rarity being to find a man who has not had some form
of venereal disease at one time or other. There is no reliable evi-
dence of the rate of incidence among women and children. The
Zoroastrian Moslem villager and tribespeople are the cleanest li-
ving people in Persia and one does not meet with so much venereal
disease among them as among the Moslem town dwellers. » (13)
From West Africa « Many consider syphilis to be of major
importance (in causing antenatal deaths) » (32)
« In two of the three native locations round Nairobi are num-
bers of detribalised women — their one resource lies in prostitu-
tion. In the reserves, of which I have no practical experience,
the incidence of V.D. varies with each tribe. (40).
Those who have replied about venereal disease agree that in
all countries there are very few facilities for the treatment of women
— that is, very few clinics under medical women. Such are found in
Canada and New Zealand, a very few in India, at least one in
Singapore, some in Africa, one in Trinidad. Noothers are reported.
Medical women in Mission and other hospitals have in
many cases taken special courses of instruction in modern methods
of treatment for venereal disease and are competent to carry it out,
but are much hampered by the cost of the drugs, their patients
being, as a rule, too poor to contribute (35) (37). One instance is
related where adequate grants are received from Government (5)
` and one where a small grant was received from the Red Cross (35)
But most of these non-official medical women receive no encoura-
gement to treat venereal disease or to assist with propaganda.
The high cost of the drugs is increased in some countries by a
heavy rate of duty.
(5) MISCELLANEOUS NEEDS
Under this heading comes research, especially in connection
with childbirth and infant mortality, also in connection with.
women’s industries. There is also medical inspection of school-
children, employment in connection with jails and mental hospitals
and administration.
In New Zealand some research has been carried on by medical
women working under the Health Department — « A survey of
the menstrual function of Training College students and senior
High School girls » by Dr Grace Stevenson, « Postural deformities
of New Zealand School Children » by Dr. Mary Champtaloup.
There has also been a recent enquiry into Stillbirth and Neo-natal
death by Dr. C. N. Hector.
In Canada it is stated there are opportunities for women under-
taking research « to some extent ». A report on Maternal Morta-
lity in Childbirth was published some years ago by Dr. Helen Mac-
Murchy.
In India women are employed as temporary workers by the
Indian Research Fund Association, but not on a permanent footing
as is the case with men. Funds were also made available by
Lady Irwin, the wife of the late Viceroy. Research has been done
on anaemia of pregnancy by Dr. Lucy Wills and others, on osteo-
malacia by Dr, Curjel Wilson, Dr. Lucy Wills, and Dr. Grace
Stapleton, on early infant mortality and maternity conditions of
industrial workers by Dr. Margaret Balfour and on Stillbirth and
Neo-natal death by Dr. Christine Thomson. An account of the
last has been published as a special report and the progress of the
others have been given by articles in the Indian and British medical
press during the past five years.
Reference has already been made to the « Save the children
International Union » and its recent conference. A report on Infant
Mortality in West Africa was read by Mrs. Blacklock, M. D.,
and has been printed.
No further research has been reported in the answers to the
questionnaire although, no doubt, articles by medical women
appear from time to. time in the Journals of the different countries.
India is rapidly becoming an industrial country and women are
being employed in increasing numbers in China, Africa, Malay
and Japan. In 1922-23 an enquiry was made into the conditions
of the jute and cotton industries, so far as women were concerned,
by two medical women in India, who were loaned, for the purpose,
by the Women’s Medical Service. At the present time two medi-
cal women are employed in connection with factories in India, one
with the status of factory inspector in Bombay, the other in con-
nection with welfare work in Nagpur. There are also some welfare
centres in factories under Health Visitors (although very few).
In Bombay two non-medical women investigators are employed
in a subordinate capacity to collect data regarding the family
life, etc. of workers. Considering that India employs something
like 250.000 women in factories alone, this is an almost negligeable
provision.
Medical women are employed in school inspection in India,
China, Malay, parts of Africa, the Dutch Indies, Hongkong and
Trinidad, but it is stated, not to anything like an adequate extent.
School inspection is often begun by missionary societies in connec-
tion with their schools and afterwards introduced by Government
and Local Bodies.
No employment of medical women in connection with jails
is reported from any country. One is reported to be employed in
the Mental Hospital, Lahore (3).
One of the most important questions affecting women’s medi-
cal work is that of organisation or administration. The heads of
all Governments are men, their Councils are composed of men
and the heads of the medical departments are men. They have little
ro
opportunity of getting to know the habits and customs of the wo-
men of a country and little experience of the best way to improve
them. It is sometimes difficult for medical women working in the
less important posts of a service to represent their needs and espe-
cially to press for some important change, which they are aware
will greatly improve their results. If they give trouble and especially
if they fight for anything they feel strongly about, a black mark
is apt to be put against their names, It is therefore of great impor-
tance that women, and especially medical women, should be asso-
ciated with the Governments of all countries, either to advise
upon, or to organise, medical and preventive work among women
and children.
At the present time, in Canada, a medical woman is Chief
of the Division of Child Welfare. In India a medical woman admi-
nisters the Women’s Medical Service. Other women sit on its
Governing Body, but there is no woman connected with the Medi- .
cal or Public Health Department of the Government of India or
attached to the India Office in London. A medical woman holds
the position of Superintendent of Medical Aid to Women in
the United Provinces and another is Assistant Director of Public
Health in Madras — otherwise no medical women are attached to
any of the Provincial Governments in India. In one of the large
Indian States a medical woman was, some years ago, appointed
Principal Medical Officer, to inspect and administer all medical
institutions in the State. She was not relieved of her other duties
and the work proved too much, so the Department is now admi-
nistered by a Committee of three, of whichshe is one. Quite recent-
ly a medical woman has been appointed a member of the Colonial
Advisory Medical and Sanitary Committee of the British Colonial
Office in London. In the Dutch Indies a woman has been appoin-
ted Vice Director of the Pasteur Institute.
With these exceptions, no women are reported as holding
posts which would give then opportunity for organising work among
women and children and remedying abuses which are sometimes
apparent. DASA ;
It will be well here to epitomise the replies given to the last
question — « Has the presence of medical women facilitated the
creation of new services well received by the population (hospitals
for women and children, maternity hospitals, dispensaries and
consultations for women and children) ¢ Do you consider that
the activity of medical women has improved the hygiene of the
woman and child ¢ Can you furnish proof of this by statistics. or
otherwise $ »
The answer to the first of these questions is nearly always a
simple affirmative, One or two reply more fully — « Yes, the expan-
sion of these services has been almost entirely due to the presence
of medical women in India » (10).
«I consider that the presence of women medicals in this coun-
try has undoubtedly saved the lives of numbers of women and chil-
dren and by all thinking Persians this is generally acknowledged
and appreciated » (13).
The answer to the second question, when given, was usually
in the affirmative, but with a rider that no statistics were available.
There is only one dissentient who thinks that medical women in
India have had so much work in hospital that hygiene is considered
a side issue. Also, that they have no assistance in the school or
the home. When teaching in hygiene is given in the schools,
the pupils going home find the conditions so bad, the majority
do not attempt to be hygienic (5).
In contrast to this — « The improvement in hygiene is at
self-evident fact. Adequate proof is not easy to supply, but infant
mortality decreases where there are proper Child Welfare schemes,
e.g., in Madras, the infant mortality rate for the whole city was
256.6, while that of children under the care of the Child Welfare
scheme was 171.6 in 1929 » (10).
From the Dutch Indies — « I am convinced that the activity
of medical women has improved the hygiene of the native woman
and her child, also when they give teaching to native girls. I cannot
furnish proof of this by statistics, but..... I could tell you a great
deal about my experiences in this matter » (12).
From Canada — « Statistics $ How could one ¢ Still it is true,
They (medical women) go more into detail of cause and effect.
care more for the individual child. As school inspectors and cli-
nic heads they put everything possible into salvaging the child
brought to their notice » (15).
From Africa, where much of the medical work has started
recently, one reply says « Too soon to judge yet » (21). Another
says « After 5 years, the result of the work has been that personal
hygiene is taught in all elementary schools. Teachers attend classes.
on hygiene and all school children must pass an examination in
hygiene. The general superficial hygiene of the children has im-
proved, e.g. there is less chigger flea infection — more cleanliness.
of the body — an active interest in exterminating mosquitoes.
Apart from this, the diseases from which the children suffer re-
main unaltered as they were not treated until 1930 » (23 b).
From Nyassaland — « The women who work there, find that
their work increases very quickly and more and more women are
coming to be treated, especially in V.D. and maternity. There is
every evidence too, that these poor women are beginning to apply
the knowledge that is taught them and we look forward to a much
reduced maternity and infant mortality deathrate. (23)
We now come to the question — how is the need for medical
women being met ¢
In Canada and New Zealand the conditions are practically
R S
those of Europe. Education is universal, the population are mostly
Christian in religion and medical women engage in private prac-
tice, while a few hold Government appointments and are treated
on similar terms with men.
In all the other countries, except Greenland, medical women
are working in connection with Christian missions. There are
229 such women with degrees or diplomas of the British Empire,
of whom 155 are working in India, and there are others, though
fewer in number, holding degrees and diplomas of other nations.
Those who have replied to the questionnaire say, the conditions
of their work are satisfactory, in so far as they are treated equally
favourably as their male colleagues and have freedom to organise
and develope their own work, so far as funds permit, They speak
of the great interest of the work and of the urgent necessity for
more workers if the needs of the women and children are to be
met at all adequately. In India they are usually in charge of, or
attached to, separate women’s hospitals with a staff of women
nurses. In China, Persia and Africa the hospitals are usually mixed
and the medical woman is in charge of the women’s wards.
With reference to Government service, in West and East
Africa and Malay, medical women are employed on the same
terms as men, at least at the beginning of their service. In West
Africa 16 women are employed, mostly on Maternity and Child
Welfare work, in East Africa 5 and in Malay 19, some being enga-
ged in Maternity and Child Welfare and some in taking charge of
the women’s wards in general hospitals. After a few years service
promotion is made by selection, not by seniority, and up to the
present, only men, and not women, have been so selected. The
tendency, so far, is for the women to be left in the lower grades
where the work is less responsible — major surgery, for instance,
is done by the senior surgeon and the large general hospitals will
be under male superintendants. It must be remembered, however,.
that it is only of recent years that women have been admitted
to these Colonial Services and that few have served long enough
for promotion to the senior grades. (21) (21 b) (23 b).
In India, women are not admitted to the Government ser-
vice (Indian Medical Service), but a grant of Rs 3.700.000 is paid
annually by the Government of India to the Countess of Duffe-
rin’s Fund for the carrying on of a Women’s Medical Service.
This consists of 47 medical women and is administered by a medi
cal woman Chief Medical Oficer, selected at intervals from the
ranks of the service. The members of the service are appointed
to the charge of separate women’s hospitals in different parts of
India and also staff a medical college for Women students and part
of a medical school for women sub-assistant surgeons. The pay
is less than that of the men’s service, especially in the senior grades,
There is no pension, but.a Provident Fund. The-higher posts are
M
all filled from the ranks of the service and there is plenty of oppor-
tunity for obstetric and surgical work. During 1930, 1410 abdo-
minal operations were performed by the medical women of this
service (2) (3) (5) (8) (34).
In addition to those in the Women’s Medical Service, a few
medical women are employed by Provincial Governments, usually
to take subcharge of the women’s wards in general hospitals.
These are often of the grade of sub-assistant surgeon (3). In Madras
it is stated that the rates of pay and provision for pension are the
same as for the men, but the senior posts, which carry the higher
pay, are very seldom accorded to women (5).
In the Dutch Indies, women are appointed to the Govern-
ment medical service on the same terms as men. They take charge
of the women’s wards in the general hospitals or of Schools for
training midwives. They are not as a rule appointed to the higher
posts, but there is no fundamental restriction (12).
In Greenland, a medical service is provided by the Danish
Government and women are admitted to this on the same terms
as men. Since 1908, 5 medical women have been employed at
one time or another. The work is partly done in hospitals for men
and women and partly by travelling round the coast by boat,
carrying medicines. Midwives are also trained (24).
In Persia, there are no women in Government medical service,
nor are any Persian women yet available for medical education.
In China, some medical women are employed by Government
on the same terms as men, especially for the training of midwives
(33).
In Egypt, a few medical women are employed by Government,
chiefly in school inspection (42).
In Palestine, there are, so far, no medical women in Govern-
ment employment.
A fair number of Indian, Chinese and Japanese women
study and practise medicine. In the Dutch Indies the first indi-
genous medical woman passed out of the Batavia College a few
years ago. Some have passed from the Singapore Medical College.
One or two Egyptian medical women have qualified in England —
since the last two years women have been admitted to the Medi-
cal School in connection with Cairo University and now 5 or 6
are studying there (42).
Co-education is the rule in Canada, New Zealand, the Dutch
Indies and Malaya.
In China and India there is co-education in some parts and
separate women’s schools and colleges in other parts.
In Japan there äré separate medical schools for women (25).
In Palestine there is an American Medical College at Beyrout.
Women have only recently been admitted and none have, so far,
passed out (27).
aes Ysa
The following are the dates given when the first medical
woman began to work in the different countries.
India....... 1869 first Indian medical woman 1886
China kass. 1876 — Chinese — — 1913 (Peking)
New Zealand 1896
sn Persia tera os 1897
Dutch Indies 1908
Greenland .. 1908
Tanganyika . 1913
Nyassaland . 1923
Nigeria..... 1925
rinidad ATOS
Eoy ieena 1921 about
The Soudan. 1926
In the older countries, such as India and China, a fair number
of medical women are in private practice, but almost entirely
in the larger towns. As a general rule the people are too poor and
not sufficiently enlightened to make private practice possible
in the villages. This touches on an important question, the crying
need for medical women in village areas, but one which is too
large to embark on here.
The information shews that in all these exotic countries efforts
have been made to provide medical aid by women and that mis-
sions, especially, hdve done inculculable service ; but in all these
countries there are still immense tracts without medieal women
and many millions who have no opportunity of consulting their
own sex, even if any medical assistance is available for them.
Full opportunity is given in the older countries such as India
and China also in Malaya, Japan and the Dutch Indies for the
medical education of women. At the Peking Union College, a
years intern appointment is given to each student before gradua- `
tion, (33) and in the Singapore Medical College each has a house
post after graduation (29). One of the writers from India speaks
of the lack of hospital appointments for young medical women (7).
` The countries where education is more backward confine
themselves to the training of midwives, nurses and health visitors.
\
PART II )
Suggestions as to how the work and usefulness of medical women
can be improved have been made by many writers and are epito-
mised as follows :
(the figures refer to the names of the writers in the appendix)
(x) India
The provision of laboratory technicians.
HU Coe
(2) India
The education of the people.
Organised welfare in villages.
Multiplication of training schools for health workers and
maternity nurses.
Introduction of rational courses of hygiene into school curri-
cula.
Abolition (gradual, perhaps) of the lower qualification of
sub-assistant surgeon.
Persistent, organised efforts to get registration of midwives
and doctors.
Improvement in the standard of education of nurses and
midwives.
(3) India
To employ the personnel of the Women’s Medical Service
in a few hospitals, completely organised with specialist depart-
ments, instead of in the 21 present incompletely staffed and
equipped establishments, `
(6) India
Staffing all women and children’s hospitals with qualified
medical women ; opening more antenatal clinics and infant wel-
fare centres in the country ; the representing in the Public Health
Department of more women doctors; the improvement of the
existing system of school medical inspection; the appointment
of women doctors in the executive department of the medical
service, who will be responsible for the service conditions of women
doctors employed. Medical women are needed in factories,
police staff, jail and mental hospitals.
. (7) The Women’s Medical Service should encourage higher
studies and give importance to higher examinations of the Local
Universities, as criteria for promotion to the senior service. In
the absence of any other highly organised services, the tendency
is more and more for women to settle into general practice in a
large town. Bombay, for instance, is overctowded with general
practitioners. The services of some of these could be very well
utilised by having centres for medico social work in large villages,
which will form a nucleus for a group of villages all around. It
is only when some such scheme is organised that medical relief
to the masses will be brought well within their reach.
(8) India
A six months course for women doctors in Preventive
Medicine and Welfare work with diploma equal to D.P.H.
Free medicines for treatment of syphilis.
‘At least two women doctors associated at each centre.
Means for extension of medical work to villages.
` Postgraduate courses for women doctors.
Oa
(10) India
The employment of medical women to direct both
curative and preventive work for women in each Province.
This would raise standards, create new developements and
is essential for the real advancement of the work.
Greater financial support to improve buildings, perfect
equipment, permit of employment of more staff, etc.
Institution of postgraduate courses and the systematising
of house surgeons appointments.
Expansion of Child Welfare work, medical inspection of
school children, factory inspection and pure research.
Any measure which would increase the literacy of women
in India would increase the scope of medical women’s work (a)
by providing for the possibility of increased staffs of nurses, dis-
pensers, etc... and (b) by rendering it possible for women to take
fuller advantage of the available medical aid.
(12) Dutch Indies
By establishment of hospitals (maternities) under the di-
rection of medical women, where midwife training is practised
and from where obstetric assistance is given to pregnant women
and those who cannot come to hospital. Government does not
establish such hospitals, but is, as a rule, willing to subsidise
missionary or other organisations by paying one fourth of esta-
blishing costs and one fourth of working expenses. So if any orga-
nisation could give the money, there would be blessed work done.
Of course it would be useful if investigations could be under-
taken by medical women concerning pregnancy diseases, child-
birth and infant diseases. Also propaganda work for health,
such as was formerly successfully undertaken by the Rockefeller
Foundation.
Propaganda for skilled attendance at childbirth would be
a splendid enterprise.
(13) Persia
A state medical service for women and children, thorough-
ly organised and equipped.
Training nurses and midwives.
(16) China ;
Much might be done after Government is more settled.
(18) China
The Medical Women's International Association can do
much, if it shews that its purpose is to get the medical women of
the country to contribute, with the object of bringing medical
women of the ‘world together.
Ra
(19) ; (20) China
More hospitals and scholarships for women medical
students and doctors.
(21 b) Africa
These colonies need masses of African women with some
such training (nurses) to permeate the whole of it ; for mar-
ried or unmarried, they would slowly raise the whole standard of
village and household hygiene. Disease is so prevalent that it is
not the placé or time to consider specialising into things like
child welfare nurses and so on. What is needed is lots of nurses
with a good all-round training, capable of coping with the sick
of all ages and classes.
(22) Africa
Bringing in Government employment.
(23 b) Africa i :
Owing to the present financial state of the country, no
development of medical work of any kind can be contemplated, in
fact, retrenchment of existing services has occurred. j
(31) Egypt
Medical Colleges, preferably Christian institutions like
those in India and China, where medical women who are fitted for
the task should act as Professors and Lecturers for the medical,
nursing and maternity training of Egyptian women.
(42) Egypt
A great many more medical women are needed.
The population, as a whole, receive women doctors gladly.
(32) Africa
Research, to discover the precise causes which produce loss
of child life.
A larger number of specially qualified women doctors.
Voluntary organisations might be extended for Child Welfare.
Co-operation of all classes, voluntary workers, educationalists,
administrators, commercial and missionary authorities.
Systems by which the native administration, that is, the people
themselves, are encouraged to build their own child welfare insti-
tutions, as in Northern Nigeria.
The majority of the people whoh ave profited by child wel-
fare belong to the town population. These people have become more
or less detribalised and accept hospitals readily. But the case is
very different among those. who keep to their tribal laws and
customs and rites. Hence we must work in close co-operation with
the anthfopologists and so modify our hospitals and the methods
to be used by the midwives, that they may be more appropriate to
the needs and feelings of the people, whom they are meant to benefit.
Sympathy and personality are of the greatest practical value.
(39) Hongkong
Further supervision of infant feeding and the running of
more V.D. clinics for women.
(40) Africa. Kenya
I am certain Government is fully cognisant of the need
for education and instruction of native women, and I am equally
. certain that at present enthusiasm should be accompanied by very
detailed consideration of present circumstances and by a true
knowledge of native needs and capabilities in the future.
Probably all these suggestions are of value. Some of the writers
remind us that we must not expect progress in the present disor-
dered political situation in China and India and that in most of
the countries the fase situation is too bad to allow of additional
expenditure.
Several questions, which might be of importance -to all coun-
tries, either now or in the future, seem to arise out of these sugges-
tions.
1. — Nearly all the writers speak of the need for more medical
women, either directly, or indirectly by proposing to extend the
activities. One asks that they should be « specially qualified »
The preceding pages have shewn that there is, in exotic coun-
tries, a great field for medical women and one which is, as yet,
very inadequately filled. There is firstly, what may be called the
essential services of obstetrics and child welfare, and secondly,
general medicine and surgery, especially gynaecology, administra-
tion, research, school work, etc..., etc. In these exotic countries
the provision of medical women, not only relieves suffering, but
helps to produce a better standard of health and to keep intact
the principles of morality, in which many of the inhabitants have
been brought up. Workers should have the best professional
training and should have practical experience of their special
branch of work before going out, as consultations are often impos-
sible. In addition, it has been suggested that medical women going
to exotic countries should attend some special course of a socio-me-
dical nature, so that they may get some knowledge of the special
habits, customs, beliefs and diseases which they are likely to meet
with, and a lack of understanding of which may spoil an otherwise
successful career. Such courses do not now exist and would have
to be organised.
2. — When Governments undertake to provide women Joe
tors should they be in a special service or- should they form part
of a common service for men and women ¢
re
The present situation as regards this question has been shewn.
In most countries the number of women employed by Governments
has been so smail that the feasibility of forming a separate ‘service
has not been considered. But, as the numbers employed increase,
and as the women become older the question of their promotion
to the senior posts is bound to arise. The senior posts, in all ser-
vices, include those of Inspectors General and Superintendents of
large general hospitals for men and women. Is there any likelihood
that promotion to these posts will be given to women ¢ Would
it be possible to create some similar posts for inspection, etc. of
women’s work, to be held by women ¢ Or is it better, when num-
bers permit, to form the women into a separate service with women
administrators ¢
3. — When women are employed by Governments in coun-
tries such as India, where separate hospitals for women are advi-
sable, is it best to scatter them as widely as possible, so as to relieve
the largest possible number of people, or to collect them at a
smaller number of centres, requiring each to specialise in certain
directions ¢ This question will be seen among the suggestions.
It was discussed at the meeting of the Northern Division of the
Association of Medical Women in India in 1929 and the meeting
was in favour of the smaller number of centres. At first sight it
seems advisable to relieve as many people as possible, but it is a
fact that a medical woman, working alone with a poorly trained
assistant and nurses unable to take responsibility, may accomplish
very little. She has to employ herself in tasks which a less highly
educated person could do equally well and she constantly feels
that she could do more in a better hospital with colleagues and
special departments, allowing for more complete investigation.
Such hospitals might be centres for research and postgraduate
work and might serve as consultants for smaller women’s hospitals
in surrounding areas. No doubt in the earlier years it is necessary
for medical women to go as pioneers and work alone, but as con-
ditions become more settled and the people become at once more
appreciative and more critical, would Governments be doing
better to establish several medical women in one place and try
to ensure a high standard of modern work and accomplishment ¢
APPENDIX
(t) Dr C. I. Kipp, India.
(2) Dr A. Pennell, India.
(3) Dr Curjel Wilson, India.
(4) Dt M. V. Webb, India.
(5) Dr O’B. Beadon, India.
(6) Dr M. Reddi, India.
(7) Dr J. Jhirad, India.
(8) Dr B. C. Oliver, India. _
ols 96
(9) Dr C. E. Jameson, India.
(10) Dr R. Young, India.
(11) Dr E. Hang, Dutch Indies.
(12) Dr N. Stokvis Cohen Stuart, Dutch Indies.
(x3) Dr S. G. A. Henriquez, Persia.
(13, b) D" L. Piggott, Persia.
(14) Dr H. Mac Murchy, Canada.
(15) Dr M. L. Hanington, Canada.
(16) Dr A. Cowan, China.
(17) Dr L. W. Forman, China.
(18) Dr I M. Miller, China.
(19) Dr A. Vogt, China.
(20) Dr M. Mortensen, China.
(22) Dr H. S. Keer, Africa West.
(21. b) D! Russell, Africa West.
(22) Dr M. N. Henry, Africa East.
(23) Dr E. Mc Currach, Africa East.
(23. b) D! M. Mc Dowall, Africa West.
(24) Dr G. Christiansen, Greenland.
(25) Dr T. Inouye, Japan.
(26) Dr S. Sinclair, New Zealand.
(31) Dr E. M. Taylor, Egypt.
(32) Dr M. Blacklock, Africa West.
(33) Dr R. Yang, China.
(34) Report Countess of Dufferin’s Fund, India.
(35) Dr Bramsen, India.
(38) Dr M. I. Balfour, India.
(39) Dr A. Mc Elvery, Hongkong.
(40) Dr M. M. Shaw, Africa East.
(41) Dr E. Wharton, Trinidad.
(42) Dr C. A. Stuart, Egypt.
(43) Dr E. Whidhorne, Soudan.
Author’s note:
I have also to acknowledge most interesting papers from :
Dr E.-J. Davies, Korea.
Dr R.-S. Hall, Korea.
Dr Valeria Parker, United States.
Dr Ida Scudder, India.
which unfortunately arrived too late to be included in this report.
RAPPORT
SUR
Le Rôle de la Femme Médecin dans les Pays Exotiques
PAR
Madame le Docteur POLI-GARNIER
Médecin-Chef de la Clinique Indigène d’ Alger
Rapporteur Général (Algérie)
Il n’y a pas encore de femmes médecins dans toutes les villes
coloniales. C’est une lacune, qui je l'espère sera comblée un jour.
Les femmes médecins installées aux colonies ont exactement les
mêmes devoirs que leurs confrères masculins. Les unes exercent
librement leur profession et ont une clientèle importante, d’autres
sont fonctionnaires , d’autres encore s'occupent d'œuvres chari-
tables et très peu nombreuses sont celles qui ne s'occupent que
de leur clientèle privée.
Au Maroc le nombre des femmes médecins se répartit ainsi :
Casablanca 4 femmes médecins dont 2 fonctionnaires.
Mazagan 1 femme médecin fonctionnaire.
Marrakech 3 femmes médecins fonctionnaires.
Les femmes médecins fonctionnaires employées par le ser-
vice de santé du Maroc n'ont aucunement un Code et des lois spé-
ciales, Elles jouissent des mêmes indemnités, reçoivent les mêmes
traitements et ont une caisse de prévoyance et un régime de re-
traites identiques à ceux des médecins hommes. Comme ces
derniers, elles sont employées dans les hôpitaux ou les laboratoires.
A Casablanca, l’une est chargée du Service des femmes et de
la maternité indigène. A Marrakech deux femmes sont à la Mater-.
nité, L’une, Madame le docteur Legey est médecin-chef, l’autre
médecin adjoint. Une troisieme est chargée du Laboratoire de
microbiologie,
Les services dirigés par des femmes sont au point de vue
financier traités de la même façon que ceux dirigés par des hommes.
Il y a du reste une tendance à placer tous les services sous le même
régime administratif, et la gestion financière est confiée à des
économes qui sont des employés du service des finances.
Les femmes médecins sont sur un pied d'égalité absolue
avec leurs confrères et ont une indépendance complète. Elles sont
maîtres de leurs services ; elles peuvent y faire toutes les opérations
et les interventions que leur spécialité ou leurs connaissances mé-
oe
dicales leur permettent de faire. Elles peuvent accéder a tous les
postes en rapport avec leurs aptitudes professionnelles. Les condi-
tions de travail ne sont pas au Maroc exactement les mémes que
dans la Métropole, en ce sens que tout le temps est donné au ser-
vice du protectorat et que les médecins fonctionnaires, s'ils payent
quand même patente, ont très peu de temps pour faire une grosse
clientèle. Les traitements donnés aux médecins par l’Administra-
tion marocaine leur permettent de vivre honorablement.
Il n’y a aucune école de médecine au Maroc. Quelques fem-
mes ont été placées. comme internes dans les hôpitaux en fin
de scolarité à Casablanca et à Mogador. Deux d’entre elles ont été
recrutées par le Protectorat comme médecins du service de santé.
En Algérie comme au Maroc la femme médecin peut trouver
une situation officielle qui lui permette de vivre honorablement
sans exercer de clientèle privée. Très peu de places lui sont ce-
pendant réservées. Les postes des administrations occupant un
personnel féminin important tels que les Postes et les Chemins de
fer sont occupés par des médecins hommes. Une seule femme,
avec une vingtaine de confrères masculins, est Inspectrice des
écoles publiques. Le service des Enfants Assistés est confié à
des médecins hommes. Une femme est chargée par le Protectorat
des Enfants du 1°" âge avec des confrères masculins. Depuis
quelques années les femmes peuvent être nommées médecin de
Colonisation. Le recrutement en est habituellement fait par con-
cours mais la pénurie de candidats a permis ie recrutement sur
titres. Le rôle de ces médecins est extrêmement chargé et il leur
faut une santé et une endurance robustes pour en assumer toutes
les charges.
Les médecins de colonisation donnent leurs soins à tous les
malades de leur circonscription qui est souvent très étendue ou
très accidentée ; ils les donnent gratuitement aux indigents. Ils
doivent se faire présenter les enfants assistés pour se rendre comp-
te de leur état de santé, doivent faire des tournées périodiques’
dans les Douars, sont chargés des transports judiciaires, autopsies
et expertises médico-légales, surveillance des filles publiques,
vaccinations et revaccinations, visites des écoles, en un mot, ils
veillent d’une façon générale au maintien de la santé publique
dans toute l'étendue de la circonscription qui leur est confiée.
Dans les villes importantes il a été créé des Cliniques indi-
gènes pour les femmes et les enfants indigènes. Ces postes sont
réservés aux femmes médecins. ,
Il n'est accordé à celles qui dirigent ces cliniques qu’une
indemnité insuffisante par rapport au temps consacré et au travail
fourni et les femmes médecins ne peuvent y trouver qu'un
accessoire de leur situation. Les femmes médecins ont sous leur
‘autorité des infirmières visiteuses chargées des visites à domicile
et du dépistage des maladies contagieuses. Mais, quand l’importan-
ee
ce du lieu ne permet pas à une femme médecin d’ y gagner hono-
rablement son existence, la consultation peut être assurée par un
médecin homme, car si dans les grandes villes la clientèle payante
permet aux femmes médecins de vivre honorablement, il n’en
est pas de même dans les petites villes algériennes où la ‘clientèle
payante est presque inexistante.
Il y a à Alger une faculté de Médecine où, comme en France,
l'élément féminin est largement représenté.
Les jeunes filles peuvent être admises par voie de concours
aux situations d’externes ou d’internes des hôpitaux. La première
interne le fut en 1908.
Les femmes sont chefs de clinique, chefs de Laboratoire,
préparatrices.
Les concours sont entièrement libres et les situations exacte-
ment semblables a celles de leurs collégues masculins.
Il y a en Algérie deux femmes médecins de colonisation,
l’une à Gastu, l'autre à Nedromah, quinze femmes sont directrices
de Cliniques indigènes, une est à l’Institut Pasteur chargée de
la préparation du vacan B. C. G. et 39 femmes médecins sont
réparties dans toute l'Algérie.
En Tunisie comme partout en Afrique du Nord il y a égale-
ment des femmes médecins fonctionnaires du Gouvernement,
et d’autres qui ont des places administratives.
Trois femmes sont médecins à l'Hôpital Sadiki ; 2 sont char-
gées de l'inspection de certaines écoles ; l’inspection des filles
publiques n’est pas exclusivement confiée 4 des médecins hommes,
mais 2 femmes sont chargées de ce service. Il y a en Tunisie 12
femmes médecins, dont ‘4 sont médecins de colonisation à
Monastir, Kairouan, le Kef et Souk-El-Arba.
En Tunisie une seule institution est réservée aux femmes mé-
decins. C’est l’école Louise René Millet, école de jeunes filles
musulmanes où depuis plusieurs années des cours d'hygiène sont
donnés par des femmes médecins.
Les conditions de travail sont en Tunisie, comme dans toute
l'Afrique du Nord, les mêmes pour les femmes que pour tout le
corps médical.
En Egypte toutes les femmes -exerçant sont de nationalité
étrangère au pays ; ce qui leur donne une situation spéciale à cause
des événements politiques.
Probablement la première femme médecin égyptien ne reviendra
cette année d'Angleterre ; elle sera sûre de trouver immédiatement
un emploi dans les services sanitaires du Gouvernement. . Tout
récemment 4 ou 5 jeunes filles ont été admises aux études -uni-
versitaires, Elles assistent aux leçons mais auront probablement
une partie de leur instruction séparée des jeunes gens. Il n’est pas
encore possible de prévoir comment leur instruction se dévelop-
pera.
La première femme médecin s'installa en Egypte il y a plus
de vingt ans. Actuellement il y a trente huit femmes médecins
installées en Egypte ; 4 sont inspectrices des écoles de filles ; au-
cune n'est occupée dans les-hôpitaux. Ces fonctionnaires sont an-
glaises, à l'exception d’une seule qui est syrienne ; les autres sont
de nationalités très différentes, et l'exercice de leur profession est
en tous points semblable à celui des confrères masculins.
Il n’y a en Indo-Chine que trois femmes médecins. L'une
est médecin de la Maternité de Cholon — maternité indigène —.
L'autre est à l’Institut Pasteur de Saigon où elle est employée à la
préparation des vaccins. La troisième, femme d’un fonctionnaire,
a vainement cherché une situation officielle, Les conditions de
travail sont rendues spéciales par le pays. Les postes de la brousse
sont à peu près impraticables aux femmes. Elles ne pourraient
exercer que dans les villes ou en tout cas dans le Delta. Mais ac-
tuellement aucune femme n'est encore admise dans les cadres de
l’Assistance Publique en Indo-Chine. Cette situation retardataire
de la femme médecin en Indo-Chine est un peu due a ce que la
femme annamite n’a pas grande confiance dans les soins donnés
par des européennes. Deux femmes médecins avaient été recru-
tées dans les cadres officiels de l’Assistance, il y a déjà quelques
années; mais cette mesure était probablement prématurée _car
elle n’a pas donné les résultats espérés.
La Guadeloupe, La Réunion et la Martinique comptent
chacune une femme médecin. Dans ces contrées les femmes peu-
vent travailler comme leur confrères, Il existe des hospices et
des ambulances dépendant de l’Assistance publique, Les soins
y sont donnés par des médecins engagés par contrat avec l’admi-
nistration et les conditions sont les mêmes pour tous. Une seule
de nos collègues est chargée d’un service officiel. Jusqu'à présent
les femmes médecins qui se sont installées dans ces îles en sont
presque toutes originaires. `
En Libéria de rares femmes ont été tentées mais elles n’ont
jamais rencontré de difficultés pour exercer.
En Afrique Equatoriale Française une femme médecin hygiè-
niste est chargée d’un dispensaire et d’un laboratoire à Libreville.
En Afrique Occidentale Ẹrançaise une femme assure un ser-
vice officiel au Soudan ; une autre est Professeur à l’Ecole de Méde-
cine de Dakar.
A Djibouti une de nos collégues occupe un poste officiel.
Dans le Cameroun Français, les missions évangéliques de Paris
ont envoyé une femme médecin,
A Madagascar une Française, aidée de plusieurs indigènes,
dirige le dispensaire de la Croix-Rouge. Le Gouvernement en 1928
a admis les femmes indigènes à l’école de médecine de Tananarive
en vue de les faire entrer dans l’Assistance Publique, comme di-
rectrices de dispensaires pour enfants.
MATERNITE
Il y a lieu de considérer à ce point de vue le milieu européen
et le milieu indigéne, dans tous les pays exotiques.
Dans le premier, des médecins pourvus de diplômes réguliers
français pour les colonies françaises, et de diplômes de leur pays
d’origine pour les pays de protectorat, ou encore pour l'Egypte,
ont seuls le droit de faire des accouchements. Ils donnent toute
garantie aux femmes qui ont besoin de leur assistance ou de leur
intervention. |
Dans le milieu indigène, les accouchements sont faits par des
matrones appelées Kablas ches les mulsumans. La Kabla comme
son nom l'indique en se tenant à l'étymologie rigoureuse du terme,
(kbal recevoir) est incapable de faire un accouchement qui ne serait
pas absolument normal. Elle se borne à assister la parturiente en
se tenant assise à côté d'elle, et en priant. Elle reçoit l'enfant
quand la tête a complètement apparu à la vulve, Il n'existe aucune
loi les régissant, ni règlementant leur profession.
Cependant un essai d'organisation vient d’être fait à Marra-
kech par la Maternité indigène dont le rayonnement s’accentue
tous les jours, grace à l’appui énergique du Pacha Hadj Thami
El Glaoui et au dévouement du médecin chef Madame le Docteur
Legey. Les femmes médecins qui sont chargées du service de la
Maternité ont pu faire le recensement de toutes les Kablas exer-
cant à Marakech le métier d’accoucheuses. Toutes les vieilles
femmes infirmes, borgnes, aveugles même, se sont vu retirer le
droit de faire des accouchements. Les autres ont reçu une carte
d'identité et un permis d'exercer, sous réserve que les accouche-
ments faits seraient déclarés dans les vingt quatre heures à la
Maternité où un répertoire des naissances a été ouvert. Tous les
cas de dystocie doivent aussi être déclarés, sous peine de sanctions
sévères allant du retrait de la carte à l’emprisonnement devant
punir la faute professionnelle.
Cette surveillance organisée depuis neuf mois donne les
meilleurs résultats. Les Kablas ne restent plus quinze jours auprès
d’une femme en travail attendant qu'un Dieu clément délivre
leur cliente en l’appellant à lui.
A la moindre anomalie, à la moindre difficulté, elles amènent
la parturiente à la Maternité de Marrakech; l'intervention est
aussitôt pratiquée devant elles. De plus les Kablas les plus intelli-
gentes viennent assister à tour de rôle aux accouchements et aider
dans les soins aux femmes en couches et aux nouveaux-nés. Ceci
n’est pas à proprement parler un enseignement pratique; c'est
une façon d'ouvrir l'esprit de ces femmes à de nouveaux horizons,
de leur montrer que les cas de dystocie se traitent d’autant mieux
qu’ils sont connus plus tôt.
Les Kablas de Marrakech sont devenues pour la Maternité
des agents de pénétration et de liaison, permettant une action
utile et bienfaisante au cœur même de la famille Marocaine. Et
si dans les premières semaines de contrôle il a fallu sévir, il n’y a
plus lieu de le faire depuis longtemps ; les Kablas se sont parfai-
tement rendu compte que le rôle des femmes médecins de la
Maternité n’avait rien d’inquisitorial et que seul le bien de toutes
les mères était envisagé.
Quant à leur enseignement c’est au Maroc une question à l’étu-
de. Au Maroc des Maternités indigènes ont été créées dans différents
centres et leur direction est confiée à des femmes médecins.
En Algérie aucune Maternité n’est spécialement réservée aux
femmes indigènes. Les Cliniques indigènes d’Alger où l’on prati-
quait autrefois des accouchements se sont vu retirer cette spécia-
lisation. Les femmes enceintes y sont admises les derniers jours
de leur grossesse, et sont évacuées aux premiers signes de l’accou-
chement sur l'Hôpital de Mustapha où une Maternité munie des
derniers perfectionnements les reçoit. Cette façon de procéder
présente de graves inconvénients. La femme indigène qui accouche
parfois assez rapidement risque d’accoucher dans la voiture d’ambu-
lance pour peu que celle-ci, prévenue au milieu de la nuit le plus
souvent, tarde a arriver. A la Maternité la femme est transportée
en plein milieu européen et elle est accouchée le plus souvent par
les internes du service et les sages-femmes. Les médecins sont des
hommes, et bien des femmes 4 qui nous soumettons les nouveaux
règlements en vigueur à leur arrivée n’acceptent pas et se font
accoucher en ville par une matrone. Cependant la Statistique de
la Maternité accuse un chiffre croissant d’accouchements indi-
génes, mais d’une facon générale la femme arabe se résout diffi-
cilement à accoucher hors de sa maison et les tentatives faites pour
créer des Maternités essentiellement indigénes n’ont donné aucun
resultati en
Il y a plus de trente ans Madame Chellier Fumat Castelli
avait tenté un essai d'organisation d'assistance médicale féminine,
mais l'initiative de cette femme de valeur doublée d’une femme
de bien ne portat pas ses fruits.
Ce fut ensuite Madame le Docteur Legey actuellement au
Maroc qui, en 1902, créa les cliniques indigènes dans lesquelles
actuellement, grace aux consultations de gynécologie, la surveil-
lance des femmes enceintes peut être organisée. Les cas anormaux
y sont dépistés et le traitement peut en être assuré. Mais si les
conditions favorables d’existence, de bien-étre et d’éducation ont
fait naître chez les indigènes des villes des préoccupations hygiè-
niques égales et quelquefois supérieures aux préoccupations de
même ordre chez les européens de la classe sociale correspondante,
la femme arabe habitant la campagne est livrée à elle-même et ne
reçoit aucune aide,
Au M’Zab la femme mozabite doit, par sa religion, accoucher
seule. Il n’y a pas de Kablas. On tolére qu’une toute jeune femme,
une vraie petite fille souvent, soit assistée dans ce moment dou-
loureux par deux personnes, autant que possible par sa mere et
une parente ; mais à partir du deuxième enfant la règle ne souffre
plus d’exception. C’est la jeune mère qui fait seule la toilette de
son enfant et qui doit lui donner tous les soins nécessaires.
En Tunisie la situation matérielle de la femme en couches
est absolument la méme qu’en Algérie. Celles habitant les villes
y trouvent du secours mais les femmes de la campagne n’y pensent
même pas et attendent qu'une intervention divine fasse le nécessaire.
En Indo-Chine il existe un corps de sages-femmes annamites
et les aide-médecins indigènes ont le droit de pratiquer les accou-
chements. Dans les villages de la Haute région ils sont le plus
souvent faits par des personnes inexpérimentées.
En A. O. F. il existe un corps de sages-femmes indigènes,
mais ce sont presque toujours de vieilles femmes qui se chargent
de cette besogne.
Il en est de même en Egypte où les accouchements étaient
le plus souvent faits par des commères du voisinage. Mais un essai
d'organisation d’un corps de sages-femmes égyptiennes vient
d’être tenté et les études de ces dernières viennent d'être orga-
nisées dans les hôpitaux du pays. Cette organisation est encore
imparfaite car les sujets manquent, mais il est certain que ce
projet, qui doit être fortement encouragé par le gouvernement
égyptien, ne peut donner que d’excellents résultats.
Dans les îles des Antilles les accouchements se font en majeure
partie à l’aide de femmes inexpérimentées et de bonne volonté.
Dans les campagnes ils échappent à tout contrôle médical.
Il est impossible d'évaluer la mortalité maternelle et la mor-
talité infantile dans les pays exotiques car il existe peu de moyens
de contrôle. Dans les campagnes, au Maroc et dans le M’zab les
arabes enterrent leurs morts deux heures après le décès. Si dans
les villes l’état-civil est à peu près régulier, il n'existe pas du tout
dans certains pays. La syphilis est la plus grande cause de morti-
natalité. La tuberculose pulmonaire tue de nombreuses femmes
arrivées au terme de leur grossesse sauf cependant dans les
Antilles où elle est beaucoup plus rare qu’en Europe.
Les complications obstétricales sont en milieu indigène
presque toujours mortelles. Les suites de couches pathologiques
sont extrêmement fréquentes. La fameuse immunité de la femme
arabe au streptocoque s’est révélée un mythe. Les femmes arabes
résistent plus longtemps que les autres aux infections puerpérales,
mais les guérisons spontanées sont rares.
Il n’y a pas de maladies spéciales à la femme enceinte sauf au
Tonkin où le Beri-Beri est presque toujours lié à l’accouchement
même normal, ou le paraissant. En Egypte l'obésité et lę diabète
compliquent souvent les accouchements.
Dans tous les pays où nous avons pu étudier cette question
la cause la plus importante de la mortalité chez les femmes en
couches est l’ignorance absolue des femmes qui-pratiquent les
accouchements. Elles n’ont aucune instruction professionnelle,
n'ont appris leur métier que par routine et sont un véritable danger
lorsque leur rôle ne se borne pas a recevoir l'enfant spontanément
expulsé par les forces naturelles de l’accouchement normal.
Malgré cela les Kablas ont en Afrique du Nord un grand
prestige chez les indigènes et elles jouissent d’une grande influence.
Mais elles doivent cette autorité non pas à leur savoir qui est
absolument nul, mais à une sorte de don, bénédiction. (Baraka).
Ainsi la seule présence d’une Kabla dans la pièce favorise
le travail. Quand la femme a un accouchement douloureux ou
malheureux, c’est Allah qui en a ainsi décidé, et la Kabla n'inter-
vient pas pour aider la nature et la modifier.
On comprend qu'il y ait des familles de Kablas comme il y a
des familles de marabouts, la mère transmettant son don à sa
fille et l’on voit à côté de matrones d'âge mûr de jeunes Kablas
de vingt ans à peine.
ENFANCE
L’impossibilité du contrôle des naissances et des décès rend
très difficile l'évaluation de la mortalité infantile ; mais de tous
côtés, le nombre de décès pendant les premiers mois de la vie est
considérable. Tous les débiles succombent. Parmi les autres, ceux
qui sont nourris au sein, s'élèvent assez facilement. Heureusement
le Coran prescrit l'allaitement maternel jusqu’à 18 mois et de ce
fait, ne pas être bonne nourrice devient pour les femmes un cas
de répudiation en Afrique du Nord et dans le Sud, et une puni-
tion des Génies en Orient. Au M’Zab la femme mère met un véri-
table point d'honneur à nourrir son nouveau-né, et les mères.
cachent avec ruse le malheur de ne pas avoir de lait. Les femmes
indigènes emploient les coutumes les plus bizarres pour nourrir
ces petits êtres ; je citerai parmi les moins extraordinaires la cou-
tume du M’Zab où on essaye de les nourrir avec des dattes pilées
dans de l’huile ; très exceptionnellement on a recours à de la farine
grossièrement délayée dans de l’eau, ou à du lait de chèvre ou
encore à une autre nourrice. Il est facile de prévoir le résultat de
pareilles coutumes. D’une façon générale, tous les Services d’assis-
tance ont essayé de dresser des statistiques sur les causes de la
mortalité infantile, La syphilis héréditaire est au premier plan;
viennent ensuite les complications broncho-pulmonaires et gastro-
intestinales, puis les fièvres éruptives qu'on ne soigne même pas
et qui évoluent sans que les parents s’en occupent, la misère phy-
siologique et les privations. La mortalité varie suivant les régions,
les villes, les campagnes, les saisons. Pour la tuberculose seule-
ment le quartier indigéne de la Casbah donne une mortalité géné-
rale de 40 °/oo habitants, il faut penser a la moitié pour les enfants.
En Egypte on a pu calculer qu’au cours des étés particuliè-
rements chauds la mortalité infantile s'élevait jusqu’à 92 %. Heu-
reusement les femmes arabes sont extrêmement fécondes. Il n’est
pas rare de voir des femmes accuser 15 ou 17 grossesses, et ne pas
avoir un seul enfant vivant. D’autres, sur 8 ou Io grossesses n'ont.
pu en élever que 2 ou 3, et même pas du tout.
Dans toutes les régions, du Maroc à l'Egypte, on a intensifié
les « Gouttes de lait » les « Crèches » et les consultations de
nourrissons. Presque toutes sont dues à l'initiative privée et reçoi-
vent des subsides importants des différentes Administrations.
Partout des projets sont à l'étude.
En Algérie le Gouvernement Général a créé un Service
spécial d’Assistance aux mères et aux nourrissons, dont les résul-
tats sont intéressants, Si dans certaines régions il a été signalé des
échecs, c’est en raison des difficultés d'application plutôt que des
modalités de cette application. Les échecs ont été constatés dans
les régions particulièrement vastes où la population est exagé-
rément disséminée ou nomade.
Les médecins de colonisation, les femmes médecins direc-
trices de cliniques indigènes et un corps d’infirmiéres visiteuses
diplômées sont chargées du Service, et il existe une collaboration
étroite et vraiment dévouée entre les autorités locales, les Méde-
` cins et les Infirmières. Les consultants sont de plus en plus nom-
breux, et les prévisions budgétaires prévoient l’intensification de
ces Services. On a pu constater que depuis lors, les nourrissons
sont mieux tenus, plus propres, mieux vêtus. Enfin on a pu cons-
tater que la mortalité infantile qui s'élevait notamment a° El Milia
à 14,8 % en 1926 était de 1.3 % en 1928. Une diminution pareille
est constatée à Sétif, à Herbillon.
On constata de même une régression de certaines maladies.
Si l’on ajoute que les médecins hommes et femmes profitent de
ces consultations pour vacciner, pour dépister les maladies sociales,
on peut se rendre compte des services immenses qu’on a le droit
d'attendre de ces institutions.
Le Service de protection de l'enfance (Loi Roussel) est assuré
en Algérie sous l'autorité du Préfet par l'Inspecteur des Enfants
assistés, La surveillance est exercée par des Médecins Inspecteurs,
les Médecins communaux ou de Colonisation. Les enfants sont
visités une fois par mois à leur domicile. L’allaitement au sein est
le seul pratiqué en Algérie où l’allaitement artificiel demande plus
de soins que dans les pays tempérés. Mais le recrutement des
nourrices est de plus en plus difficile car on a recours presque
exclusivement aux femmes indigènes. Celles-ci sont bonnes nour-
rices, mais si on songe aux taudis dans lesquels elles vivent, aux
` contaminations ‘possibles, à l'absence de tous soins, que la femme
arabe est incapable de donner, on est encore étonné des résultats
obtenus.
Dans les communes éloignées des centres, les Infirmières
visiteuses visitent périodiquement les enfants, donnent aux mères
des conseils d'hygiène, distribuent des objets de première nécessité
et dépistent les maladies contagieuses. Dans les communes du
Sud où le fonctionnement de l’Assistance aux mères et nourrissons
s'était heurté à de sérieuses difficultés en raison des distances
considérables qui séparent les femmes indigènes des Centres de
visites, l'Administration s’est préoccupée de rechercher une for-
mule qui permit d'adapter le Service aux besoins de la région. Il
fut créé un Service spécial de visites à domicile, et l'expérience
montra que cette tentative devrait être généralisée. Il en est de
même en Kabylie où les médecins ont pu constater une certaine
évolution dans l'esprit des indigènes dans les grandes villes, où
l'installation des Cliniques indigènes spécialement affectées aux
femmes et aux enfants crée un lien étroit entre les Services médi-
caux et la population musulmane. Placées au centre des quartiers
arabes ou à proximité de ceux-ci, ces formations donnent aux
familles arabes toute sécurité. Aussi est-ce une véritable foule qui
envahit les services de consultations. La clinique indigène d’Alger
est devenue un hôpital important et le chiffre total des consulta-
tions a atteint en 1930: 80.000 environ. Une trentaine de lits très
confortables permettent hospitalisation des plus atteints. Les
Arabes confient très volontiers leurs enfants, et la moitié des lits
est toujours occupée par de jeunes enfants que les parents vien-
nent voir régulièrement.
Des consultations de nourrissons, un Service Anti-Syphili-
tique, un Service de Gynécologie, un Service d’Ophtalmologie
permettent la spécialisation des femmes-médecins chargées de la
clinique.
Les femmes-médecins parlent l’arabe plus ou moins couram-
ment ; la religion est respectée, et pendant les mois de jeûne, rha-
madan, la nourriture et les soins sont donnés la nuit. Les hommes
ne sont pas admis et il n’y a à la Clinique aucun serviteur mas-
culin. Toutes les infirmières sont indigènes et la nourriture rigou-
reusement préparée selon les coutumes du pays ne surprend par
les hospitalisées.
Presque tous les nouveaux-nés indigènes de la Casbah sont
visités à leur naissance par les infirmières-visiteuses de la Clinique
qui consultent à la Mairie les registres de l’Etat-Civil. Les enfants
sont surveillés les premières semaines, un secours en nature
(vêtements chauds, lait si besoin), est donné aux mères par trop
nécessiteuses. Quand la femme a repris ses occupations ordinaires
elle amène régulièrement son enfant à la Consultation où elle
montre avec orgueil quelquefois un nourrisson superbe.
Toutes les Cliniques indigènes de l'Algérie ont des consul-
tations de nourrissons, et des infirmiéres-visiteuses sont attachées
à ces Cliniques.
Au Maroc, la création de Gouttes de lait et de consultations
de nourrissons est la préoccupation actuelle. Les premières ont
suivi la pacification.
On s'occupe d'en aménager à Taroudaul-Ayadis-Ouezzan
où la pacification est récente. Il n’y a pas de mesures législatives
particulières prises pour l'hygiène infantile. Mais l'attention du
Protectorat est dirigée vers ces questions capitales, et les centres
de puériculture dus à l'initiative privée sont toujours subventionnés
par l'Etat.
La création de quelques postes d’infirmiéres-visiteuses est
aussi récente. Leur rôle sera surtout éducatif. Depuis plusieurs
années les bureaux d'hygiène emploient des infirmières visiteuses
scolaires.
` On donne aussi des primes à l'allaitement maternel. Mais les
primes sont peu importantes et ne sont en réalité qu'un simple
et maigre secours donné sous une étiquette sociale (300fr.) en
plusieurs mandats pour tout l'allaitement, En Tunisie l’hygiène
infantile commence à être établie mais il n’y a encore aucune
mesure législative, aucune femme médecin n’est spécialement
affectée à ce travail.
Les consultations de nourrissons des œuvres privées sont
suivies régulièrement.
A l'Hôpital Sadiki où une femme médecin est chargée depuis
un an des consultations pour femmes et enfants, tous les efforts
sont faits par cette praticienne pour développer la partie infantile
et sociale. La tâche est ardue à cause de l’exiguité extrême des
locaux et du nombre toujours considérable de malades. Une assis-
tante sociale est attachée à ce service depuis quelques mois ;
l’aide en est précieuse pour instruire au moins quelques mères
et les surveiller à domicile.
En Egypte, il y a peu de principes d'hygiène infantile établis
dans le peuple. Mais on essaye de former des centres de puéricul-
ture un peu dans toutes les régions. Ceux-ci sont en général bien
accueillis et les frais en sont supportés par le Gouvernement et les.
Organisations charitables.
En Indo-Chine, la mortalité infantile est très élevée et la
question de puériculture n’a pas encore été étudiée au point de
vue indigène,
Aux Antilles françaises, en A.O.F., des consultations de nourris-
sons et d’enfants sont instituées dans les villes et dans les bourgs
de quelque importance. Les Municipalités assument les frais phar-
maceutiques, et l Administration le recrutement des médecins.
Un essai d'infirmières. visiteuses a été fait en A.O.F, mais
les rigueurs du climat ont empêché les infirmières de continuer
leur tâche et.elles. ont été rapatriées.
a OR
Les Ecoles sont partout en Afrique du Nord parfaitement sur-
veillées. A Alger, cette surveillance est aussi rigoureuse et aussi
bien organisée que dans toute autre capitale du continent.
Il en est de méme dans toutes les villes et aglomérations
importantes ; les écoles indigènes sont partout très surveillées par
les médecins de colonisation.
Mais il existe 4 Tunis une école importante de jeunes filles
musulmanes où un enseignement pratique de l'hygiène est donné
par des femmes médecins. Sous leur direction les élèves appren-
nent elles-mêmes à soigner leurs jeunes compagnes, petits soins
très simples, pansements de plaies superficielles, soins du cuir
chevelu, désinfection des yeux.
Trois femmes médecins font des cours théoriques. En outre
deux d’entre elles s'occupent de l'inspection des élèves et l’une
est surtout, chargée d’en examiner les yeux. Un dispensaire a été
annexé à cette école ; une femme-médecin est chargée de la consul-
tation aux mères et aux nourrissons, Ce dispensaire, fondé il y a
un an environ, a été créé pour permettre aux jeunes filles arabes
de se perfectionner en hygiène surtout en hygiène infantile, et de
pouvoir appliquer pratiquement ce qu’elles savent trop théorique-
ment.
Ce dispensaire, où sont reçus les enfants indigènes en bas-
age et leurs mères, fait connaître aux fillettes plus que de simples
petits soins, des notions de puériculture qui les prépareront à leur
rôle de futures mamans, et qui dès actuellement leur permettent
de donner chez elles des conseils extrêmement précieux.
Les plus âgées des monitrices, qui suivent depuis longtemps
les cours d'hygiène et assistent régulièrement aux consultations,
sont passionnées pour ce qu'elles font au dispensaire. Leurs pro-
fesseurs les verraient avec joie, pour quelques-unes d’entre elles,
devenir infirmières visiteuses ; elles pourraient dès à présent par
leurs qualités d'ordre et de méthode, empreinte que leur a laissé
l'éducation. et l'instruction données à l’école, par leurs qualités:
d'infirmières infantiles, être les bienfaitrices de leurs coréligion-
naires et aider les femmes médecins à lutter contre la mortalité
infantile si grande en pays .unisien.
MALADIES VÉNÉRIENNES
Il existe dans tous les centres de prophylaxie antivénérienne
des statistiques, et celles-ci ne peuvent que montrer l’immensité
de la tâche à accomplir ; car quels que soient le nombre, le dévoue-
ment, l’allant des médecins, les moyens mis à leur disposition,
ils ne voient dans leurs services qu'une faible choses des
. malades relativement à l'étendue de la maladie.
Il y a un dicton marocain très caractéristique sur la syphilis : $
« Tout homme a eu, a, ou aura la syphilis et celui qui ne l’a pas eu
dans ce monde l'aura dans l’autre » Ce qui explique pourquoi
presque tous les malades des consultations indigènes sont sus-
pects de syphilis.
‘Les lignes qui nous ont été adressées par Madame le Dr.
Legey, Médecin-Chef de la Maternité de Marrakech, rendent
l'impression générale de tous les médecins des pays: exotiques.
Partout, pourvu qu’on prenne la peine de la dépister, la syphilis
apparait, semant la mort chez les uns, mutilant et décimant les
autres, et cela est accepté par tous avec le fatalisme le plus parfait.
Partout en pays indigène où se trouvent un hôpital ou une consul-
tation il faut faire une large part au traitement de la syphilis.
Dans les grandes villes, des Services spéciaux sont organisés.
Ils sont confiés à des médecins spécialisés dans le traitement des _
maladies vénériennes. Ces Services ont un très grand rayonnement...
Au Maroc aucune femme médecin n’en est spécialement.
chargée. Cependant à Casablanca, où on vient d'organiser la sur-
veillance de la prostitution, une femme médecin est adjointe au:
médecin Directeur.
On a construit à Casablanca, un quartier spécial pour les
prostituées ; elles y vivent dans des conditions hygièniques par-
faites, en toute liberté, et dans ce quartier a été créé un dispensaire
où chaque jour 500 femmes sont tenues de sé présenter ; un con-
trôle sévère par fiches ne permet aucune absence, aucune fraude,
Les résultats sont ceux-ci, nous dit le médecin Directeur le
Dr. Lepinay : chez les prostituées indigènes où la syphilis atteint
85 %, les cas de ‘syphilis contagieuses sont tombés à o.o1 %,
L'indice sérologique des syphilis latentes est passé de 75 % à
9 %. La morbidité vénérienne par blennoragie, et chancrelles dont
le chiffre chez les prostituées clandestines dépasse quelquefois
85 % n’est plus que de 7 à 10 %.
Le Dr. Lepinay ajoute : Le service du dispensaire est assuré
par une équipe d'infirmières européennes et aussi par notre adjointe
Mile le Dr. Trasque. Toutes apportent dans ce milieu de misère
la bienveillance agissante des femmes et toutes tentent, quand
l’occasion paraît se présenter, le relèvement moral de quelques-
unes.
La Clinique Indigène d'Alger a réussi, après avoir lutté pen-
dant plus de dix ans contre l'indifférence absolue de 1’Adminis-
tration, 4 avoir un Service Anti-syphilitique fonctionnant régu-
lièrement.
Depuis 1914, année où la guerre avait amené avec elle son cor-
tege de misères et où les maladies vénériennes avaient subi une
recrudescence particulièrement élevée en milieu indigène, la Cli-
nique s'était efforcée de lutter contre le fléau, Mais le budget était
si restreint qu'il ne permettait pas l'achat d’arseno-benzénes si
coûteux. Seule la libéralité des fabricants de produits permettait
au service de fonctionner.
TOO —
Avec patience, petit à petit, la Clinique fit ses premières
armes. Les résultats étaient si beaux que les malades affluaient,
et l'Administration enfin avertie accorda des subsides réguliers.
Actuellement, comme dans tous les autres Services de pro-
phylaxie anti-syphilitique, les médicaments sont fournis par le
Ministère de l’Hygiéne et les méthodes les plus modernes peuvent
être employées par tous les médecins.
Les consultations de femmes enceintes nous permirent de
découvrir et de traiter de malheureuses femmes ayant eu de
nombreuses grossesses sans avoir eu un seul enfant vivant. Un
traitement et une surveillance judicieuse nous ont donné la joie
de voir se créer des familles entières là où avant notre arrivée
a dl n’y avait eu que des décès. Et dans la Ville Arabe, la réputation
Sde la Clinique et de ses traitements est si bien établie que toutes
ffs mauresques qui, pour une cause ou une autre, sont sujettes à
) “des avortements viennent en grande hâte nous demander un trai-
E dal „I tement par « piqûres ».
—- Les consultations de gynécologie données dans les Cliniques
Indigènes permettent aussi de découvrir et de traiter une infinité
de maladies vénériennes.
Quel douloureux spectacle présente souvent une consultation
gynécologique: fillettes mariées trop jeunes à des adultes, amenées
le plus souvent par la belle-mère qui n’écoute pas les plaintes de
Venfant, car la femme n’est pour le mari qu’un instrument de
plaisir et les droits de celui-ci sont absolus ; puis ce sont les
jeunes épouses avec des blennoragies aigués, aux complications
si douloureuses, entraînant souvent la stérilité, tare irrémédiable
pour une jeune femme. Car dans un ménage la stérilité n'est
imputée qu’a la femme et celle-ci peut étre répudiée avec la plus
grande facilité pour ce seul motif. Puis viennent les chancrelles
avec leurs complications douloureuses et répugnantes.
Par semaine, la consultation gynécologique de la Clinique
Indigéne d’Alger enregistre une centaine de femmes malades
nouvellement vues, et à ce nombre il faut ajo_ter les malades en
traitement déja, environ 2.000 consultations sont données tous
les mois pour un seul Service gynécologique de la Ville.
En Tunisie les dispensaires Anti-vénériens sont confiés à des
hommes. Mais dans toutes les consultations, qu’elles soient desti-
nées aux adultes, aux femmes ou aux enfants, le nombre des
maladies syphilitiques est extrêmement élevé.
En Egypte 14 dispensaires sont affectés aux maladies véné-
riennes, Un seul est spécialement affecté aux femmes. Mais aucune
femme médecin n’y est attachée.
Aux Antilles des dispensaires avaient été créés, mais en raison
des préjugés attachés aux maladies vénériennes les malades n’osaient
les fréquenter et les consultations cessèrent.
a OL ars
En Indo-Chine où la syphilis est aussi fréquente qu’ailleurs
sinon plus, il n’existe aucune mesure de prophylaxie officielle.
Il n’existe aucun centre spécial pour les femmes et aucune
femme médecin n’y est spécialement attachée.
r
OPHTALMOLOGIE
Il est impossible dans les pays exotiques de passer sous
silence les maladies des yeux, car celles-ci, extrêmement fré-
quentes, atteignent sévèrement la femme.
Les principaux facteurs de l'aggravation du mal sont :
P P gg
la résignation naturelle de ces femmes, filles du fatalisme =i *.
musulman avec laquelle la femme se courbe sous toutes les misères ; 3
on les voit endurer jusqu'à la quasi cécité, le tourment du tri-
chiasis et vaquer à leurs occupations ménagères avec une acuité
visuelle qui ne permettrait même pas à une européenne de se `
conduire,
les pratiques superstitieuses d’origine religieuse ou profane,
telles que le verset du Coran écrit sur parchemin par un mara-
bout et enfermé dans un sachet de cuir suspendu au cou du malade,
l'usage du Khol pour colorer les paupières,
les instillations du lait de nourrice dans les yeux ou de l'urine
d’une jeune vierge pour guérir les opthalmies,
les interventions chirurgicales pratiquées à bas prix par les
barbiers indigènes : opération du trichiasis par pincement de la
peau des paupières dans la fente d’un roseau, réclinaison des cata-
ractes, qui remplacent souvent et précèdent presque toujours le
traitement rationnel,
les obstacles que rencontre la femme indigène pour se rendre
dans les formations où elle trouverait des soins éclairés : ces
obstacles sont toujours la jalousie de l'époux ou la déconsidé-
ration dans le monde du voisinage qui s’attacherait aux femmes
qui auraient le courage d’enfreindre la défense du mari et de sortir
seules. Il faut encore ajouter l'importance du temps perdu dans
les consultations débordées et presque toujours tardives. Enfin
quelquefois, il faut encore ajouter la répugnance à fréquenter les
formations sanitaires où l’on parle rarement la langue du pays.
Les femmes indigènes acceptent difficilement l’hospitalisa-
tion en abandonnant leur foyer, et si dans les Hôpitaux, où elles
sont soignées par du personnel masculin le contingent paraît
assez élevé, un examen attentif permet d’y découvrir de très
vieilles femmes qui n’ont plus à redouter la jalousie de l'époux ou
des filles de joie qui n’ont plus à sauvegarder leur réputation.
.: Très rares sont les jeunes femmes de milieu honnête qui
acceptent l’hospitalisation et fréquents sont les cas de nouveaux-
nés qui perdent la vue à domicile, par opthalmie gonococcique
>.
a
parce que leurs mères ont refusé l’hospitalisation dans les Mater-
nités.
La Clinique indigène d'Alger a fait l'essai d’un Service
Ophtalmologique pourvu de tout l'outillage nécessaire. Une
femme médecin, ancien Chef de la Clinique Ophtalmologique
de la Faculté en assure le service. Des opérations importantes y
sont pratiquées couramment, et le nombre des malades augmente
tous les jours.’
A Tunis un poste d’oculiste des prisons est réservé à une
femme.
Au Maroc, à Mazagan, une femme médecin occupe un poste
d’Ophthalmologie.
CONCLUSIONS
Dans tous les pays exotiques dont nous nous sommes occupés
dans ce rapport, les populations musulmanes ont elles-mémes
tracé le rôle de la femme médecin.
Dans tous les milieux sociaux, dans les villes comme dans
les campagnes, dans le peuple comme dans les harems les plus
claustrés, la femme médecin a pu pénétrer facilement, et jouir
d’une très grande considération. Considération due en premier
lieu à son rôle de médecin, toujours écoutée et souvent très aimée
dans nos pays, mais due surtout à sa qualité de femme. Pour peu
qu’elle s’en donne la peine, si la femme médecin parle la langue des
populations qui l’entourent, elle en devient vite la conseillère et
même l’amie.
En Algérie, en Tunisie, au Maroc, en Egypte il nous faut
considérer au point de vue des services rendus, et des modifica-
tions à apporter aux rôles des femmes médecins, les populations
des villes et celles des campagnes.
Dans les premières le rôle des femmes médecins est établi et
il ne s’agit que de l’intensifier, mais pour les populations rurales |
le programme est encore entièrement à tracer.
Il nous paraît évident qu’en raison des mœurs et des cou-
tumes, l'assistance médicale pour les femmes et les enfants doit
être entièrement confiée à des femmes médecins.
L'exemple des maternités marocaines montre les résultats que
l’on est en droit d'attendre de pareilles institutions.
Si au Maroc la Direction de l’Assistance publique est confiée
à un médecin, il n’en est pas de même en Algérie, où les femmes
médecins ont eu à lutter pendant de nombreuses années contre
un esprit d’indifférence et même d’hostilité qui a empêché l'essor
des formations médicales féminines. Actuellement il n’en est plus
de même, mais les femmes-médecins chargées des Cliniques indi-
gènes attendent encore la notification de l'augmentation de l'in-
demnité qui leur est allouée, alors que celles des confrères mas-
culins ont été revisées depuis de nombreuses années,
Il nous semble possible de conclure ainsi notre rapport.
Le rôle de la femme médecin est partout établi. Les services
rendus par elles le seront en raison de sa valeur professionnelle,
de son travail et de son dévouement.
Pour lutter efficacement contre la mortalité élevée des femmes
en couches, il faudrait créer dans tous les pays exotiques des
Maternités analogues aux Maternités Marocaines à proximité
des agglomérations indigènes. Ces Maternités se chargeraient de
la surveillance des Kablas en attendant que des sages-femmes
puissent assurer le service et le contrôle des femmes en couches.
Il faudrait créer dans les Maternités importantes, ainsi que dans
les Cliniques importantes, des Ecoles d’infirmiéres indigènes
afin de donner aux praticiennes chargées des différents services
des aides au courant des mœurs et des coutumes du pays.
Il faudrait multiplier les Cliniques pour les femmes et les
enfants où toutes les affections pourraient être traitées.
Il faudrait créer des centres d'assistance oculaire, toujours
dirigés par des femmes médecins et possèdant un outillage com-
plet pour permettre d'intervenir chirurgicalement dans les cas
très fréquents de trichiasis, de glaucome et même de cataracte
qu’il faut traiter sur place sous peine de les condamner à l’incura-
bilité.
Mais ce qu’il faut surtout obtenir pour que ces œuvres réus-
sissent, c'est que les Administrations dont ces formations dépen-
dront assurent aux femmes médecins qui les dirigeront un trai-
tement qui leur permette une existence normale.
Tant que des indemnités insuffisantes seront attachées à ces
œuvres d'assistance, il est matériellement impossible qu’elles
puissent prospérer et rendre les services que l’on est en droit d’at-
tendre d'elles,
Ce rapport est basé sur mon expérience et sur mes observations
personnelles et sur les renseignements qu'ont bien voulu m'envoyer
Mesdames les Docteurs :
LEGEY, Marrakech.
NICOLLE, . Tunisie.
BLOT, Indo-Chine.
MICHEL, Guadeloupe.
THAMSEN, Egypte.
HALAsz, Libérie.
REPORT
- ON
Legal Protection of Women Workers:
BY
Dr. ADLER-HERZMARK
Government Medical Inspector Of Factories in Vienna .
Rapporteur Général (Austria)
When the honourable task was conferred upon me to speak
before this audience about the question of legal protection of
women workers, my first work was to colloborate in the estab-
lishment of a questionnaire. In the first place, I should like to
express my heartfelt thanks to all my colleagues who, in reply to
this questionnaire, have sent in such detailed and interesting in-
formation ; thanks to them I have learned a great many new facts
of the greatest importance which have rendered the elaboration
of my report much easier. Unfortunately I could give only short
résumés of these splendid accounts and even in these résumés I
was bound to omit many important things, in order to obtain a
succint report.
I should like to make a comparative study of ‘the different
status of legal protection of women in English and Germans peak-
ing countries from where such interesting data was received ; on
the other hand, it seems to be very important also to have a com-
prehensive view of each country separately as far as legal measures
go. Lack of time makes it impossible, unfortunately, to report in
detail the history of legislative measures about which some of our
colleagues have so interestingly reported.
My exposé will commence with :
ENGLAND
The oldest industrial country, At the same time I should like
to emphasize however, that the order in which I am going to
report on the different countries is in no way influenced by their
mn
importance ; this would in any case be impossible, inasmuch as
the succession of countries on which there are reports available,
must be arranged in one way or another.
In England the employment of women workers by night, that
is to say from 10 p. m. to 5 a. m. is forbidden ; only in special
cases of « force majeure » or where the work has to do with raw
materials which are to be preserved from deterioration, women
may be admitted to work in a night shift. In industrial undertakings
influenced by the seasons, such as preserves or sugar factories, in
the building trade, the night period may be reduced to 10 hours
during a maximum period of 60 days per year. This means that
the woman’s working period may be increased from 8 to 10 or 12
hours daily and that the interval representing the period of rest
during the night may thus be cut down accordingly. The Act re-
gulating that women are not allowed to work between 10 p. m. and
5 a. m. is to be understood that when there is a work division of
three shifts, women cannot be enrolled in the shift working from
Io p. M. to 5 a. m.
In 1908 a committee consisting of manufacturers and work-
men was appointed to advise about injuries occasioned by lead
and dusts. Deliberations of this Committee resulted in very im-
portant effects on hygiene : amongst others, women were excluded
from handling lead, as it had been observed that lead work had a
most harmful influence on pregnant women and that there was a
tendency of lead poisoning becoming hereditary. The Women,
Young Persons and Children Act of 1920 regulates the employment
of women in industries or trades injurious to their health.
Women inspectors were already appointed in 1895 ; in 1920
a woman physician was appointed who supervises the application
of these regulations.
In England the employment of women is prohibited in brass
casting, in lubricating electric accumulators, in mixing or incor-
porating dry compounds of lead with rubber, in lead smelting, in
work at furnaces where the reduction of zinc or lead ores is car-
ried on - in any and all processes involving the use of lead com-
pounds where dust or fume is produced, or where the persons
employed are liable to be splashed with any lead compound such
as for example enamelling of pottery, manufacturing of solder or
alloys containing more than 10 % ot lead.
General regulations provide for the following measures to
ensure protection and prevention of industrial diseases : suitable
cloak-rooms and washing accomodations , special mess-rooms,
adequate. protective clothing and maintenance in clean condition
thereof, regular medical examinations of workers in industries
where lead, mercury, arsenic and phosphorus are handled, in cases
where there is exposure to anthrax, ankylostomiasis or silicosis
through specially harmful dusts.
— 106 —
There exists no special regulation requiring medical exami-
nations of workers before entering work in lead industries. The
Workmen’s Compensation Act (1925) provides for all cases of
poisoning through lead, mercury, arsenic and phosphorus, as well
as of anthrax, to be reported to the Chief Inspector of Factories.
There are 30 industrial diseases listed as carrying compulsory
compensation. There are no special industrial diseases of women
workers only. A special mention with regard to its frequency is
made in the English report of sugar dermatitis of the hands of
women employed in the Biscuit Trade and known as « sugar rash ».
The reports of sickness insurance mention in general more inci-
dence of illness among women than among men.
As a special chapter of the protection of women, the lifting
and carrying of weights has been regulated in England so as to
conform to the Factories Bill of 1926, according to which women
-or young persons shall not lift, carry or move any load so heavy as
to be likely to cause injury to such women or young persons, Inves-
tigations of the Industrial Fatigue Research Board brought forth that
the most economic load appears to be about 35 % of the body
weight and that a load of about forty-five pounds would appear to
be the best for continuous carriage. Besides the Secretary of State
may issue special orders as to maximum weights.
Since 1901 the English Factories and Workshops Act states
that no owner of a factory or a workshop shall knowingly allow a
woman to work therein within four weeks after her confinement.
A pregnant woman can only quit her work under the terms of her
working contract - i. e. if she is engaged by the week, she must give
a week’s notice. She receives no indemnity, there exist no special
measures facilitating the nursing of children nor special premiums
for breast feeding. During the war, day nurseries and creches were
established in connection with munition factories, without how-
ever affording special facilities to mothers for feeding their babies.
It is further reported that women in England normally leave their
work as soon as the pregnancy becomes apparent. I should like
to point out that it seems doubtful that such is still the case under
the changed economical conditions. It is also reported that during
the war pregnant women left their work only because of their ap-
pearance and not on account of their health ; work did them no
harm, nor did it to their children.
Generally speaking married women do not resume work after
their confinement. If a woman does return to work after the legal
rest period of four weeks, she is made to understand clearly that
her family life must not interfere with her work.
Maternity insurance is in force in England for the wife of an
insured worker as well as for women carrying a personal insurance -
that :s to say, that if a woman is married and carries an insurance
of her own she is entitled to maternity benefit in respect of her own
ie
eee
insurance in addition to any maternity benefit payable in respect
of her husband’s insurance. If her husband is not insured, she is
entitled to two maternity benefits by virtue of her own insurance.
It is assumed that this represents merely an assistance for the im-
pending confinement. No legislative measures provide for allowan-
ces. for sickness or disablement during the four weeks following
confinement. Assistance for needy working mothers may be given
by town Councils of their own accord. There are no legislative
measures providing that less tiring work be given to pregnant
women.
The English reporter recommends that maternity protection
be developped but does not require prohibition to work prior to
confinement ; another recommendation looks towards the increase
of maternities, day nurseries and creches, as well as towards the
extension of ante-natal clinics.
Generally speaking women workers in England are not orga-
nised, but the cotton workers join the trade unions in the semi-
skilled trades ; they show little inclination to belong to protective
associations as their work usually ceases on marriage. Here again
it may be assumed that this happy state of affairs has probably
changed somewhat under existing circumstances.
Knowledge of hygiene among women workers is certainly
insufficient ; some elementary hygiene is taught in council schools,
but there is no special instruction as far as industrial hygiene goes.
The existing Research Board on Industrial Medicine publishes
a report which is accessible to all doctors interested in this special
branch of medical science, as a means of special instruction.
Industrial medical consultations are compulsory in certain
specific industries and for persons unders 16 years of age only.
The following figures may be of interest : of a total of 344.366 per-
sons examined in 1929, 4.691.were rejected for medical reasons -
10,776 obtained a medical certificate under certain conditions or
with special advice.
INDIA
In British India the Indian Factories Act prohibits work after
7 p. m, and before 5. 30 a. m, On account of exposure to accidents,
women workers must not be employed in cleaning engines or ma-
chines moved by steam, water or electricity. The employment
of women workers in cotton pressing is forbidden when there are
engines in motion. It is interesting to note that more than 50 %
of the accidents among women workers are due to their unsuitable
clothing (loose dresses).
On account of exposure to poisoning, the Act prohibits the
employment of women in the following processes : work at fur-
— 108 —
naces where the reduction of lead and zinc is carried on, manipu-
lation of ashes containing lead, manufacturing of solder or alloys
containing more than 10 % of lead, manufacturing of oxide or
any other compounds of lead, work in connection with e ectric
accumulators.
No restrictions are enforced with regard to work injurious to
health which is carried on in the homes.
The Indian Mining Act gives power to the Governor General
in Council to restrict or prohibit employment of women for work
underground or any other work which may be dangerous to health
or life. As a matter of fact the employment of women workers un-
derground is permissible only on written authorisation of the Chief
Inspector. Such licenses may be granted only until the year 1939.
In any case such work must be performed only during six days
of the week with a maximum of 60 hours per week for work above
ground, and 54 hours per week for work underground. De facto
underground work is limited to 46 hours per week for men and to 40
hours for women. The Mining Act recognized the following as
industrial diseases entitling to indemnity : Anthrax - lead poisoning
- phosphorus poisoning.
The Indian Factory Compensation Act applies to certain cate-
gories of undertakings only.
Women employed in lead factories must undergo regular
physical examinations. The Government of Bengal has issued
special regulations for these examinations.
Recommendations look towards the employment of Women
Inspectors in British India.
There exists no special legal maternity protection for India
as a whole. The Bombay Presidency and Central Provinces are
governed by an Act according to which no owner of a factory or
a workshop shall knowingly employ a woman four weeks prior to
her confinement - no woman is allowed to work in a factory within `
four weeks following her confinement. Maximum fines for trans-
gression amount to 500 Rs. for the employer and 10 Rs. for the
employee. Women cannot be dismissed within the legal rest period
of eight weeks, if they have informed: their employer of their wish
to take advantage of the legal provision. Employers having to pay
for maternity assistance, women workers are not in favour. Time
from work for nursing is provided, but no premiums for breast
feeding are available. The State does nothing in the way of Mater-
nity Protection beyond admission to maternity hospitals for confi-
nement - recourse to which is however very seldom taken because
the number of hospitals is notoriously insufficient. The reporter
expresses the opinion that work right up to confinement, and very
soon afterwards, may be prejudicious to the child, but not to the
mother.
Knowledge of hygiene amongst women is practically non-
existent.
Corporative industrial organisation of workers is in the be-
ginning - there are 181.000 organised workers, only 3.800 of whom
are women.
UNITED STATES OF AMERICA
In a study referring to legislative measures in connection with
night work, Hopkins reports in 1928 as follows : Legal prohibition
of night work for women is actually enforced in only one third of
the United States but even in these sixteen States legislative mea-
sures are far from being complete ; in several States night work is
not prohibited but only restricted. During periods of industrial
depression night shifts are regularly conducted in order to adjust
depression ; women night workers are working over ro hours in
some instances, over 11 hours in some others. Many of the women
night workers are very young and unmarried. In the Southern Sta-
tes they are mostly born Americans, in States where immigration
is extensive many of them are immigrated women of white race.
While wages for male night workers are slighty superior to wages
for day workers, night salary for women shows a tendency to fall
below day wages for male workers. The hardship of night work is
unnecessarily increased by lack of rest and insufficient provision of
seats. Illegal overtime is also performed. Medical findings re-
ported in Hopkins Bulletin mention injury to power of vision,
special fatigue, higher morbidity and increased frequency of
accidents.
The diversity in legislation is especially great when it comes
to injurious trades for women workers, e. g. mining as occupation
for women is prohibited in 18 States, work in quarries is prohibited
in Arizona, New York, Ohio, Oklohama and Wisconsin, work in
coke ovens is forbidden only in Colorado, work in smelters is for-
bidden in Ohio and Utah. Legislative measures regarding the work
of women in core rooms exist in the States of Massachusetts, Min-
nesota, New York, Ohio and Pennsylvania ; Minnesota and New
York prohibit the making and handling of cores the weight of which
exceeds 25 English pounds ; a similar restriction in Ohio and Penn-
sylvania limits the maximum weight to 15 lbs. Worh on certain
kinds of moving abrasives is forbidden in New York and Ohio.
In New York, Ohio and Pennsylvania women workers are not per-
mitted to work in rooms where there is a temperature of more than
110° Fahrenheit.
Work in the manufacture of nitro-and amido compounds and
the handling of any dry substance or dry compound containing lead
in excess of 2 % is prohibited i in New Jersey and Pennsylvania,
ae A Oar
Pennsylvania also prohibits the employment of women workers
in the manufacture of explosives, in acetylene or electric welding
or burning, as well as in the operating of cranes.
Some sort of regulation of industrial home work exists in 14
States.. The employer is required to send in to the authorities a list
of persons to whom he is giving home work. In some of these States
a license must be obtained by the employer to give out home
work ; some States even require the worker to get a permit for ac-
cepting such work. Regulations also set special standards with re-
gard to ventilation, lighting and minimum dimensions of the room
used as work room by the employee.
An equally wide diversity exists between the various States
as regards measures for prevention of industrial diseases. Several
States require medical examinations for seasonal workers, some for
lead workers, others for trades in which the handling of brass, an-
timony, arsenic, copper, mercury and lead is involved.
A statistic made in The White Ware Potteries of East Liverpool
brought forth the following figures :
of a total of 480 male workers, 31 suffered from lead poisoning.
of a total of 135 women workers, 25 suffered from lead
poisoning.
of a total of 85 male dippers, there were 13 cases of lead
poisoning.
of a total of 41 women dipper helpers, there were 14 cases of
lead poisoning.
This proportion was found for a far shorter period of employ-
ment for the women workers, as compared with men. American
physicians state that proof has been given of the injurious effect of
lead poisoning on the child-bearing function and on the number
of living children born. Professor Alice Hamilton states that women
suffer more from nervous symptoms than do men, in factories
where the air is gas contaminated, also that while slight carbon-
monoxide poisoning may produce no striking symptons on the
mother, still it may be strong enough to kill the child. In general
women seem to be more susceptible than men to skin diseases
occasioned by work with nickel, this susceptibility is aggravated in
work with cleaning agents. Professor Hamilton also’ states that
young workers of both sexes are more susceptible to lead poisoning
than adult workers.
Studies on industrial accidents show an important difference
between young women and male workers ; during the year ending
June 30, 1925, 9 % of all accidents to males, 23 % of those to
women, were suffered by minors.
: General regulations prohibiting the employment of women for
lifting, moving and carrying of heavy weights, exist in five States
only-California, Ohio, Pennsylvania, Massachusetts, Washington.
Te IER
California fixes the maximum weight at 50 lbs., Massachusetts at
75 Lbs.
In 44 of the 48 States some form of accident insurance is in
force, some of these States include occupational diseases in this
insurance,
A still wider and almost boundless diversity exists in the
United States as regards legislative measures for maternity pro-
tection, this notwithstanding the very small number of States
which possess some such regulations. This diversity applies to
the kind of industries and occupations governed by these regula-
tions, as well as to the length of time for which leave of absence is
granted. In seven States only, Connecticut, Massachusetts, Missou-
ri, New York, Vermont, Washington and Philippina, does the
extent of such leave of absence vary from 2 weeks to 4 months
before confinement and from 3 to 6 weeks after confinement. No
State has maternity insurance applicable to the period of preg-
nancy. In 44 States needy mothers receive public assistance for
the purpose of enabling them to remain at home after confine-
ment ; in 29 of these 44 States responsibility for this assistance is
left entirely to localities. In the remaining 15 States the law pro-
vides State money in proportion to appropriations made by loca-
lities - with the exception of two States, where the entire expense
for help during pregnancy or childbirth is paid by the State.
Statistics on live births available only for 6 States, refer exclu-
sively to deliveries in hospitals and institutions, so that they are of
no avail for this study. A study undertaken by the United States
Children’s Bureau brought out the following facts : in a study of
22,967 live births it was found that where the mother was employed
away from home (in which case she had the care of the home in
addition to her paid occupation) the infant mortality rate was 176,1
where the mother was employed at home it was.........++I14,6
where the mother was not employed in paid work it was......98,0
The wishes of American women doctors with regard to Ma-
ternity protection may be summarized as follows : Measures for
maternity protection to be extended in those States having them
and to be initiated in those States not having them, especially to
the extent that women be granted leave of absence at childbirth
and that dismissal during such leave of absence period be prohi-
bited, In addition some system of insurance should be instituted
to cover this contingency.
With regard to labour organisations it is nd that women
in the United States happen to be working in the largest proportion
precisely in those occupational divisions that are notoriously weak
in labour organisation even amongst men. In 1920, more than 60 %
of the women engaged in industry were employed in trade, domes-
tic and personal service and clerical occupations ; but less than
25 % of the male working population were in the same groups.
re A ere
Further, mining and building, two strongholds of labour organisa-
tion among men, are industries in which women play no part. The
census of 1920 reported about 8,500,000 women occupied in paid
work, less than 5 % of whom were members of trade organisa-
tions. The proportion of organised women is quite high in some
special industrial divisions as in the manufacture of clothing for
instance, where it amounts to 46.0 % or in the leather industry
where it reaches 42.6 %, contrarily to iron and steel works where
it remains on a very low level - 0.7 %.
CANADA
The Factories Law of British Columbia, according to which
‘employment of women from 8 p. m, to 7 a. m, is forbidden, has not
yet been promulgated. In Manitoba women are not allowed to
work from 10 p.m, to 7 a.m., in New Brunswick from 10.30 p, m.
to 6 a, m, Preserve factories do not fall under this law. Work at night
is prohibited in Nova Scotia from 9 p. m. to 6 a, m., exceptions are
made for preserve factories for 20 days during the period included
between July and October. Ontario prohibits the employment of
women at night from 6, 30 p. m, to 6 a. m, ; in case of need women
may be allowed to work until 9 p. m. Quebec prohibits night work
from 9 p. m, to 6 a. m. and from 6.30 p. m. to 7 a. m, in cotton
and wool trades. In Alberta license for work at night may be secu-
red from the Inspector, in Saskatchewan work must be terminated
-at 6.30 p. m., permission for work to be carried on until 10 p. m.
may be obtained in special cases. Regulations exist in all provinces,
New Brunswick excepted, according to which the Inspector may
prohibit women to eat in the work room ; in Quebec this prescrip-
tion applies to all types of work. Employers must provide mess-
rooms for women workers in Alberta, British Columbia, Manitoba,
Nova Scota and Saskatchewan. Seats with backs are required for `
women doing sedentary work in Quebec, Ontario and Alberta.
Ontario possesses a regulation providing cloak and mess-rooms
as well as a supervisor in undertakings where the number of wo-
men workers employed is above 35 ; exceptions may be made by
the inspector. Regulations regarding hair-dressing and hair nets
exist in several provinces, Women must not be employed in belt-
gearing in Quebec, their employment in handling automatic ma-
chines with fixed and moving parts is forbidden in New Bruns-
wick, Manitoba, British Columbia and Saskatchewan. Quebec and
Saskatchewan prohibit the employment of women in mining,
British Columbia in mining work underground. Seats are to be pro-
vided for saleswomen in shops.
Legislative measures for maternity protection in British Co-
_lumbia conform to the proposed agreement of the international
Spread! St ie Perea
Labour Conference of Washington, 1919, i.e. the period of rest
extends over six weeks before and six weeks after confinement —
women cannot be dismissed during this period, if a medical cer-
tificate has been produced, An interval for breastfeeding of half
an hour is granted twice a day. In 1920 a resolution was enacted
in Saskatchewan according to which a maximum amount of $ 5.00
must be paid upon request by the Public Health office as a con-
tribution towards medicine, hospital and nursing expenses ; this
regulation does not apply to urban centres, but to surrounding
districts only. In six Canadian provinces, New Brunswick, Nova
Scotia, British Columbia, Manitoba, Ontario and Saskatchewan,
legal measure sprovide for assistance from the state to needy
mothers. To take advantage of this provision, British citizenship
as well as residence in the country for a certain length of time
are required ; in Manitoba these requirements do not prevail.
Women employed in the clothing and printing trades are
the only organized workers.
NEW ZEALAND
In New Zealand women are not allowed to work from 6 p.m.
to 8 a.m. Overtime must not be made beyond 120 hours yearly,
not more than three hours a day and on two consecutive days only.
No women must be employed in any process where handling
of lead is involved. No girl under 15 years must be employed as
typesetter, girls under 16 years of age must not be employed
in grinding works nor in workrooms where grinding is being car-
ried on, nor where matches are being manufactured, nor where
tiles are being manufactured or dispatched nor where salt is pro-
duced. No girl under 18 years of age must be employed in a room
where glass is melted, where quicksilvering of mirrors is per-
formed. Girls under 18 years of age must not be employed more
than two hours daily in manufactures where white lead is involved,
or in bronzing with metallic powders.
There are no legislative measures providing for medical
examinations. Special regulations provide for working-clothes,
milk supply, meal rooms, first aid, etc. Seats are to be provided
for saleswomen. Spinning works are governed by special regu-
lations. Industrial diseases entitling to indemnity are listed as
follows : Anthrax, silicosis and lead poisoning,
Regulations for maternity protection prohibit employment
of women four weeks after confinement. Cases of pregnancy
among women factory workers are rare. This is probably due
to the fact that most of the women workers are young girls who
_quit their work when they beccme pregnant, hence the more
-detailed regulations of working conditions for young girls.
Knowledge in matters of hygiene is rather widespread as
special instruction is given in boarding schools, in tradeschools
and through Newspapers. The Association of Intellectual Women
is also making it a special point to instruct women workers on
Hygiene.
Generally speaking women workers belong to their respective
corporative associations.
It appears that New Zealand does not possess extensive
industrial activities, hence there is not the necessity for protec-
tive measures to the same extent as in other countries.
JAPAN
The Factories Law prohibits the work of women at night
from 10 p. m. to 5 a.m. as from July Ist, 1929. Under special per-
mission from the authorities, work may be continued until 11 p.m.
In mining work this regulation will not come into effect before
1933. Women may be employed in the sorting of coal aboveground
until 12 p.m.
The following regulations are of importance in connection with
trades injurious to health, The Factories Law provides that women
must not be employed in cleaning and lubircating dangerous
parts of machines when in motion, nor may they be employed
in repairs of such parts of machines. The employment of women
is equally prohibited in connection with belt-gearing or any other
work which might be harmful to their health. The Factories Law
applies to industries where at least ten workers are employed,
but it is applicable also to workshops where dangerous or injurious
trades are carried on.
No protection whatever is provided for home work.
No special provision is made for compensation in case of :
industrial disease but in case of physical derangement due to
injurious trades, the employer is compelled to grant assistance to
the injured worker. In this respect the following figures are available:
Assistance was given in factories
in 1928....to 1114 male workers and to 493 women workers.
in 1929....to 343 — — 455 =
Assistance was given in mining works
in 1928... .to 82 men and to 4 women.
in 1929....tO 5I — 24 =
There are no special regulations providing for medical exami-
nations at regular intervals for workers engaged in dangerous or
injurious trades, Executive directions added to the Factories Law
state for all industries that no one should be allowed to work
where there is danger of infection or where too hard work might
result in deterioration of health.
The Inspector of Factories has power to request medical
examination for apprentice and adult workers. For women workers
who are accommodated in dormitories, physical examination is
required at least twice a year. A report is submitted every three
years regarding the state of health of these women.
Special provisions regarding maternity protection are also
contained in the Factories Law. Employers must not allow women
to work four weeks before their confinement or six weeks thereafter,
unless a woman goes in for special work which is not considered
harmful by the doctor, after four weeks. These regulations are
also applicable to mining works. According to health insurance
provisions, an expectant mother receives assistance up to 60 %
of her wages, during four weeks prior to her confinement (an
extension of seven days may be obtained). Nursing mothers can
obtain intervals of 30 minutes twice a day for breastfeeding.
Pregnant women perform only house work when leaving their
factory work.
The following figures for deliveries are available in the report
of the Health Insurance Union :
1927....17,084 births of which 124 in hospitals’
1928....17,582 — — 149 —
The government report gives the following figures :
1927. ...30,102 births of which 28 in hospitals.
1928... 33,736 — — 40 —
There is no general maternity insurance in force. Poor women
receive hospital care. Less tiring work for pregnant women can
be obtained only by agreement with the employer.
Very few women belong to organised corporative associations.
Knowledge of hygiene is developing with compulsory school-
ing and social education. An official School of Hygiene with
special courses in Industrial Medicine is planned. Besides private
Factory physicians, official industrial health officers are appoin-
ted in Japan.
_I am now going to proceed with the description of European
countries. England, the oldest industrial country, having been
dealt with in the beginning of this exposé, I still have to report
on Hungary, Holland, Germany and Austria.
— 116 —
HUNGARY
Since the promulgation of the Law of 1928 and the Minis-
terial Decree of 1930 work at night for women workers is prohi-
bited from 10 p.m. to 5 a.m. Exceptions to a certain extent are
made in the case of inns, restaurants, hotels, boarding-houses,
cafés, dairy-farms, tea-shops and the like.
The same law prohibits in general employment of women
workers in trades injurious to health. No limitations exist with
regard to home work. In agricultural undertakings women must
not be employed in filling thrashing machines. Special regulations
are enforced for factories in which lead is manipulated, but they
are not exclusively applicable to women workers. Provisions are
made for medical examinations prior to engagement in dangerous
trades, but no periodical medical examinations are legally insti-
tuted — nor are there special directions provided as regards medi-
cal examinations. The appointment of a woman doctor as indus-
trial inspector is recommended. According to the law of 1928,
medical examinations of apprentices under 17 years of age are
carried on by the Institute of Sickness and Accident Insurance,
prior to their engagement. In 1929, 12,000 apprentices have been
examined of whom 66 % were absolutely healthy ; 58.7 % of the
boys and 56 %% of the girls had selected a career compatible with
their state of health.
The following figures are given as regards industrial diseases :
out of 44 cases of industrial diseases declared in 1928, 36 were
lead poisoning, 2 mercury poisoning, 1 anthrax and 5 others.
Amongst these incidences of illness there was but one woman:
with mercury poisoning. 79 cases of industrial diseases were decla-
red in 1930, among whom there was no woman, In addition it is,
reported that among seamstresses, teachers, telephonists and
saleswomen 10 to 13 % suffered from menstruation troubles and
leucorrhea while such incidences were reduced to 0.4 % in the
case of agricultural workers and to 0.52 % for domestic employees.
In the case of agricultural workers very serious cases of prolapse
of the uterus were to be found, however.
The following are the industrial diseases requiring compul-
sory notification to authorities : lead poisoning, mercury poiso-
ning, anthrax. Since 1927 obligation for payment of an indem-
nity exists in the following diseases : anthrax, glanders, foot and
mouth diseases, swine erysipelas, vaccinia, scabies, poisoning by
chemicals used in agricultural trades.
Maternity Protection : Since 1928, mothers are not allowed
to work ‘within ‘six weeks after their confinement (in case-of illness
an extension of four additional weeks may be granted). A pregnant
|
|
woman may quit her work, if she produces a doctor’s certificate
stating that her confinement is to be expected within six weeks,
or expressing fears of a premature confinement. The Sickness
Insurance provides for medicine, obstetrical assistance and medi-
cal treatment, for full or average salary (as the case may be)
during the last six weeks preceding delivery and during four weeks
after confinement, also for breast feeding premiums during an
additional period of 12 weeks. Free time for nursing babies is
granted ; day nurseries have been installed by large concerns
on their own initiative. In Budapest and larger towns of Hungary
up to 30 % of women are confined in their own homes ; agri-
cultural workers are confined exclusively in their own homes.
A special wish of Hungarian women doctors is that there
should be protection and assistance for intellectual women wor-
kers : business women, teachers of languages, chemists, authors, etc.
For women working in industrial undertakings, less tiring work
without reduction of salary should be obtained during their preg-
nancy.
Public instruction in hygiene is very weak. In primary schools
questions of hygiene are hardly touched — in the fourth class of
the Burgerschule, two hours weekly are devoted to hygiene — in
tradeschools for women one hour weekly. No hygiene is taught
in Schools for Apprentices, beyond a few occasional conferences.
The Hungarian Association of Medical Women gives conferences
on hygiene for women workers. It has also presented a resolution
to the effect that in the projected reform of medical education
industrial pathology be included.
Voluntary professional consultations have been initiated in
several institutions such as the State Working Agency, the Metro-
po itan Psychotechnical Laboratory, etc. etc.
HOLLAND
Prohibition to employ women in work at night from 10 p.m.
to 5 a.m, was established already in 1889, so that the resolution
voted at Berne in 1906, fixing a rest period at night of 11 hours,
could be introduced at once ; special permits must be obtained,
however, for work from 8 to 10 p.m. and from 5 to 7 a.m. Excep-
tions to this rule are theaters, telephone offices and nursing insti-
tutions, where since 1929, a minimum rest period of eight hours
is provided.
A Labour Law enforced. in 1889, Sohibi the employment
of women in trades injurious to health, as for example industries
where handling. of white lead, chromic acid, mercury, cyanid,
phosphorus, arsenic, .zinc oxide or mercury chiowde is. involved,
Work is equally forbidden in connection with dangerous machines,
— 18 —
with explosives, in rooms where the temperature is too high or
where floors are constantly in wet condition ;- licenses. may. how-
ever be obtained, The law provides also that young persons and
women must not be employed in bearing, lifting, pushing and
pulling loads which obviously, or according to the opinion of the
district authorities, are too heavy or may be harmful to their
health.
Home work is not ruled by law, either in Holland or in its
colonies.
The following regulations apply to the Dutch colonies since
1925 : General prohibition of work at night for women in factories
and workshops from 10 p.m. to 5 a.m. Exceptions are made for
fibre factories, tapioca mills, flower mills, oil mills, sugar mills,
salt works and rice mills, tea and coffee plantations, tobacco
plantations, kapok factories and pyrotechnical factories. In case
of need, the Director of the Labour Office for the Dutch Colonies
may grant spécial license for night work also to other industries.
Home work in the colonies is unlimited, but authorities may
in special cases edict prohibition.
Medical examinations previous to engagement are provided
for women in Holland where there is exposure of the eyes, where
there is vitiation of the air, in printing works, in letter foundries,
in stereotype work and in flax combing. In all these cases exami-
nation must be repeated within two years. The Inspector of Labour
is entitled to prohibit certain occupations on the results of these
examinations. Instructions for medical examinations are available.
Accident insurance including industrial diseases is in force
in Holland but not in its colonies. The Bill presented in Geneva
in 1925, referring to compensation in industrial diseases, has been
promulgated. As industrial diseases are listed :
Acute diseases : Tendovaginitis, sunstroke, formation of
vesicles, heatstroke.
Chronic diseases : Mercury poisoning, anthrax, ankylos-
tomiasis. This list will be revised shortly. In case of total disa-
blement indemnities up to 70 % of the regular salary are paid.
With regard to Maternity protection it is reported that in
Holland no woman is allowed to work within 8 weeks after her
confinement ; the period during which she quits work immedia-
tely before her confinement is deducted from these eight weeks.
Ailment after confinement is considered as illness and indemnity
is paid by the State Insurance in such a case. Insurance premiums
are paid half by the employer, half by the worker.
Time for breast feeding is legally provided. Rooms for nur-
sing are prov ded by employers on their own initiative, but there
are on.y very few of them. Premiums for breast feeding are not
paid. During the last years confinements in institutions have consi-
derably increased. There is no provision for State assistance for
confinement, but assistance is given very frequently by the Town
Council or by private agencies. There exist no legal regulations
providing that less tiring work be given to pregnant women.
Extension of maternity protection is recommended especially as
regards unmarried mothers.
There is little or no tendency for women workers to join in
corporative organisations — women in the clothing trade are the
only organised workers. It is especially pointed out that it would
be impossible to induce domestic servants to organise themselves.
Knowledge of hygienic measures is practically non-existent.
Primary schools give very little instruction along these lines. The
National Womens Association has submitted a recommendation
to this effect to the school administration in 1929. A so-called
Industrial Hygiene course, only recently instituted, is given to
doctors in Amsterdam.
Voluntary consultations with medical examination exist in
several towns, but people of the middle and lower classes only are
interested therein.
GERMANY
Legislative measures provide prohibition of work at night
for women from 8 p.m. to 6 a.m. In undertakings working with
two shifts, women may be employed until 10 p. m. if a rest period
of 16 hours is guaranteed. The general minimum rest period
amounts to 11 hours. These regulations are applicable only to
firms employing ten workers or more, they do not include super-
vising personnel, nor do they apply to the following trades :
horticulture, inns and restaurants or businesses connected with
traffic of all kinds. i
With reference to trades injurious to health, prohibition
exists for lead works, ceruse factories, electric accumulator fac-
tories, zinc works, for work involving the use of chrcmic acid
or bi-chromate of ammonium or scdium or their preparaticns,
for grinding-works of scoriae, for glass factories, for wo1k where
women are exposed to inhalation of irritant dust, to high tempe-
rature, to carrying or lifting of heavy loads. Employment is pro-
hibited in the transport of turnips, in work at furnaces, in iron and
steel works, in trades. where handling of harmful amido or nitro
derivatives is involved. Special restrictive regulations are also
applicable to cigar factories, to trades where manipulation of hair,
bristles, wool, etc. is involved,to glass-blowing works, to quar-
fies, to the rag trade, to brick and tile works.
KS 2 eus
The following restrictive measures apply to home work of
women workers : prohibition exists for separating, cutting and
sorting of rags, horsehair, bristles ; preparing tobacco for cigar
manufacturing, for any process involving manipulation of cellu-
loid ; pasting of rubber coats (this last prohibition is also appli-
cable to home work of men.)
Periodical medical examinations are provided for women and
men as follows: —
every 6 months — for painters, whitewashers, varnishers,
once per month — in rubber factories,
once a month during the first year, in carbonic disulphide
factories, every three months, after the first year.
Regulations provide for instruction regarding poisoning effects
and posting of legislative measures. Directions for medical exami-
nations are provided.
The list of industrial diseases, completed according to the
Decree of February 11, 1929, includes the following diseases as
liable to indemnity and obligatory declaration :
Diseases caused by lead or its preparations or compounds ;
Diseases caused by phosphorus or its preparations or com-
pounds ;
Diseases re by mercury or its preparations or compounds ;
Diseases caused by Arsenic or its preparations or compounds ;
Diseases caused by Manganese or substances containing
manganese ;
Diseases caused by benzene or its homologues ;
Diseases caused by nitro or amido derivatives ;
These diseases are liable to indemnity only when contracted
in works or undertakings falling under accident insurance.
Diseases caused by carbonic disulphide ;
— hydrogen sulphide ;
— carbonic oxide ;
— X-rays or other radioactive substances.
Chronic dermatitis or chronic relapses thereof due to: elec-
troplating ;
Chronic dermatitis or chronic relapses thereof due to: exotic
woods ;
Chronic dermatitis or chronic relapses thereof due to: soot,
paraffin, tar, anthracene, pitch or similar substances ;
Diseases of muscles, bones or joints, due to work: with com-
pressed air machines.
Diseases of the respiratory organs and the lungs due to dust
of scoriae grinding.
Works for grinding Scoriae.
Works for mixing Fertilisers — .
Dispatching Concerns of Ground Scoriae.
— I2I —
Silicosis — in cases where silicosis is combined with tuber-
culosis of the lungs, tuberculosis counts for silicosis with regard
to compensation.
a) Quarries where sandstone is extracted and handled.
b) Metal grinding works
c) Potteries
d) Mining works
Schneeberger Disease of the lungs : Ore-Mining Works of
Schneeberg (Sachsen)
Defective hearing or deafness due to noise : Metal Manu-
factories
Cataract : Glass Factories — Iron works — Metal melting
works
Ankylostomiasis : Mining works
Infectious Diseases : Hospitals, Nursing Institutions accep-
ting people for care and cure, activities of public and private
welfare, public health agencies, laboratories for medical
research work and experiments in natural sciences.
According to the report of the Prussian Trade Inspectors,
2504 men and 275 women were recognised to be suffering from
industrial diseases in 1920.
The report of the Trade Woman Doctor admits that women
are more sensitive to poisoning from Benzene and its homologues,
to lead poisoning and probably also to other forms of industrial
poisoning. It is also pointed out that lifting and carrying of heavy
loads may result in descensus, prolapse of the uterus and troubles
of menstruation. There are no legal regulations with regard to
lifting of maximum weights in Germany, but it is stated that the
employment of women in the transportation of building material
of all kinds is forb dden.
Maternity protection is enforced as follows : women must
not be employed within six weeks following their confinement.
No employer is allowed to dismiss a woman 6 weeks before or
6 weeks after her confinement, if he has been informed of her
physical condition or if the worker notifies him thereof immedia-
tely upon receipt of dismissal. If at the end of this period, a woman
is not well enough to resume work or suffers from illness as a conse-
quence of her pregnancy or confinement, she can obtain exten-
sion of her leave of absence on presentation of a medical certifi-
cate ; such certificate should also indicate the length of time for
which extension is requested, but in no case may this additional
period exceed another six weeks. A pregnant woman who leaves
her work before her confinement is entitled to assistance from
sickness insurance or from the District or State Welfare depart-
ment. Time-off from work, rooms for nursing and breast. feeding
premiums are provided. Notwithstanding legal measures, unmar-
— 122 —
ried women do not quit their work until very shortly before their
confinement. Women do not take on other work during their
legal period of rest. Maternity insurance is enforced through the
Sickness insurance ; women who are not entitled to sickness
insurance and who have no income, receive maternity assistance
from the District or State Welfare organisations up to the amount
paid by the sickness insurance.
Ministerial decrees provide. for less tiring work to be given
to pregnant women ; employers also take similar measures on
their own initiative.
Recommendations for development of maternity protection
include prolongation of leave of absence after confinement,
increase of assistance during leave of absence, up to full average
salary of preceding year. Short statistical data is provided as fol-
lows : In Hamburg, of a total of 560 births among industrial work-
ers, 17.5 % of the women suffered from vomiting, fainting, swol-
len legs, varicose veins, pains in the back, heart and kidney affec-
tions — these however cannot be considered as injuries resulting
from work — nor does the number of difficult confinements
indicate any such harm. Work performed standing seems to occa-
sion more trouble during the period of pregnancy, however the
better development of the muscular apparatus of the pelvic floor
which it ensures is very favorable to the work of delivery.
Industrial medical consultations are not compulsory, but a
large number of towns have voluntary consultations which are
frequently attended by women workers.
Knowledge of hygiene among women workers is insufficient.
Instruction in general and industrial hygiene is only beginning;
numerous conferences are given by doctors, educational films are
also shown.
Doctors’ interest in the hygiene of work and in industrial
pathology is so slight that it has been impossible to introduce.
special courses on these subjects in high schools.
Reports received from Germany give no information with
regard to corporative organisation of women workers.
AUSTRIA
Prohibition of night work for women, proclaimed on May
14th 1910, provides that women must not be employed from 8 p. m.
to 5 a.m. and that the period of rest at night must extend over at
least 11 consecutive hours. Where work is organised on the basis
of several shifts, women may be allowed to work until 10 p.m.
Exceptions may be made for women over 18 years, during a maxi-
mum of 8 consecutive days and a total of 24 days per year, when
there has been an interruption of work which could not be foreseen
or when it is necessary to preserve raw material from deterioration.
In the sugar trade (during the sugar campaign) women are allowed
to work 12 hours ou tof 24, (the same regulation isa pplicable
to the industry of alcohol), 4 hours being considered as over-
time and paid accordingly. Exceptions are also permitted in inns,
restaurants and hotels where girls of 14 years may be employed
until ro p.m. and girls of more than 16 years longer provided
g hours rest at night is ensured. Further exceptions may be made
and license granted by authorities after conferring with interested
corporations. State, provincial and municipal services are also
governed by these regulations, with the exception of transporta-
tion services, agricultural and forest administration, and mining
which have their own particular regulations. In commercial trades,
in offices and shops a period of rest of at least 12 consecutive hours
is provided for regular and auxiliary workers ; a rest of 11 conse-
cutive hours is provided in the retail food business. Offices
and similar working places must be closed at 6 p.m. Saleshops
must be closed from 7 p.m. to 5 a.m., food shops from 8 p.m.
to 5 a.m. Exceptions are admitted in localities having less than
5.000 inhabitants, in summer resorts and generally speaking
on certain holidays |
Seats are to be provided for saleswomen. a
On June gth, 1924, the international agreement relating to
night work for women was approved and promulgated.
Legal measures concerning restriction of work for women in
industries injurious to health are partly included in the Trade
Regulations of 1907. Young women under 18 years of age must
not be employed as saleswomen in ambulant commercial business.
The Minister of Commerce and in some cases the Minister of
Social Welfare are entitled to designate industries in which the
employment of women is forbidden or permitted on condition.
The employment of young girls of 14 to 16 years is prohibited in
the public construction of railroads or auxiliary constructions
connected therewith. Over 16 years, they may be employed for
easy occupations which have to be defined by the Minister of
Railway and Transportation, In mining women must not be
employed for work underground ; girls from 14 to 18 years may
be employed aboveground in work which in no way may be detri-
mental to their physical development.
Girls from 14 to 18 years must not be employed in the mani-
pulation of hides and skins, bones or other residues from animals
involving danger of anthrax, or in manufacture where such raw
material is utilised. Employment of women is restricted in lead
work or any other process where dangerous dusts or fumes are
emitted, so far as this work is ruled by trade regulations, e.g.
lead and zinc works ; in factories where oxide of zinc is produced,
where lead compounds or preparations or lead alloys are hand-
ee A
led ; in printers and lithographers workshops, in letter foundries,
in painting, whitewashing and varnishing.
Four special regulations regarding lead work are worded as
follows :
Regulation N° 183. — Applicable to lead and zinc works.
Women must not be employed in rooms where the reduction of
lead or zinc ores is carried on, where ashes containing lead are
treated or reduced, where scrap lead is molten, where zinc
ore is calcinated or lead ore melted, where oxide of lead or any
other of its compounds and preparations are manufactured, sieved,
stocked or packed up, where raw zinc or zinc residue is handled
or zinc powder manipulated. ;
Regulation N° 184. — The employment of women is prohi-
bited in any process where dust from lead compounds or harmful
fumes are emitted.
Regulation N° 185. — Relating to Printers Workshops. Women
must not be employed for the treadling of platen press, in the
manufacture of type-metal containing lead, or in the manufacture
of print and setting material, nor in cliché founding; in work
connected with line casting machines, setting machines and the
like; in work where dry lead compounds are handled ; in bron-
zing with dry metallic powders; in cleaning machines. Women
must not be employed in any process where they are exposed to
contacts with lead colours, such as cleaning crushing-cylinders, etc.
Regulation N° 186. — The employment of women is prohi-
bited in cases where white lead or other lead preparations are con-
tained in colours utilised in painting, whitewashing or varnishing
trades. |
. Home work is restricted as follows : Processes involving
handling of lead, lead compounds or preparations, mercury or
mercury compounds containing more than 1 % of lead must not
be given as home work. Home work dealing with the manufacture,
handling and packing of celluloid goods must be declared to the
Inspector of Trades. Home workers must be provided with prin-
ted directions. Austria is governed by a special law referring to
home work, the enforcement of which is supervised by Women
Trade Inspectors.
Since 1921 the Austrian accident i insurance includes a certain
number of industrial diseases, for workmen as well as employees,
which are liable to indemnity and obligatory declaration. Under
these regulations, foremen on a monthly salary basis are considered
as employees. Diseases liable to indemnity are :
Diseases caused by lead and its compounds ;
= — chromic acid and its preparations ;
— — _ arsenic and its compounds ;
— — mercury and its compounds ;
— , — phosphorus and its compounds ;
— — benzene and its homologues ;
— — nitro and amido derivatives ;
— — carbonic oxide ;
— — hydrogen sulphide ;
— — soot, tar, pitch, paraffin, anthracene and
similar substances ;
Diseases caused by X-rays or similar radioactive substances.
Infectious diseases contracted in scientific institutions, labo-
ratories, hospitals, etc, etc.
Anthrax and glanders ;
Cataract in glasswork.
Need for extension of this list, at least to the extent of the
German list of industrial diseases, has resulted in the presenta-
tion of a bill. Because of the short time since the notification of
industrial diseases was enforced, detailed statistics are not avail-
able,
Figures contained in most recent reports of Trade Inspectors
(especially in my own report as District Medical Officer of the
Trade Inspection) prove that, as in Germany, 3/4 of the industrial
diseases in Austria are due to lead poisoning — there are however
very few women suffering from this disease since lead work is
almost completely prohibited for women. The important propor-
tion of industrial dermatitis particularly mentioned in English
reports can also be confirmed for Austria. As however there exists
no compensation for this special type of industrial disease, it is
impossible to obtain accurate statistics. As regards the special
susceptibility of women to poisoning by benzene and its homo-
logues, which is equally. emphasised ‘in ‘English and German
reports, we have had some specially sad ‘experiences in Austria.
In an undertaking where, it is true, working conditions were most
unfavourable, 40 women workers out of 60 (age from 20 to 4o
years) were taken ill within two months after very short periods
of work, three weeks in some cases, and five of these illnesses
were fatal. A project for a Ministerial Decree has been elaborated
and we hope that its enforcement will save women from this spe-
cially dangerous poisoning in the future. A quite considerable
number of slight mercury poisoning was also observed among
women workers employed in the manufacture of electric lamps.
Periodical medical examinations are compulsory for workers
in lead works (according to special directions regulating this trade) ;
when medical examination prior to engagement is provided in
lead works where women are employed, periodical examinations
are carried on every three months. Examinations by district officers
of health are obligatory only for baker and confectioner appren- ,
tices.
Maternity protection is enforced in Austria and covers agri-
cultural workers, industrial workers, employees, actresses, and
journalists. Iam mentioning only the following provisions : indus-
trial workers must not be employed in regular work within 6 weeks
following confinement ; before confinement they may obtain six
weeks leave of absence on presentation of a medical certificate.
During these 12 weeks women cannot be dismissed. Compensation
for salary is provided by the Sickness Insurance up to 80 % for
lower salary grades and up to-70 % for higher salary grades. Pre-
miums for sickness insurance are covered as follows : 2/3 are deduc-
ted from the workers salary — 1/3 is paid by the employer — the
total premium for accident insurance is paid by the employer.
There are no legal measures providing that less tiring work
be given to pregnant women in industrial trades. In mining works
easy work only is to be given to pregnant women ; after confi-
nement women are prohibited to work within six weeks. Advan-
ced pregnant women are not allowed to perform work on ladders
and scaffolds in constructive business nor are they allowed to
work in quarries. In agriculture no employer is entitled to employ
pregnant women in dangerous work ; women are not allowed to
work within six weeks after confinement, unless there is special
permission from the doctor to perform easy work after four weeks,
Employees are entitled to full compensation during six weeks
after confinement. On presentation of a doctor’s certificate they
may quit work six weeks before confinement. Employees are enti-
tled to assistance on the rate of sickness insurance, if they do not
receive full compensation. If their working engagement is cancel-
led during the twelve weeks foreseen as leave of absence, any such
cancellation shall not be in force until eight weeks after confi-
nement, During pregnancy, actresses and singers are entitled to
full terms under permanent engagement for six weeks, to half.
terms for another six weeks and to half terms equally during six
weeks following confinement, when they are not allowed to work.
Time for notice cannot count during this period. i
Women workers and employees who are nursing their babies
are entitled to breast feeding premiums, amounting to half the
sum available by sickness insurance, during 12 weeks after confi-
nement. On request, interyals of half an hour must be given twice
daily. This regulation however is of little avail, since rooms for
nursing are not compulsory.; certain employers provide facilities
in this respect on their own initiative. The city of Vienna provides
complete layettes for mothers, and sends them gratuitously to
their homes by social workers.
There are no compulsory medical consultations ; voluntary
consultations including medical examination are carried on by
the.City of Vienna and several other towns. Vienna has appointed
an Eye specialist for industrial consultations. Figures of the 1930
report of the Bureau for Professional Consultation of the City ‘of
Vienna may be cited as follows : Physical examinations were made
in the case of 5,716 boys and 3,669 girls between the ages of
13 3/4 and 16 years. Tuberculosis is not frequent. Distinctly weak
constitutions are more frequent amongst boys than amongst
girls ; 39 boys and 8 girls weighed less than 30 kgs, Pupils from
Middleschool (who are not descendants of the working class) are
generally speaking taller and heavier than the average pupil of
elementary and primary schools but pupils of auxiliary schools
(for backward children) are below the average of primary schools
with regard to height and weight. Close cooperation is maintained
between the Bureau for Professional Consultation, the school
* health officers and the school authorities.
Corporative organisation of women workers is quite strong
in Austria, there being 513,087 organised male workers and 142,117
organised women workers at the end of the year 1930. The number
of men and women joining national or christian trade organisa-
tions is comparatively low. A large proportion of women workers
are married ; before the war already the rate of married women
amongst industrial workers reached 45 %. The present situation
does not permit women to quit their work when they marry,
I have tried to give a short resumé of conditions prevailing —
with regard to the legal protection of women workers in coun-
tries which were to be included in my report. It’ would seem
useful to emphasize, on the basis of the international material
available, some points of importance when it comes to the criticism
of legal protection of women workers. As regards the state of legis-
lation in the countries dealt with, there exists of course the widest
diversity. Nevertheless, the same leading ideas are obvious, and
they appear invariably because harms resulting from industrial
occupation under similar proletarian living conditions and the
special illtreatment of women workers with regard to salary and
additional domestic burden are practically the same everywhere.
A marked tendency to emphasize maternity protection is generally
evidenced. In this connection I should like to point out that in
fact any general protection of women workers should be considered
as maternity protection and that in this special point lies its
most significant social justification. It applies to women who are
future mothers and who must keep their body fit for this task,
or it applies to women who are in the midst of their maternal func-
tion, pregnant women, lying-in women or nursing mothers,
or it applies to women who have to bring up their children, often
while expecting another one. In any and all of these cases, women
are already accomplishing a necessary social function, during which
they must be preserved from any evil. Of course women require
unlimited right to work. But it must not be overlooked that with
the enormous number of working women: it is not an individual
— 128 —
desire for activity but need which drives them to seek the burden
of industrial work in addition to loads which nature has already
put upon them. Some reports, especially from England and Ame-
rica, state that the majority of women workers are unmarried and
that they usually quit employment upon getting married. It is
assumed that even in these countries changes in the situation
have occurred. In any case here in Central Europe, already before
the war, up to 40 % of women working in industries were married.
Here we meet with the tragic contradiction that women are entering
industrial work for the sake of their children, when they have
least time and strength to do this ; in this instance again, legal
protection of women workers becomes protection of mothers
and children.
Important differences in economical conditions prevail in
countries from which reports were received. Amongst them, there
are highly developped industrial countries such as England, the
United States and Germany, there are countries in which agri-
culture is predominant and countries in which the working popu-
lation is not yet familiar with forms of civilisation and living stan-
dards as commonly known in our countries. But laws are very
different also in countries where the same cultural conditions
prevail, such as for example the various States of America. The
widest difference however of living conditions for women in one
and the same country obtains as soon as industry has been deve-
lopped there. In order to make my idea quite clear, I see no better
way than to quote the excellent report of Professor Alice Hamilton
of Boston. From her enquiries and her long experience as Indus-
trial Health Officer it appears that youth of workers, poor trade
organisation with ensuing defencelessness and ignorance, low
wages and long working hours, result in higher morbidity, increa-
sed susceptibility to poisoning and higher tuberculosis mortality.
To illustrate the young age of women workers in America, Alice
Hamilton cites the results of the Census of 1920, according to.
which 61 % of all women in clerical occupations were between
15 and 24 years of age. The deathrate from tuberculosis in the
industrial classes was in 1924, 152 for women from 20 to 24 years.
of age, as against 100 for men in the same age group. In the age
group of 20 to 30 years, women have an increased incidence of
sickness of nearly 2 12 times higher than men in the same age
group. When this is the case for a rich and prosperous country
like America, which had not to suffer from the war, no one
will be surprised when I report that when studying the available
material of the Sickness Insurance in Vienna for 1925 to 1924, I
found still more important differences in tuberculosis mortality
for women working in metal and textile industries.. At that time
already, when enquiring about the unbelievably high figures, still
increased by years of famine for the young people of Vienna, I
= EE) —
expressed the opinion that prejudice caused by profession was not
like.y to be the specific factor responsible for this state of affairs,
but merely the general living conditions.
When it comes to define my opinion regarding special sus-
ceptibility of women to industrial. poisoning, I must say that from
the Austrian material at my disposal I am unable to find whether
women are more sensitive to lead poisoning for instance, than are
men, because our regulations regarding lead work are rather care-
fully enforced. Alice Hamilton has more important material at
her disposal, especially through the potteries in which a large
number of women are employed. She states that where wages of
unorganised male workers are low, the difference in frequency
of lead poisoning is very slight but where men belong to trades
unions and are paid high wages, the contrast between the two
sexes in frequency of lead poisoning is all in favour of the men.
From a study of English statistics Alice Hamilton could not find
that over-susceptibility of women to lead poisoning has been pro-
ved ; she refers however to the dangerous effect on the foetus
of lead in the blood of the mother and injury to the placenta.
I should also like to refer to arguments brought up by Dr. Teleky.
in connection with this question at the last International Confe-
rence for Medical Science in Accidents and Industrial Diseases in
Geneva, where his conclusion looked towards a serious revision of
the old literature regarding greater susceptibility of women to
lead, he nevertheless emphasized the necessity of protection of
women against lead on account of its serious effects on sexual
organs and injury to fetus.
A second category of industrial poisoning, to which the spe-
cific over-susceptibility of women has been clearly demonstrated,
is the group of Benzene and its homologues and Amido or Nitro
derivatives. As it is known Benzene exerts its action on the blood-
forming tissues, causing aplastic anemia with loss of the clot-
forming substances, thus developing a teridency to hemorrhage.
It is also said that the injurious effect on the white and red blood
corpuscles proceeds with greater rapidity in the case of women then
of men.
The danger which lies in this over susceptibility has more
especially lead to develop protection of women workers in Austria
along these lines. It is self evident how important such protection is.
When, in addition, one considers the harm resulting from
night work and increased working hours, one is still more at a
loss to understand the opposition of some women leaders to pro-
tection of women workers in England and America, as it appears
from reports received. This movement is called the « open-door »
movement because it requires free admittance to all types of
work, It is setting out more especially with the struggle against
prohibition of night work, because women are thus prevented
from gaining higher wages. I must confess that this conception
seems rather incomprehensible not only for our impoverished
Central Europe, but even for rich countries as England and Ame-
rica. Reasons for the opposition to the open-door movement are
‘so obvious that they need hardly be stated. In fact since the ela-
boration of these reports (about one year ago) conditions have
`- changed considerably and one after the other factories close their
doors for men as well as for women. Under these circumstances
it seems preferable for the hungry children of workmen’s families
that their fathers find employment, since in the whole world they
receive better wages than women do. As Dr. Rosenthal, the Ger-
man industrial health officer points out so rightly « many of the
protective measures for women could be abolished if they were
receiving the same salaries as men — they would then be no more
employed in dangerous trades ! » Alice Hamilton adds to this ques-
tion it is easy to demonstrate by the very example of the United
States, where such divergent legislation prevails among the 48 sta-
tes, whether or not protection is prejudicial to women workers.
She says textually : « A comparison between the States shows that
in those which have the least legislation for the control of women’s
work, the exploitation of women is worst. Long hours, low wages
and night work (also for men) are most in evidence in those states
which have no law regulating women’s work. She also gives proof
that in those states where control of women’s work is best enforced,
their employment has increased more rapidly.
In requesting to-day special protection for women workers,
one is not any longer running the risk of hearing the opinion
expressed that women are less capable of performing industrial
work than men, This argument has been refuted a long time
since, through the actual development of industry. At the present
time when there is more and more obligation to work for women
as well as for men, time is over for women to have to conceal
their physical disabilities in order to ensure equality of rights. We
may to-day ask without fear whether women working industrially
need special protection and why they do need it. This question
must be raised, because the destiny of medicine can only be achie-
ved by an effective protection of women workers. Here we are
confronted with a law of enomics in obedience to which women’s
work, as all industrial work in general, tends to drift rapidly away
to those countries which are backward from a social, political and
sanitary point of view. Especially in unskilled labour, which the
industrial work of women generally represents, there is what I
would call a movement towards the « line of least resistance », a
contingency highly feared by skilled labour and deeply deplored
by social physicians and social workers.
This is true for work in factories and still more so for home
work, When there‘is a change*for the worse in the condition of
SIEA
— 131 —
the market, immediately there appears a displacement of the better
paid factory work to home work in the same country. The fact
that in our dreadful time of unemployment not-all women become
unemployed, but proportionately many more men, leads to the
opinion that rationalisation as we have it to-day is based upon
the weaker sanitary and economical opposition of women workers
and that it stands and falls with such opposition, Opponents of
legal protection are completely losing sight.of the fact that it is
dangerous and useless for women workers to try to beat theic
co-workers in lowering still more their demands, because the
level of sanitary and economic conditions may fall to abysmal
depths when there are no legal provisions. This is demonstrated
by reports on women’s work in Japan, where in 1923, 61.000
women spinners were sleeping in common dormitories, where
only one day of rest was granted after ten working days where
60.000 women were employed in mining work together with men,
in temperatures up to 50° Celsius. An interesting study of pelvis
measurements made by a Russian physician, determines what
lasting differences in pelvis measurements resulted for these
women from the fact that they had started work at 10 years of -
age.
The economical fact of the displacement of work to sanita-
rily backward countries demonstrates how important it is for
women workers of all countries that, everywhere, protection of
women be put on the same level, namely the highest. And here we
have reached the point where we have to express our recommen-
dations as women physicians :
1° The first step would be to require the establishment
of uniform international protection of women workers. For this
purpose it is requested that the already existing agreement regar-
ding night work for women, as well as the Washington agreement
of 1919, providing for maternity protection, be ratified as soon as
possible in all countries.
2° A second wish would look towards a uniform itema
development of instruction in industrial medicine for doctors —
the introduction in Elementary and Middle Schools of special
courses in general and work hygiene. These subjects should also
be included in curricula of trade schools and technical highschools,
in order that Engineers and factory directors be better informed
regarding the dangers of industrial occupation.
3° A sufficient number of women work inspectors should be
appointed in all countries.
4° A sufficient number of women social physicians should
be appointed in all countries.
As a conclusion I should like to say that experiences I have
had as Medical Officer of Social-Insurance and still more the
facts I have learned as District Medical Officer of Trade Inspec-
tion, have convinced me that legal protection of women workers
will never reach what could be considered the ideal from a medical
point of view under the given form of economy. Gaining of profit,
which is to-day the one purpose of production, will stand in the
way of the development of legislation for the protection of workers
as a constant obstacle, on the one hand ; the continuous oscil-
lation of trade conditions will, on the other hand, after each new
period of distress, call forth opposition on the part of the wor-
kers to the application of such laws of protection. The idea of
protection of workers is a rational one and therefore it does not
comply with the existing irrational and planless system of produc-
tion.
I give below a list of the medical women who have so gene-
rously- contributed of their time and experience, in sending in
such comprehensive material on which this report is based :
Dt Mac Murchy ;
Dr Isabel Day (Vancouver) ;
Dr Geraldine Oakley (Alberta).
Dr Rosenthal-Deussen (Magdeburg) ;
Dr Kruger (Dresden).
Dr Deacon ;
Dr Adamson ;
Dr Gordon.
Dr Vegess Rege, with the help of
8 others.
India .................: D’ Curjel Wilson and others of the
Indian Medical Women’s Asso-
Ciation.
Japan ................ ¢ DE Tomo Inouye and Yoshioka.
Netherlands ........,..: Dr Maria Philippi.
New-Zealand ..,...,...: DT Susannah Sinclair.
United States of America: Dr ae Hamilton (Harvard Univer-
sity) ;
Dt Mary Anderson (U. S. Dept.
of Labour) ;
Dr O’ Malley (Washington) ;
California (no name).
Canada esse ss
++
++ ++ +
Germany rss
CR
Great Britain aeeai eaen
eee eee ++ +
+++:
Hungary res
+t ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++ ++
+
++ ++
REPORT
ON.
Legal Protection of Women Workers
BY
Dt DAGNY BANG
National Corresponding Secretary for Norway
Rapporteur General (Scandinavia)
As rapporteur for Denmark, Norway and Sweden, I have
to submit to this Council Meeting a summary of 5 papers sent
in by :
Dr Agnete Heise, Denmark, president of the Danish Association
of Medical Women, and corresponding secretary for Den-
mark of the Medical Women’s International Association.
Dr Johanne Nezser, Denmark, expresident of the Danish Asso-
ciation of Medical Women,
Dr Dagny Bang, Norway, expresident of the Norwegian Asso-
ciation of Medical Women, corresponding secretary and
vicepresident of the M.W.I.A.,
Dr Ada Nilsson, Sweden, node of the Swedish Associa-
tion of Medical Women,
Dr Andrea Andreen-Svedberg, Sweden, secretary of the Swedish
Association of Medical Women, and corresponding secretary
for Sweden of the M.W.LA.
As a possibly necessary explanation of the unanimous opinion
of the writers, which is expressed most subjectively in the « Other
Observations » ending parts I, II and III of the Questionnaire,
I permit myself to submit the following remarks :
When the presidents of the Associations of the medical
women of Denmark, Norway and Sweden, took the step to apply
for a special Northern rapporteur of the replies to the question
of « Legal Protection of Women Workers », the most pressing
reason was, as the application signed by the three presidents
states, the exceptional attitude the three countries (and Finland)
« have taken and still take to the question of special laws (socall-
ed protection) introducing other working hours for women than
for men in industry ». Even if there has been also some eager
opposition against such laws in some other countries, — in no other
countries has the opposition been so open and systematic and |
doubtlessly also of such influence upon the lawgivers as in the
4 Northern countries.
In view of the strong fight against special laws for women,
based on protestations made by all sorts of women (nightworkers,
women factory inspectors of state from all the 4 northern coun-
tries, medical women, feminists and politicians in and out of the
Parliaments) I permit myself to quote once more the before-
mentioned application : « We cannot consider this question as
an exclusively medical and hygienic one, and we cannot be satis-
fied by the evidence of statistics only, even should they exist in
a form that is not misleading ; the question must be taken and
treated as it actually is : a question regarding the conditions, hygie-
nic as well as economical of the whole body of women in paid
work ».
Up to the present, Sweden is the only one among the 4 coun-
tries where the most significant and most fatal form of protection,
prohibition of nightwork for women alone, has been enforced.
But there are in the North also very strong forces fighting for
special legal protection of women workers, especially the men
workers organised in trade unions or as social-democratic Asso-
ciations in agreement with the International Labour Office.
I. NIGHTWORK FOR
WOMEN IN
DENMARK NORWAY AND SWEDEN
Nightwork is upon the whole not very frequent in the North.
It is getting unpopular also among the employers because it is
as a rule better paid. But a tendency is noted in Sweden towards
an increasing use of shift-work.
There is no exploitation of women workers in the Northern
countries as-to working hours. They are protected, as the men
workers, in the best way by a short working day of 8 or 8 12 hours’
or less, and by other good regulations in modern factory laws,
which are constantly revised in the interest of the workers and
controlled by men and women factory inspectors.
In Norway only 2 % of the industrial women are occupied
in regular nightwork, in Denmark and Finland relatively more.
None of the 4 countries has yet ratified the Washington convention
of Prohibition of nightwork for women.
Neither in Denmark nor in Norway does any legal prohibi-
tion of nightwork for women exist, either as general measures
or as measures relating to specific industries. Sweden, in 1909,
passed a law which prohibits women to work between 10 P.M.
and 5 A.M. in industries using more than 10 workers. Women
shall have 11 hours in succession free out of 24. Exceptions to the
~ law are allowed after accidents and by special licence and under
— 135 —
specific control for fish-curing and fruit-preserving, for a certain
number of days.
There are in the 3 countries no statistics. regarding the state
of health of women nightworkers compared with other women
in a similar analogous economic and social position.
Dr Heise (Denmark) supposes that the reason is to some
degree the fact that there is no striking difference, that the health
of the nightworkers and their children is neither better nor worse
than is generally the case : « Statistical information of that kind
would always be of only relative value, owing to the fact that a
prohibition of nightwork for women in Denmark would mean
that 3.000 women workers were compelled to take less well control-
led and more badly paid work or become unemployed ».
As to Norway, it is characteristic that nothing is mentioned
about the state of health of the 451 women in permanent night-
work, nor of the some roo married or widowed: women among
them, nor of their children, in the public report of women’s night-
work of 1919. The nightworking women themselves have stated
that they are in as good health as other workers, a statement which
Dr Bang can endorse from her experience as physician of the
great « sick club » of the Printers’ organization. During 15 years
practice no case of sickness was noted among the women night-
workers which might have relation to their nightwork. Dr Bang
(Norway) expresses as her opinion that in good, well-paid work,
where the worker can afford good board and lodging, healthy
recreation, holidays etc., there is no reason to be anxious about the
health of women doing nightwork. But there is reason to be pes-
simistic about these women who, for many reasons, as for instance
the prohibition of nightwork, are forced to go over to doing bad
or very bad « sedentary » work.
Having no exact information concerning the health of indus-
trial women in nightwork in Sweden, Drs Nilsson and Svedberg
state as their impression, that these women and their children are
as healthy as people in general, quite as other women in occasion-
al nightwork (nurses, telephone-and telegraph-operators, phar-
macists, or in regular nightwork, as charwomen in restaurants and
railroad cars and streetcars, morning paper carriers and so on).
They all stand this kind of work so well that nobody can think
how men could do better.
As to means of communication for the workers, there are no
trams and busses between 1 and 5 in the night, and no steps are
taken after the 5 o’clock trams were introduced for the conve-
nience of the workers, The majority of women in permanent jobs
in towns and in the country gonerally live near their place of
employment,
The above mentioned Norwegian E report pronounces
(p. 46) : «It is very doubtful to what degree working women as a
whole consider nightwork to be more harmful to their housework
than ordinary daywork is ».
Dr Næser (Denmark) says that a tendency exists with young
people to share housekeeping work when the wife is a wage-
earner.
Dr Bang (Norway) has also noted that the husband and elder
children help the wife to get her sleep and rest. Nightworkers
often sleep « in shifts », mothers while the children are at school.
That the working night is so much shorter, and shiftwork, for
instance textile work, gives Saturday free, is a good help for house-
wives and their homes, and the women declare that it suits them
very well.
In the Norwegian report before mentioned we find some quo-
tations from an investigation of 1910 on the question in Finland,
a country where the conditions of work as well as the opinion
against prohibition are so analogous to the relations in the other
Northern countries that it may be permitted to cite it here. It
reads :
« There is no reason to think that the children of women
doing day work are more fortunate as regards being better nursed
and cared for than the children of women doing nightwork, because
it is just in the day time that the children need their mothers’care.
Many mothers have also stated that nightwork affords better oppor-
tunity of looking after their children than day work ».
Nightwork and overtime industrial work is always better
paid in Denmark and as a rule also in Norway, where for instance
in the printers’ trade the workers get 50-100 % more in night than
in daywork. In this as in some other trades, nightwork is many
-hours shorter.
No evidence has ever been produced in the three countries
to prove that nightwork is more injurious to women than to men.
Dr Heise (Denmark) considers it independent of sex, as
quite individual. « One might say that a good sleeper endures it
better than a bad one ».
The question. if a woman who works at night can sleep in
the daytime as well as a man, is difficult to answer in general, as
it is ajmatter of individual and personal nature.
Dr Heise (Denmark) points out, like Dr Bang (Norway) the
great difference as to the chance of rest for a married woman, for
this depends on the income and on the good will of the husband.
Dr. Bang says that the great mass of women nightworkers
being unmarried, they have the same opportunity to sleep as men
have. It is evident that they manage to sleep very well in the
daytime in their hired room or in the home with their parents or
relatives, just as unmarried men do. How the 20 %, (i.e. 100)
married women nightworkers in Norway, for whom the conditions
may be otherwise, manage to sleep enough in the daytime, depends
very much upon the individual. A statement in the report about
Norwegian women nightworkers, to the effect that, upon the
whole, married women do not undertake nightwork before they
have been married for some years and the children have grown
older, is very soothing.
The difference between the many unmarried, independent,
women nightworkers and the few married ones being ever so
great, nevertheless in one essential point they are alike. They
need to work for wages and they find that industrial nightwork
suits them because it is well paid and shorter and as a rule better
regulated than are so many kinds of work for women.
Drs. Nilsson and Svedberg admit that the women night-
workers « have greater difficulties than men, but these might be `
overcome by better pay and better housing conditions rather than
by prohibition of nightwork for women ».
Dr. Heise (Denmark) says that the increase of work, whether
by day or night, must make a mother with responsibility, who
works for her children, plan her way of living according to her
worktime. Drs. Nilsson and Svedberg (Sweden) say : « We can
only state that if a woman has to do both industrial work and the
work in the home, her difficulties will be the same, independently
of whether she works, in the daytime or in the night ».
This opposition against prohibition of nightwork for women
on the part of the medical women of the North, ‘here expressed,
manifested also by public protestation and by taking part in the
propaganda made by other representative medical women (Dr.
Estrid Hein and Dr, Eli Moller, Denmark, Dr. Alma Sundquist,
Sweden, and others), has its origin in the parallelism between the
quick development of industry, and that of industrial hygiene in
our countries, as well as in the strong feeling of independence
in the Northern woman. Our factory laws « comply with most
of the requirements of the Washington convention » (Undersecre-
tary of state Mr. Thorson, Norway). The political position of
women in the North has also been such that they could throw
the weight of their influence against inconvenient laws.
When professor Rygg, head of the delegation from Norway
at the Labour Conference at Zurich in 1913 — although himself
siding with prohibition, refused to sign the convention, prohibi-
ting nightwork for women, he gave as his reason. « The strong
movement against laws for the protection of women..... more
felt because Norwegian women have got the vote »,
The Swedish delegate Molin writes in his memorandum
to the meeting of the Governing body of the International
Labour Office, June 1931, on the occasion of the application
from Sweden for revision of the prohibition of 1909 :
« Women in the Northern countries have the same rights
as men and are well organised, and as in many cases women-do
— 138 —
the same work as men in industry, they also claim the same con-
ditions of work. It is to be feared that regulations ignoring these
facts cannot be used. It is possible that the conditions of work
and the mentality of women in Southern countries are very dif-
ferent from ours, but should it be desired that the Northern
countries ratify the Convention it is necessary that the special
conditions prevailing in these countries be taken into consider-
ation ».
The reporting writers here give their more personal remarks
as « other observations » : Dr. Heise (Denmark) states in her
-report : <
« Danish womens’ associations and Danish women workers”
organisations united in opposing the proposed act (of prohibi-
tion for women) and the Riksdag of 1911 paid so much attention
to the strong wishes of the women that the proposal of prohibi-
tion was suppressed, The Danish Factory Act of 1913 contains
no legislative measures of that kind ». Dr Bang states in her report :
« The strong movement conducted by women, contributed to the
fact that the proposals of prohibition of nightwork for women
were not adopted by the Stortings of 1909 and 1915, each time
after fierce skirmishes and long debates ».
In Finland the battle was led in the same way. — In Sweden
the fight was hard before and after the law of prohibition was
passed in 1909. The afore mentioned Swedish application for
revision of prohibition tells about the difficulties and struggle.
The principal objection stated in nearly all the protestations
of working women, is that such laws will handicap them, espe-
cially in work together with men. Special hampering, protective
clauses for one group of workers must make difficulties in employ-
ing them in the same work, and must, for instance in shiftwork,
lead to the dismissal of the specially protected workers in day
work also. These consequences have never been more evident
than in the present hard times of unemployment and sharp com-
petition, and they cannot be refuted statistically by the statement
that the number of industrial women upon the whole is growing.
The question is what sort of work the protected woman can get
instead of that which she lost by the prohibition of nightwork.
We know that the work where women compete with men is
better paid and better regulated than that where women work
alone. These experiences have also in the eyes of the reporting
colleagues made legal protection disadvantageous from the
point of view of the hygiene of industrial women — and all the
other wage-earning women who will be subject to such laws. And
like other working women we look upon prohibition of night-
work as a means of getting rid of women competitors in good work.
As to this handicap of women, Dr Næser (Denmark) says :
« It is a fact that nightwork prohibition throws women out of
their employment and helps to crowd them into less well paid
work. The most important for the woman worker is to have well-
paid employment. Her health is — like a man’s — dependent on
good food, good living conditions, possibility for recreation.
Everything which is a hindrance in this matter for women there-
fore must be considered as damaging their health. It is not sex
that is the matter with women wage-earners, it is poverty ».
Dr Bang (Norway), referring to the numerous statements
from working women as to the bad consequences, points out
how much less hygienic much of the so-called womanly work is into
which the great mass of women would be thrown by such special
laws.
Drs Ada Nilsson and Andrea Svedberg quote the Swedish
investigation of 1914 as to the consequences for women’s work
of the prohibition of 1909. About 81 % of the nightworking
women were affected.
« Printing is a well paid trade in which women are much less
used since 1909. Women are being more and more excluded
from the larger bakeries, which leads to economical loss for the
women. As more and more industries start work both by day and
by night (shiftwork) the women must necessarily suffer increa-
singly in the competition with men ».
The Swedish woman factory inspector Miss Hesselgren
has, in her report of her investigations, recently spoken of the
necessity of revising the law prohibiting nightwork for women
alone.
Recently the 3 Northern Medical Women’s Associations
passed the following resolution against the prohibition of night-
work for women on the proposal of the Swedish club of Medical
Women : « We believe that the law should as far as possible pro-
tect the health of the worker, independent of sex. As long as night-
work is necessary we do not see any hygienic reasons to prohibit
it for women. Women are anyhow always doing a considerable
amount of uncontrolled work at night and seem if anything better
fit to stay awake than most men.
Medical examination should be obligatory for nightworkers
of both sexes »,
II. INJURIOUS TRADES
In Denmark (Drs Heise and Næser) women may, according
to § 33 in the Factory Act, be prohibited from being employed in
work especially tiring or damaging for the health. This prohibi-
tion has, however, never been practised anywhere. § 16 provides
that women must wear a special dress and must not have their
hair hanging down when they are serving. big, engines, watermo-
tors etc,
In Norway (Dr Bang) work underground is prohibited to
women. Likewise cleaning, oiling and inspecting machinery in
Operation, except in cases where the work is perfectly safe, a pro-
hibition that, in the proposal for a new factory law, is changed
into a claim for a special dress for women, practical for such
work. i
In 1929 Norway passed a law, partly forbidding the use of
white lead in painting : « It is prohibited to employ male workers
under 18 years of age or women workers, irrespective of their age,
who maintain themselves by the working at the painting of buil-
dings, when paint containing white lead or sulphate of lead or
other products containing such dyes are used » (x).
In Sweden a law of 1912 forbids women te work underground
in mines or quarries and in work which can be supposed to endan-
ger women’s health or morals. The « Law of Dangerous Trades »
of 1929 puts men and women alike ». (Dr Andrea Svedberg).
In the 3 countries there is no law prohibiting women or men
from doing any kind of paid homework. In Norway there is a
certain control, in Denmark possibility of a control but never
exercised in such work.
Much prohibited work, for instance mining work in Sweden,
is comparatively well paid. In Norway there are, besides very
Strict regulations, also special facilities in injurious work, as shorter
days and shifts.
There are not many statistics as to industrial poisoning. Use
o white phosphorus is forbidden. And the regulations as to lead
are very strict.
In Denmark (Dr Heise) investigations of recent date found
among women working in a factory with very dusty material
(Washing powder), some cases of death and some other cases
of « Silikose » Improvement of the working conditions and co-
operation with physicians was ensured. As to lead-intoxication,
investigations in Denmark have shown that working in printing `
establishments is not very dangerous, in accumulator factories
worse. In Norway experts in factory hygiene have stated that
« there has not been one case of lead poisoning in the potteries »
(factory inspector Mrs Kjelsberg) and « Lead poisoning in Norway
is of little importance... one of the many proofs of the efficiency
of modern factory hygiene... lead poisoning in the printers’ trade
is now an unknown occurence ». (Chief of the factory inspecto-
(1) Note. — The Board of superintendence may permit the use of
young male workers under the age of 18 to work in the painting of houses
« when this is required for their training ». Mrs Betzy Kjelsberg, Factory
inspector in Norway, protests energetically against this discrimination for
women also because- this regulation will exclude women from decoration
work, for which.they seem to have talent.
A
rate, Dr. C. Lorange in lectures 15/1 1930 and 11/2 1931 in « Oslo
Medical Association »).
In Sweden (Dr. Svedberg) an official investigation of lead
poisoning in 1922 gave only one clear case of poisoning — a man.
Among those rather many workers with suspicious « symptoms »
there was no difference as to sex, (21 men and 18 women) 2 abor-
tions were noted.
There are no proofs « that women are more sensitive » to
certain forms of industrial poisoning than men. Dr Heise writes :
« Certain men and women with a weak consitution, and tuber-
culous men and women, and men and women living under very
unhygienic and other bad conditions, are evidently more sensitive
than others to industrial poisoning and dangerous trades. « Dr
Bang remarks : « Sensitiveness to industrial poisoning is individual
and not determined by the sex of the worker ».
As to compulsory medical examination before admission to
injurious trades, in Denmark and Norway it is required only for
young workers under 18 years of age. — In all the three coun-
tries there is a movement in favour of a regular medical exami-
nation of workers. All the Norwegian factory inspectors recom-
mend the following clause to be inserted in a proposed new factory
law :
« If a doctor considers it necessary, owing to the state of
health of any single worker, the doctor may forbid him to continue
to work in the trade ».
In Sweden periodical compulsory edie examinations are
proposed for both men and women in trades with lead, phosforus,
mercury, X-rays, dust from minerals. In 1929 diseases from
these kinds of work were excluded from the accident insurance.
Posters and placards are used in the 3 countries containing rules
for cleanliness etc. in some injurious trades, also in textile facto-
ries in Norway. In Sweden a « Safety first » movement operates.
Special regulations are given concerning printing offices and match
factories.
Employers in the three countries are legally obliged to insure
the workers against accidents.
In Norway the workers get free treatment and a compen-
sation of up to 60 % of their wages for complete incapacity and
proportionately less for partial incapacity. In case of death, fune-
ral expenses. and a life annuity to wife and children.
In Denmark the insurance does not at present concern indus-
trial diseases. But it is proposed that the insurance should deal
with diseases caused by lead, mercury bacillus anthracis and
with dermatitis caused by substances of exotic trees. (Drs Heise
and Næser).
“In Sweden the law of 1930, and in Neon the law of 1929
include compulsory indemnity for industrial diseases caused by
— 142 —
arsenic, lead, mercury, phosphorus, dust of stone, rays and for
anthrax (Drs. Nilsson and Svedberg).
As to legal protection for women in certain trades the repor-
ting colleagues agree in the following conclusion : « We believe
that protection against injurious trades should be the best possible
and independent of sex ».
In Denmark the laws as to work susceptible of endangering
women’s health and morals have been applied only in one sort of
work : women between 18 and 21 years are forbidden to work
as stevedores in ships over a certain size. Cases of poisoning are
extremely rare in the three countries and women are not proved
to be more susceptible than men.
What is needed to protect the workers in such trades is conti-
nual, intense, scientific research ro replace the dangerous materials
by less dangerous or harmless ones such as has been the case with
white phosphorus. And thorough hygiene in the working place
.and methodical education of the workers specialized in these sorts
of work, in regard to personal hygiene.
Dr Heise (Denmark) states that the workers, men and women,
are often opposed to medical examinations (for instance of the
blood, for symptoms of a possible lead intoxication) which may
lead to their losing their work. The workers do not use the mea-
sures of safety, for instance regulations as to cleanliness, Educa-
tion in industrial hygiene should be given for skilled workers during
their time as apprentices and for others in courses on the working
place. In this sort of education physicians, men and women,
should take part. All workers and especially where there exists a
possibility of danger, must be examined by physicians trained in
industrial hygiene, before they enter and also repeatedly while
-working in such trades. Physicians must be obliged to notify cases
suspected of being caused by work.
A regular medical factory inspection, such as was discussed
by the labour conference at Geneva, a closer cooperation between
factory inspection and Government-paid physicians as planned
in Sweden, are reforms most needed to avoid the disasters of
work.
III. MATERNITY-PROTECTION
In principle the factory laws of Denmark, Norway and Swe-
den agree about the necessity of a pause in the work after confi-
nement. According to the Danish Factory Act § 29 « no woman
worker is permitted to work during the 4 weeks after her confi-
nement unless a doctor states that-she can work without risk to
her own or her child’s health ».
The Norwegian Factory Act $ 33 reads as to this question :
«Women shall not be allowed to work during the first 6 weeks
à
following their confinement », — In Sweden $ 19 of the law of
1912 provides that women in industry are not allowed to « work
before 6 weeks after confinement if it is not certified through
medical examination that they may go back to work earlier ».
The same laws authorize a pregnant woman to quit her
work some time before confinement. In Denmark « it is not for-
bidden to work during pregnancy ».
In Norway the law reads : « Women must not be refused per-
mission to leave their work during the last 4 weeks preceding the
date when according to a certificate from a doctor or midwife she
can expect delivery ».
In Sweden the time is fixed at 2 weeks before confinement
on the same condition of a certificate. There is no indemnity
given for this time before confinement, but in Sweden such an
indemnity is expected at a minimum of 2 kr. (Sw.) per day during
at most 56 days for mothers insured against illness and 1 kr. per
day for others.
There are some facilities for the nursing of the lden of
women workers. In Denmark a room in the factory is reserved
for mothers for this purpose. But this provision « has been of very
‘little value in Copenhagen owing to the great distances between
working places and homes. The women prefer the creches near
their homes`». (Dr Heise). In Norway and Sweden the law pro-
vides that a woman shall have a right.to take time off from work
- for nursing. In Norway indigent mothers have economical sup-
port in order to be able to nurse their children. In Sweden some
communities give a premium for nursing.
In Norway and Sweden we do not know anything about
the time women are away from work before and after confinement.
It certainly depends upon economical and other circumstances.
In Denmark the recent investigation by the two women fac-
tory inspectors shows that of 478 confined working women in
Copenhagen.....
23 % quit their work immediately before the confinement,
37 % quit their work during the last 6 weeks before the confi-
nement,
40 % quit their work 6-7 weeks or more before the confinement,
2 % resumed their work within 2 weeks after the confinement,
47.22 % resumed their work within 5 weeks after the confinement,
56.00 % resumed their work within 3 months after the confi-
nement,
i 10 % of the women haye been influenced by engmployment.
(see further Dr Heise’s paper p. 7).
As to statistics relating to morbidity;,; premature confine-
ments etc. of the women workers Dr Heise (Denmark) quotes
the investigation mentioned which states illness by some of the
women, who started work a fortnight or less after their confine-
ment. (One of them had become a widow 3 months before and
had 3 children), Of the great many asked all insisted that they
had been alright. The report by the women factory inspectors
gives the impression that individual differences prevail as to the
rest required before and after confinement. Dr Heise says fur-
ther that with regard to the health of the children there are no
proofs that they are in a worse position than other children.
From the same investigation Dr Heise quotes also some
results. as to breastfeeding which may be of interest on the ques-
tion :
15 % of the 478 women have not nursed at all,
37 % a = nursed up to 6 months,
20 % = = re — 9 months,
1.3% — — — more than 9 months,
82 % of the children stayed with their mother (47 % married,
35 % unmarried),
10 % of the children were put out to nurse (2/3 of these were
children of unmarried mothers).
The death rate of the children was like the average deathrate
for Danish children. The little difference between legitimate and
illegitimate children is remarkable.
« With regard to miscarriages », Dr Heise says, « we do not
consider statistic materials of that kind of any value as the causes
are so numerous and abortus provocatus a widespread phenomen »,
In Norway there are no statistics of that kind. Drs Ada Nils-
son and Andrea Svedberg, Sweden, say that the figures show no
difference between industrial women and women in general, —
For Norway and Sweden it cannot be said how often women take
on other work during the legal period of rest, but it happens « to a
certain extent » (Sweden) « when regular work is forbidden during
such a long period many women must of necessity take on other’
work and mostly heavier than their usual wagework », 30 (5.4 %)
of the said 478 Danish working women had taken other work
during the time of prohibition.
As to the question of the proportion of women workers con-
fined in their own homes and in hospitals, an examination in
Denmark of 900 women showed that 61 % of them had been con-
fined in hospitals. In Norway and Sweden figures exist only for
women in general. In Oslo in 1929 and 1930 2/3 and in Stockholm
90 % of all women are confined in hospitals and the number is
increasing with increasing pesibilities: In the provinces in Swe-
den about 15 %.
Maternity insurance in Denmark and Norway is included
in the sick insurance, in Norway supported by State and com-
munity,.and compulsory: for everybody who earns less than 4500
a year, in Denmark supported by State and voluntarily. Any
mother belonging to a « sykekasse » « syketrygd » obtains a sum
in proportion to her wages, in Denmark for 10 days after confi-
nement or longer if she gets sick, in Norway for 2 weeks before
and 6 weeks after confinement, minimum kr. (Norw.) 30. Some
communities (Oslo) give a pension to mothers (widows, separated,
divorced). In Denmark and Norway there is special care for unmar-
ried mothers and their children. In Denmark any unmarried
mother has free midwife and hospital, paid by the community.
In 1915 Norway passed a law about Public care for Infants (« Bar-
nelovene ») and their needy mothers. Economical support is given
before confinement (25-45 kroner Norw. for 6 weeks) and about
the same per month for 3 months or more after the confinement
in order to help the mother to have her child with her and nurse it.
The Norwegian Factory act § 33 states that a mother who
becomes needy on account of the prohibition to work after confi-
nement, shall be supported by the community, which support
shall not be regarded as poor relief. In Sweden support for mater-
nity is expected to come.
In Denmark and Sweden there are no law measures providing
that less tiring work be given to pregnant women. Nor do employers
‘in any of the three countries take measures to this effect.
In Norway § 18 e of the Factory Act prohibits. pregnant
women from doing: especially strenuous or dangerous work. It
is said that some employers privately try sometimes to do some-
thing to facilitate the work for them.
As to the necessity for further: extension of maternity pro-
tection Dr Heise (Denmark) says that the effect of the prohibition
according to an investigation of 900 women has been of very little
‘practical importance and effective only in 23 % of the cases. A
Danish committee of health authorities declared it not necessary
to ratify the Washington convention as to maternity protection,
There should be no prohibition during pregnancy, and the 4
weeks prohibition after confinement should be reduced to 3, but
‘should concern all women wage-earners outside their homes. In
Norway the system of health insurance renders the economic
‘side of the question more endurable than in many other coun-
tries. The tendency towards the 6 + 6 weeks of the Washington
convention cannot be recommended. If our country should go so
far as suggested in a proposal to a new « law for} protection of
workers » and of course not be able to give compensation, the pro-
‘hibition would be only empty words as to rest for the women.
The Swedish reporting colleagues say that only more effective
economical support is desirable. Dr Heïse-observes that nothing
indicates that the women workers of Denmark need this sort. of .
-protection.
Dr Bang (Norway) points to the fact that maternity protec-
“tion lies on a different plane from the other special laws for women,
-but claims a full indemnity for lost income and for a work so
precious to the state as is the giving birth to a child. A 6 week’s
pause after confinement is a long time, and may in all events be
<a disadvantage. The women have, in spite of any provision, a
right to be afraid of losing their work and of being obliged to take
to work more unhygienic than the relatively well-regulated factory
work. On the initiative of Sweden the three northern Associations
-of Medical Women have agreed on the following declaration as
to maternity protection : « We believe that legislation for mater-
nity should include only :
a) Right to leave of absence from work during a certain num-
ber of days before and after confinement. In so far as this right is
used an insurance should be paid.
b) A general statement that absence for pregnancy, when the
need is certified by a physician, should be looked upon as absence
for illness, and therefore not imply danger of losing the job ».
IV. GENERAL
As to the organisation of women workers 83 % belong to
powerful organisations in Denmark and 40 % in Norway. In
Sweden they are also fairly well organised : all women tobacco-
workers, about half of the textile and tailoring workers, nearly all
shoemakers, In some trades (book-binders, textiles and tailors)
in Norway the women are in great majority. In the printers’
organisation more than a fourth are women.
The women’s knowledge of hygiene is fairly satisfactory,
especially in well-paid skilled work and where they work together
with men. In Denmark lectures for women and girls are given at
-Continuation schools, Red Cross Junior Courses and by arrange-
ment of the Danish Women’s society (feminists) and for unem-
ployed women on the initiative of the Social Democratic Associa-
tion. Health Authorities are interested in instruction of mothers
which is now proposed to be undertaken by midwives.
In Norway there is some health instruction in the Public
School. Only in trade schools for Domestic science, regular hygie-
“nic instruction is given. Beyond this hygienic knowledge is gather-
ed from occasional courses and from articles in the newspapers,
some public lectures on tuberculosis and venereal«diseases and so
on. In Sweden hygiene is taught in Public schools including care
for infants, and in Trade Schools with some industrial hygiene.
Factory inspectors lecture frequently to workers.
= A
There are somewhat few factory doctors in the North. In
Sweden the big firms mostly have their own doctors. Industrial
medical examinations are not compulsory for adult workers, even
dn injurious trades. In Norway the doctors get their knowledge
of the health condition of workers mostly by practising for the
sick insurance. There is no obligation, but opportunity, to report
_cases of industrial illnesses. In Sweden a closer cooperation be-
‘tween factory inspectors and physicians paid by the Government
is planned. The movement to use doctors to a greater extent in
these fields of work is limited by the highly developed Public
Sick Insurance.
Dr Heise (Denmark) says that the workers who have a right
to refuse often oppose medical examination on account of run-
ning the danger of losing their work. The help of medical exami-
nation would be more effective if the workers were taught the
importance of hygiene, for instance at the trade schools.
There do not exist in the three countries any special legal
measures for women regarding the lifting of heavy weights. In
this matter the opinion of the women and of the whole public
would no-doubt coincide with the statement given by international
medical women at the Congress of Bologna.
FINAL SUMMARY
The unanimous opposition against special laws for women
among the medical women of Denmark, Norway and Sweden, is
expressed in this report. If medical women of Finland had been
organized they would have agreed with us. The opposition gets
more and more wide-spread and is internationally organized.
It is no theoretical feminist question, it is a practical question
of admission and opportunity to work for the great mass of wage-
earning women in their struggle for life and for a better standard
of work. |
The experiences from Sweden, here quoted, and also from
other countries where special legislation for women has been intro-
-duced since women became alive to and conscious of their social
position, are convincing proofs of the fatal consequences of such
Jaws. From the point of view of personal and social hygiene the
value of such legislation is imaginary or negative, because it bars
women from the. best work, disqualifies them socially as workers
and lowers their standard of work.
What. industrial female workers need are not special laws.
What is categorical and imperative is : millions of women
must earn their living. What they need is work, good work. The
prohibition of ‘nightwork will not give a hungry woman bread or
a Sleepy woman a bed.
The means to prevent exploitation of women workers is not
— 148 —
special legislation, It is skilled education and the same free pos-
sibilities for obtaining it as men have ; these same reasons explain
the efforts of medical women for better educational opportunities,
And it is moreover the realization of the principle no. 7 in the
Versailles Treaty : « Equal pay for work of the same value without
giving any consideration to sex ».
A good factory hygiene and an accomplished medical ins-
pection of work with a scientific ground for the decision whether
a person is fit for a certain work or not, individually, instead of
the collective decision founded on abstract ideas about sex.
No doubt women workers are threatened in the chaotic
situation of work now a days. We are still the socially weakest of
citizens. And we have to defend ourselves against attacks on our
position of work, such as the fight against married women’s work,
and special legal protection for female workers.
The recent event in Geneva in June 1931 ,where the Gover-
ning body of the International Labour Office (that is The labour
representatives) refuted an application, well reasoned, from Sweden
and Belgium for a slight alteration in the time prohibited for
women, to make it possible for them to continue their work, —
shows to all evidence who in future shall decide when and .how
and to what sort of work women shall be admitted.
In concentrated form our unanimous opinion as to special
protection of women workers is expressed in the following conclu-
sions. proposed in 1931 on the initiative of the Swedish Associa-
tion of Medical Women, and passed in meetings of the 3 Asso-
ciations of medical women in Denmark, Norway and Sweden,
and signed by the three presidents and supported also by the
Finnish medical women at a meeting held in Helsingfors on
September 10 th 1931, and signed by the woman professor of
gynecology and obstetrics, Dr Laimi Leidenius:
« We believe that the law should, as far as possible, protect
the health of the worker, independent of sex. As long as night-
work is necessary, we do not see any hygienic reasons to prohibit
it for women. Women are, anyhow, always doing a considerable
amount of uncontrolled work at night and seem, if anything,
better fit to stay awake than most men. Medical examination
should be Compulsory for night workers of both sexes.
We believe that protection against injurious trades should be
the best possible, independent of sex.
i We believe that a legislation’ for maternity should include
only :
a) Right to leave of absence from work during a certain
number: of days» before»and: after -ċonfinement.. In so far as this
right is used, an insurance should be paid.
— 149 —
b) A general statement that absences for pregnancy, when
the need is certified by a physician, should be looked upon as
ere for illness, and therefore not imply danger of losing the
job ».
Agnete HEISE (signed) Hanna BERGHOFF (signed)
President of the Danish Presidenl of the Norwegian
Association of Medical Women. Association of Medical Women
Ada NILSSON (signed)
Vice-President (in the absence of the president)
of the Club of Swedish Medical Women
These?conclusions state briefly our opinion as to the hygie-
nic aspect of this manysided question, so important for all wage-
earning women.
Dagny BANG
Rapporteur général for Denmark, Norway
and Sweden
RAPPORT
SUR
La Protection légale des Travailleuses
PAR
Madame le Prof. SORRENTINI
Médecin Inspecteur des Assurances Sociales
Rapporteur Général (Italie)
INTRODUCTION
En ma qualité de Rapporteur général, je résume les réponses
qui me sont parvenues de Mesdames les Drs Blanchier (France),
F. Budzinska Tylicka (Pologne) et Dewetterova (Tchécoslovaquie)
au questionnaire envoyé par notre Association, et j'ajoute, à titre
de contribution personnelle, les renseignements qui se réfèrent à
l'Italie.
Le sujet est trop vaste, trop passionnant, certains problèmes
trop délicats, d’autres trop scientifiques, pour qu'il soit possible
de le traiter à fond d’après des demandes et des réponses qui ne
peuvent nécessairement en comprendre toutes les nuances, malgré
le soin diligent apporté par les collègues, que je remercie vivement,
dans la préparation de leurs rapports.
Nous espérons cependant que, lorsque siégera le Congrès,
la voix des femmes parlant au nom de toutes leurs sœurs travail-
leuses, après avoir longuement médité, étudié et vécu les problèmes
de la vie professionnelle féminine, réussira mieux qu'un ques-
tionnaire aride à rendre plus présents les besoins qui se manifestent
dans le champ du travail féminin, ainsi que les mesures de pré-
voyance qu’on peut attendre avec justice de la société, comme
un droit sacré pour la protection de la femme « artisan de la race ».
A la fin, et brièvement, je parlerai des considérations et conclu-
sions parce que, m'occupant personnellement du questionnaire
pour l'Italie, j'ai déjà exprimé ma conception sur la nécessité
d'une vaste organisation de protection de l’ouvrière, entendue,
non pas comme une restriction contraire à la liberté individuelle,
ni comme un privilège injustifié, mais comme la manifestation
d'une protection indispensable, due par la Société à la conserva-
trice de la race, dans l'intérêt de la collectivité, et tant que per-
sisteront les conditions actuelles de la vie en commun, profondé-
ment enracinées dans un régime historique, économique et juri-
dique, qui ne pourra pour le moment être modifié.
I. — TRAVAIL DE NUIT
France. — D'une manière générale le travail de nuit est
interdit aux enfants de moins de 18 ans et aux femmes, Quel-
ques industries sont autorisées à déroger temporairement à la loi
(denrées alimentaires ou périssables).
En ce qui concerne les femmes, et suivant les cas, ces déroga-
tions peuvent aller jusqu’à 25 ou go jours par an. (Code du tra-
vail. Lois des 23 décembre 1910 et 12 janvier 1911, modifiées
les 24 janvier 1925 et 30 juin 1928.)
Pologne. — Le travail de nuit est absolument interdit aux
adolescents et aux femmes dans toutes les branches industrielles.
(Règlement officiel du 2 juillet 1924, art. 13). Le règlement pré-
voit quelques exceptions dans des cas spéciaux : (accidents dans
les ateliers ; travaux concernant les denrées périssables ; dans les
établissements d'ordre public : hôpitaux, téléphones, etc..., cas
qui doivent être signalés aux autorités compétentes pour l'ob-
tention du permis de travail. De plus, pour les travaux saisonniers,
le travail de nuit pourra être prolongé d’une heure après Io-
heures, le soir, ou avant 5 heures, le matin, l'Inspecteur du
Travail consentant, mais pour un total d'heures supplémentaires
n’excédant pas 60 heures par an.
Tchécoslovaquie. — D'après le Traité de Versailles du 28 juin
1919, et celui de Saint-Germain du 10 septembre 1919, le travail
de nuit est généralement interdit, sauf dérogations spéciales accor-
dées par le Ministére de la Prévoyance sociale.
Italie. — Décrets royaux du 10 novembre 1907, n° 808, et
15 mars 1923, n° 748, règlement du 6 août 1916, n° 1136. — Le
travail de nuit dans les ateliers industriels et dans leurs dépen-
dances est interdit, en tant que mesure générale, aux femmes de
tout âge (art. 5) et aux ouvriers âgés de moins de 18 ans révolus.
(art. 6).
Des exceptions sont prévues : en cas de force majeure, pour
des besoins imprévus, ou lorsqu’il s’agit de denrées périssables.
Méme dans ces cas cependant, les femmes de moins de 15 ans
révolus ne pourront étre admises, et le travail ne pourra jamais
durer plus de six heures sans interruption (art. 9).
COMPARAISON DE L'ÉTAT DE SANTÉ
DES TRAVAILLEUSES ET DE LEURS ENFANTS
AVEC D'AUTRES FEMMES ET ENFANTS
France. — Le travail de nuit étant interdit aux femmes, il
n'existe pas de documents à ce sujet.
Pologne. — Pas de renseignements.
Tchécoslovaquie. — Pas de renseignements.
Italie, — Pas de renseignements.
RETRIBUTION. DU TRAVAIL DE NUIT
France. — Le travail de nuit est mieux rétribué et moins
pénible (nombre d’heures moindre, travail moins intensif) lorsque
le système d’alternance des équipes (équipes d’ouvriers travail-
lant tantôt le jour, tantôt la nuit) n’est pas organisé.
Pologne. — Le travail de nuit étant considéré normal pour
les hommes comme pour les femmes, n’est pas mieux rétribué,
sauf lorsqu’il s’agit d’heures supplémentaires.
Tchécoslovaquie. — Le travail de nuit est mieux rétribué.
Italie. — Il n'existe pour les femmes aucune disposition
spéciale. L’article XIV de la « Charte du Travail » (21 avril 1927)
établit que « le travail de nuit, non compris dans celui d’équipes
régulières, sera rétribué par un pourcentage extra, basé sur le prix
du travail de jour ». En général, cependant, il est tenu compte de
cet article dans les contrats collectifs ou individuels pour la fixa-
tion des salaires des femmes attachées aux travaux pénibles ou
présentant quelque danger.
LE TRAVAIL DE NUIT EST-IL PLUS NUISIBLE
POUR LA FEMME QUE POUR L’HOMME ¢
France. — Il semble qu'il n'existe pas d’études spéciales
apportant des preuves objectives, et permettant d'affirmer que,
dans les mêmes conditions, le travail de nuit soit plus nuisible
pour la femme que pour l’homme. De plus, les conditions « égales »
ne sont qu’exceptionnellement réalisables.
Pologne. — Pas de renseignements.
Tchécoslovaquie. — Pas de preuves objectives.
Italie. — Il n'existe pas d’études à ce sujet.
Il est certain cependant que le travail de nuit peut devenir
plus nuisible pour la femme que pour l’homme, quand la femme ne :
peut s'offrir un repos suffisant pendant la journée.
POSSIBILITÉ DU REPOS POUR LA FEMME
APRES LE TRAVAIL DE NUIT
France, — Les femmes ne pouvant se désintéresser des occu-
pations domestiques, il est moins facile, en général, à la femme qu’à
l’homme de compenser le travail nocturne par le repos dans la
journée. L’absence de ce repos, plus que sa constitution physio-
logique rend le travail de nuit plus dur pour la femme que pour
l’homme. C'est un facteur que l’on ete souvent bien qu'il
soit de la plus grande importance.
Pologne. — Les soins des enfants, les travaux domestiques
empêchent, en général, les femmes de se reposer dans la journée.
Mf CoN
Tchécoslovaquie. — Impossible de contrôler si les femmes peu-
vent ou non compenser le travail nocturne par le repos dans la
journée.
Italie. — Il est toujours difficile aux ouvrières italiennes, sur-
tout si elles sont mères, de compenser le travail nocturne par le
repos dans la journée. Les exigences de leurs travaux domestiques
les empêchent d'accepter d’autres travaux salariés.
MOYENS DE TRANSPORT (TRAVAIL DE NUIT)
France. — Dans beaucoup de centres ouvriers, mais non
comme règle générale, des dispositions sont prises par les indus-
triels, les autorités locales, les compagnies de transport en com-
mun, pour faciliter le transport des ouvriers aux heures d’entrée
et de sortie, (travail de jour et travail de nuit).
Pologne. — Aucune disposition légale n’organise un tel ser-
vice spécial pour les travailleuses.
Tchécoslovaquie. — Les grands établissements de Bata Zlin
et les ateliers de Moravska Ostrava offrent des moyens spéciaux
de transport aux femmes travaillant la nuit.
Italie. — Des facilités spéciales n’existent que dans quelques
centres ouvriers.
LE TRAVAIL DOMESTIQUE ET LE REPOS
DES TRAVAILLEUSES
France. — Il est impossible d'établir le nombre d’heures sup-
plémentaires ajoutées par le travail domestique à la journée de
travail légal de la femme, surtout si elle est mariée et mère de
famille ; mais il est certain que les occupations ménagères et
familiales représentent un des plus importants facteurs du sur-
menage.
Pologne, — Le contrôle est très difficile.
Tchécoslovaquie. — Pour la travailleuse s’occupant aussi de
travaux domestiques, la durée de la journée de travail est de 13
à 14 heures,
Italie. — Ce point est très difficile à préciser. Il dépend de
beaucoup de facteurs : situation économique de la famille, sa com-
position, la distance entre le domicile et l’atelier, etc...
Concernant le travail de nuit la Tchécoslovaquie remarque
que peut-être dans les Républiques soviétiques seulement, les
conditions du travail des femmes sont réglées conformément à
celles des hommes, suivant les nouveaux principes et méthodes
éducatifs adopté par le Gouvernement.
II. — MÉTIERS DANGEREUX
France. — Les Décrets des 21 mars 1914 et 26 septem-
bre 1926 interdisent aux travailleuses certains métiers ou travaux
nuisibles à la santé.
Pologne. — La loi du 2 juillet 1924 interdit l'emploi des fem-
mes dans les travaux nuisibles à la santé, comme aussi les travaux
pénibles et ceux qui sont contraires à la moralité et aux bonnes
mœurs. Il est formellement interdit d'employer les femmes dans
les transports, les fabriques de produits chimiques nocifs et le
maniement des poids lourds. Une ordonnance du Ministère du
Travail du 29 juillet 1925 prescrit la publication d’une liste spé-
cifiant tous les travaux interdits aux femmes et aux enfants,
rendant responsable l'employeur pour chaque contravention et en
fixant les pénalités.
Tchécoslovaquie. — L'interdiction d'employer les femmes
à des travaux dangereux est prévue par l’Ordonnance ministé-
Pelle du 25 pan 1925 pour la Russie Subkarpathique et la Slova-
quie.
Italie. — L'article 1°" de la Loi du 7 juillet 1907 n° 416, arrête
que les femmes âgées de moins de 21 ans et les enfants de moins
de 15 ans ne peuvent être admis aux travaux dangereux, trop
fatigants ou insalubres. A titre d'exception seulement ils pour-
ront être employés à des travaux dangereux et insalubres avec
les précautions et dans les conditions reconnues nécessaires.
L'article 43 du susdit Règlement interdit en outre l’emploi
des femmes mineures au nettoyage des moteurs, des organes de
transmission et des machines en mouvement. En vertu de l’art. 39
du Règlement Général pour l’Hygiene du Travail (Décret royal
du 14 avril 1927) il est interdit : a) d'employer les femmes de
n'importe quel âge (et en général des ouvriers au-dessous de
18 ans) au transport des poids lourds, de quelque façon que ce
transport soit effectué, pendant plus de 4 heures; b) d'employer
des ouvriers de moins de 18 ans à la manœuvre et à la conduite de
wagonnets ; c) d'employer des enfants de moins de 15 ans à la
conduite des brouettes, charrettes à bras, à deux roues dans des
conditions difficiles ou dangereuses; d) d'employer dans n'importe
quel travail de transport les femmes après le 6° mois de grossesse.
Les mesures prévues par le Règlement Général pour l’Hygiéne
du Travail tendent à éviter les conséquences physiques (déforma-
tions, arrêt du développement, défectuosités du bassin, dépla-
cement de l’utérus, interruption de la grossesse, ptoses viscérales,
etc) ; dérivant facilement des genres de travaux sus-mentionnés,
ainsi qu'à diminuer le péril d'accidents s’y rattachant,
METIERS INSALUBRES A DOMICILE
France. — Les femmes ne peuvent se livrer à domicile à
des travaux rétribués interdits, Ne du eel s'étendant
aux travaux à domicile, .
Pologne. — Ce pays ne posséde pas encore de règlement
définitif concernant le travail à domicile, il est encore à l’état
de projet.
Tchécoslovaquie. — Il est interdit aux femmes de se livrer à
domicile à des travaux interdits, mais le contrôle est impossible.
Italie, — Comm: jusqu’à présent le travail à domicile a échap-
pé à tout contrôle, on ne peut affirmer que les femmes ne s’y livrent
pas à des travaux nuisibles à leur santé. Dans certains centres de
l'Italie, il n’est pas rare que des femmes se livrent, à domicile, à
des travaux de pyrotechnie.
L'article XXI de la « Charte du Travail » établit que le con-
trat collectif du travail étend ses bénéfices et sa discipline aux tra-
vailleurs à domicile. Des règles spéciales seront édictées par l'Etat
afin d’assurer la propreté et l'hygiène du travail à domicile.
Jusqu'à présent, le travail à domicile, sans s'appliquer à
des travaux dangereux, pénibles, ou interdits aux femmes, s’est
développé presque toujours d’une façon nuisible (Sweating Sys-
tem), soit quant aux conditions du milieu, à la durée excessive
de ce travail, qui se prolonge souvent dans la nuit, ou à la trop
modique rémunération et à l'absence absolue de toute loi de pro-
tection ou d'assistance.
De nombreuses enquêtes ont été faites à ce sujet en Italie,
et toutes ont mis en évidence des facteurs extrêmement graves
tels que : l’emploi d'enfants, la plupart au-dessous de 12 ans,
la durée excessive de la journée de travail, l’absence du repos
dominical, le peu de repos journalier, la modicité du salaire, le
milieu‘impropre au travail, etc...
Le travail à domicile est dangereux aussi pour la race. Une
enquête faite par Carmagnano (1920) montra pour les travail-
leuses à domicile, un quotient de fécondité inférieur à celui des
ménagères et des paysannes, un pourcentage plus élevé de fausses
couches attribuées à des causes. professionnelles, une mortalité
infantile plus grande due surtout à des causes congénitales et à
des maladies de l'appareil digestif. Il n'existe pas vraiment de
dispositions législatives réglant et disciplinant le travail 4 domicile
qui, comme on l’a vu, est surtout exercé par des femmes. Un. pro-
jet de loi présenté au Parlement en 1921 par le Ministre du Tra-
vail n’eut pas de suite, et l'Italie attend avec confiance que la
déclaration de l’article XXI de la Charte du Travail, trouve au
plus vite son application pratique et bienfaisante, tant au point
de vue économique qu’à celui de l'hygiène sociale.
— 156 —
LES TRAVAUX INTERDITS
SONT-ILS MIEUX RETRIBUES ¢
France.— Cela dépend des cas (loi de l’offre et de la demande).
Pologne. — Il n’y a aucune différence de rétribution entre
les travaux interdits aux femmes, et ceux qui sont autorisés,
(par exemple : le transport de matériaux de constructions est habi-
tuellement effectué par des enfants qui reçoivent un salaire abso-
lument dérisoire.)
Tchécoslovaquie. — En général, les travaux interdits aux
femmes sont, pour cette raison, mieux rétribués,
Italie. — Pas toujours.
STATISTIQUES CONCERNANT LES MALADIES
PROFESSIONNELLES
France. — Le Ministère du Travail publie chaque année
une statistique des maladies professionnelles.
La discrimination entre les malades hommes et femmes
n'y est faite que pour le saturnisme et l’hydrargyrisme.
Voici les chiffres des années 1928 et 1929 :
Saturnisme : en 1928 hommes 1393 — femmes 132.
— — 1929 — 1691 — — 155.
Hydrargyrisme : en 1928 hommes 14 — femmes g.
— — 1929 — S— — L
Le nombre des travailleurs de l’un et l’autre sexe soumis
aux dangers d'intoxication n'étant pas indiqué, la statistique
ne permet pas de savoir si le pourcentage des intoxications est
différent.
Pologne. — Ces statistiques sont fournies par les « Caisses de
Secours aux malades. »
Tchécoslovaquie. — Les statistiques manquent relativement
au sexe. Seules existent des statistiques se rapportant à l’état
de santé de personnes en contact avec le radium, mais elles n’ont
pas encore été publiées. .
Italie. — Il n’y a pas en Italie de renseignements statis-
tiques et globaux sur la morbidité ouvrière, parce que l'assurance
contre les maladies n'existe pas en Italie, excepté dans les nou-
velles provinces; et l'assurance professionnelle, de date récente,
n’est pas encore entrée en vigueur. Il existe cependant d'anciennes
statistiques : (Bovio 1881-85, Ghelardi 1908-17, Ferranini 1868-
1917, Raseri 1904-1906, etc.) et de nombreuses études médico-
sociales concordant toutes à affirmer l'influence dangereuse de
travaux et de métiers spéciaux, sans donner, d’ailleurs, de chiffres
comparatifs entre les deux sexes. Mais d’après les différentes étu-
des, il ressort toujours que, dans les mêmes conditions, la morbi-
dité et la mortalité des travailleuses sont supérieures à celles de la
population ouvrière masculine.
Cerca 157 |e
SENSIBILITE DE LA FEMME A CERTAINES
INTOXICATIONS
France. — Les opinions à ce sujet sont vagues et contradic-
toires : il n’existe pas de travaux démontrant de façon objective
que la femme soit, toutes autres conditions égales, plus sensible à
certaines intoxications ou dangers professionnels.
Pologne. — De l'analyse des cas de maladies qu’on peut
‘observer parmi les deux sexes d’une population ouvrière, il résulte
de façon évidente que l'organisme des femmes est, en général,
plus sensible à certains dangers d’origine professionnelle, que
la maladie est plus longue et la vieillesse plus précoce.
Quelques exemples de résistance plus ou moins grande de
la part d'hommes et de femmes, ne changent pas l'affirmation
générale tendant à considérer la femme comme étant moins résis-
tante que l’homme.
Pour cette raison, il semble superflu d’entrer dans des détails,
établissant au contraire le principe général qu’en Pologne, comme
partout ailleurs, le travail du plomb et celui des produits chimiques
sont parmi les plus dangereux pour la santé de l'ouvrier.
Tchécoslovaquie. — Impossible de donner notre avis; nous
manquons de renseignements.
Italie. — Nous n'avons pas de renseignements précis. Quel-
ques-uns acceptent cette théorie, d’autres la repoussent, et parmi
ceux-ci les hygiénistes. Ils disent que l’on doit, non pas au sexe,
mais à des conditions déterminées, et surtout aux conditions
hygiéniques du travail, la plus ou moins grande sensibilité à cer-
tains poisons industriels, comme le démontre le fait que les intoxi-
cations professionnelles ne frappent pas de manière uniforme
tous les individus employés au même travail.
Teleky soutient qu'il ne faut pas croire que les femmes
(et les enfants) soient, en raison de leur constitution, plus sensi-
bles aux poisons industriels (excepté peut-être au benzol).
Ces poisons sont au contraire particulièrement dangereux
quant aux fonctions de la maternité, ainsi qu'aux phases de la vie
sexuelle féminine et ont leur répercussion sur tout l'organisme.
On sait par exemple, que si l’intoxication hydrargyrique n’atta-
que pas la fécondité masculine, ni ne semble influer sur la race,
elle produit au contraire de très graves altérations, soit sur les
organes de reproduction féminins, soit sur la progéniture elle-
même (Ferrannini).
Le saturnisme, également, est plus sérieux chez les femmes
que chez les hommes, même lorsqu'elles ont été moins exposées
à l’action du toxique. Il en est ainsi, plus ou moins, pour les autres
intoxications professionnelles. Une enquête faite à New York en
1926, dans six fabriques où l’on employait le benzol, démontra
que 32 % des travailleuses présentaient des troubles du sang ;
— 158 —
pendant la guerre dans les fabriques de munitions où l’on employait
du trinitrotoluéne, 28,6 % des femmes étaient intoxiquées contre
20 % des hommes; dans d’autres fabriques les femmes exposées
à l’action de la dinitrobenzine tombaient malades dans la propor-
tion de 66 % contre 56,7 % chez les hommes. En Grande Bre-
tagne, les femmes se montrèrent tellement sensibles à l’éther sul-
furique qu’on dut les remplacer toutes par des hommes.
Mais il est certain que, considérant la femme, non comme.
un organisme inférieur à celui de l’homme ou plus faible, mais
biologiquement et physiquement différent, il est impossible que
le même travail soit exécuté par les deux sexes dans des conditions
égales, et au lieu de parler de plus ou moins grande sensibilité,
il faudrait dire plus ou moins grande résistance à des facteurs déter-
minés, intrinsèques et extrinsèques, et à des fonctions déter-
-minées de la vie.
LES FEMMES SONT-ELLES PLUS SENSIBLES
AUX INTOXICATIONS ¢
France, — Il est certain qu'il existe une sensibilité aux intoxi-
cations, variant avec les individus et le sexe.
Pologne, — Voir remarque précédente.
Tchécoslovaquie. — On constate qu’il existe une sensibilité
identique chez les deux sexes.
Italie. — Il existe une sensibilité étroitement individuelle
qui varie, non seulement en raison du sexe, mais entre individus
du même sexe, de sujet à sujet, dépendant en outre de facteurs
extrinsèques, alliés à l'hygiène et à la technique du travail. Toute
la doctrine de la sélection du travailleur et de l'orientation profes-
sionnelle se base, comme on sait, sur les qualités individuelles
spéciales et sur l'étude de la biotipologie et de la constitution
en vue de la meilleure utilisation ouvrière et de la diminution des
cas particuliers de dommages professionnels.
EXAMEN MÉDICAL AVANT L’ADMISSION
AU TRAVAIL
France. — L'examen médical avant embauchage est obliga-
toire pour certaines entreprises, ce sont :
1° celles où l’on manipule le plomb et ses composés.
-20 les couperies de poils.
3° le soufflage à bouche.
4° les travaux dans l'air comprimé.
Pologne. — Un contrôle médical préventif n’est indispensable:
ue pour l’emploi-des enfants des deux sexes. Cependant, dans
que p P P
beaucoup d'ateliers l'examen médical a lieu pour tous les ouvriers,
l'employeur considérant les avantages de la sélection au point de
vue du rendement. Il faut cependant rappeler que la loi du 2 juil-
let 1924 (art. 6) sur le travail des femmes et des enfants, prévoi
toujours la visite médicale préventive avant l’admission au tra-
vail, ainsi que (art. 7) le contrôle médical périodique pour les
enfants des deux sexes au-dessous de 18 ans.
Le but de l’article 6 est d'empêcher l'admission d'enfants
présentant des tares organiques ou prédisposés à des maladies déter-
minées, et qui pourraient se développer en raison du travail pro-
posé. L’article 7 a surtout pour but la surveillance des enfants dans
les travaux dangereux, afin d’éviter tout préjudice ER pou-
vant découler d’un travail à salaire minimum.
Tchécoslovaquie. — La visite médicale périodique est obli-
gatoire pour les travaux suivants : mercure, plomb, aniline, hydro-
gène sulfuré, tabac, benzol, caoutchouc, radium, la fabrication
des produits chimiques et de la soie artificielle.
Italie. — Art. 6 du Règlement Général pour l'hygiène du
travail, 14 avril 1927, art. Art. : I. Décret du 20 mars 1920.
Doivent être soumis à des examens médicaux préventifs
et à des visites médicales périodiques les ouvriers employés à
certains travaux dangereux. La liste de ces travaux étant trop lon-
gue pour trouver sa place dans un rapport au cadre forcément
restreint, nous nous bornons à en citer les principaux :
Travaux concernant : les soins aux animaux malades, la
manipulation des peaux et poils, des engrais composés de résidus
animaux (charbon et morve): pas de visite préventive, mais visite
immédiate quand l’ouvrier déclare ou présente des symptômes
d'intoxication. Les mines (ankylostomiase) : visite préventive
dans, toutes les mines occupant plus de 20 ouvriers ; visites pério-
diques tous les 4 mois seulement dans les mines infectées ou qui
ont été désinfectées dans une période de moins d’un an.
Le plomb : visite préventive (excepté pour la manipulation
des lingots) ; visites périodiques pour certains travaux tous les
2 mois, pour d’autres tous les 4 mois.
Le mercure : visite préventive (excepté dans la fabrication
des instruments de physique à mercure) ; visites périodiques deux
ou 4 fois par mois suivant les cas.
La fabrication des feux d'artifice et mèches pour mines :
(phosphore blanc et jaune) visite préventive ; visites périodiques
tous les quatre mois. La fabrication des chromes et chlorates
alcalins, pas de visite préventive ; du chlore, acide chlorhydrique,
visite préventive ; visites périodiques deux fois par mois; du
sulfure de carbone, visite préventive, et visite immédiate lorsque
l’ouvrier déclare ou présente des symptômes d'intoxication.
L'emploi de toute substance dissoute dans la benzine, le
benzol, le toluène, ou le scylol, visite préventive, et visite immédiate
— 160 —
quand l’ouvrier déclare ou présente des symptômes suspects
d’intoxication, etc... etc...
Le service sanitaire peut étre remplacé, selon certaines régles,
par le Médecin de la fabrique, ou par les officiers sanitaires d’une
clinique ou hôpital; ceux-ci devront signaler à l'Inspecteur du
Travail les cas d’intoxications et d’infections constatés et exécu-
ter toutes les prescriptions hygiéniques, prophylactiques et autres
nécessaires aux différents cas.
La loi défend l'admission au travail des femmes mineures
ou des enfants non munis d’un livret personnel contenant, en plus
d’autres éléments requis, un certificat médical délivré gratuite-
ment par l'officier sanitaire de la Commune, et constatant que
l’ouvrier est sain et apte au travail auquel il se destine. Dans les
cas particuliers l'officier sanitaire devra spécifier les travaux aux-
quels le sujet examiné n’est pas apte.
EXAMENS MÉDICAUX AU COURS DU TRAVAIL
France. — En général, des examens mensuels ou trimestriels
ont lieu, suivant les cas, pour tous les travaux malsains ou dange-
reux,
Pologne. — Voir derniére remarque.
Tchécoslovaquie. — Il existe des examens médicaux périodi-
ques.
Italie. — Voir le résumé ci-dessus. En ce qui concerne le
travail des femmes et des enfants l’article 48 du règlement impose
à l'officier sanitaire des visites périodiques par lesquelles il doit
s'assurer que ces ouvriers sont capables de supporter le travail.
qu'ils exécutent et aussi s'ils sont ou non affectés de maladies
contagieuses.
De telles visites devront souvent étre répétées en cas de chan-
gement d’occupation, et chaque fois qu’un Inspecteur du gou-
vernement (art. 49) pensera que l’état de santé du sujet ne lui per-
met pas de continuer un travail déterminé, il devra en être exclu,
s’il s’agit d’une femme mineure ou d’un enfant. Les fonction-
naires-surveillants peuvent aussi ordonner (art. 50) des visites
générales de tout le personnel, quand ils le considèrent nécessaire,
pour éviter la propagation des maladies contagieuses.
AFFICHES EXPOSANT A L’OUVRIER LES DANGERS
QUE PRESENTE SON TRAVAIL
France, — L’affichage des décrets relatifs aux métiers dange-
reux et aux règlements qui s’y rattachent est obligatoire.
Pologne. — Il n’existe pas en Pologne de règlements par les—
ayes l’ouvrier doit être informé des dangers que présente son tra-
vail.
— 161 —
Tchécoslovaquie. — Les ouvriers sont éclairés, par voie d’af-
fiches, dans les différents ateliers, sur les dangers auxquels leur
travail les expose.
Italie. — L'article 2 du Règlement Général pour l'hygiène
du travail établit que, dans les ateliers industriels et commerciaux
où sont employées des matières asphyxiantes, toxiques ou dan-
gereuses pour la santé, l’ouvrier sera prévenu par voie d'affiches
permanentes, du danger auquel il est exposé ainsi que de la façon
de prévenir les accidents par des moyens de protection appro-
priés.
REGLEMENTS SPÉCIAUX A L'EGARD DE TRAVAUX
MALSAINS OU DANGEREUX
France, — En outre des décrets rendant obligatoires, en France,
les conventions internationales concernant l'emploi du phos-
phore dans la fabrication des allumettes et l’emploi de la céruse,
il existe des règlements spéciaux concernant diverses industries :
plomb et composés plombiques, couperies de poils, fabriques d’acé-
to-arséniate de cuivre — établissements exposant à l'infection
charbonneuse ; manipulation du linge sale dans les blanchisseries,
emploi des objets de pansements usagés ; soufflage à bouche ;
emploi du ciment ; établissements mettant en œuvre des courants
électriques, travaux dans l'air comprimé ; établissements où se
dégagent des matières explosibles ; établissements où il est fait
usage de voies ferrées pour le transport des marchandises ; chan-
tiers de bâtiments et travaux publics.
"D’une manière générale sont interdits aux femmes les indus-
tries ou les ateliers où l’on manipule des acides ou des composés
toxiques, ceux où se dégagent des poussières ou des vapeurs
nocives, des émanations dangereuses ; la conduite des machines
ou le maniement d'appareils nécessitant un travail prudent et
attentif, etc...
Pour la liste des travaux interdits aux femmes, ou autorisés
sous certaines conditions, voir le texte des Décrets des 21 mars 1914
et 29 septembre 1925.
Pologne. — Les règlements spéciaux contre les travaux
dangereux sont prévus dans le Décret du Ministère du Travail
du 29 Juillet 1925, décret que nous ne transcrivons pas parce qu’il
est analogue à celui qui est adopté par la législation du travail
en France, en Allemagne et dans d’autres pays.
Tchécoslovaquie. — Des règlements spéciaux existent pour
les travaux dangereux mentionnés précédemment. Il existe,
en outre, une loi concernant les travaux d'imprimerie et l’intoxi-
cation par le plomb. (Décret du 25 juin 1926).
— 162 —
Italie. — Il existe des règlements pour les travaux dangereux,
pour les matières asphyxiantes, toxiques, infectantes, caustiques,
corrosives, irritantes, les poussières, etc. et en somme pour toutes
celles qui peuvent mettre en danger la santé des travailleurs.
INDICATIONS AUX MÉDECINS INSPECTEURS
FOURNIS PAR LA LOI
France. — Les mesures légales ne comportent pas d’indica-
tions pour les médecins-inspecteurs.
Pologne. — Aucune mesure légale ne concerne l'inspection
de la santé des ouvriers.
Cependant, les médecins de la Caisse de Secours auxquels
incombent, outre les visites périodiques, la visite sanitaire des
enfants au moment de leur admission au travail, reçoivent de
leurs chefs des instructions et des questionnaires détaillés.
Tchécoslovaquie. — Il n'existe pas de mesures légales compor-
tant des indications pour les médecins-inspecteurs.
Italie. — Le Règlement de l’Hygiène du Travail prescrit
que les ouvriers qui doivent être examinés, le seront par des méde-
cins compétents.
ASSURANCES CONTRE LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
France. — Les maladies professionnelles sont assujetties
à la loi régissant les accidents du travail depuis 1910. La déciara-
tion en est obligatoire ainsi que l'indemnité. La liste des maladies
professionnelles ayant droit à indemnités se trouve dans la loi
du 25 octobre 1919 et les décrets des 19 février 1927 et 1° janvier
1931. ;
Pologne. — L'assurance contre les accidents est obligatoire ;
mais comme, en général, les maladies professionnelles ne sont
pas considérées par la loi comme accidents du travail, bien que
les règlements en projet regardent comme tels les cas d’empoi-
sonnement par le mercure, le plomb et composés plombiques,
il n’existe pas de véritable assurance contre les maladies profes-
sionnelles. En vertu du règlement en vigueur, on peut considérer
certaines maladies professionnelles comme des accidents survenus
pendant et par le travail, avec toutes les conséquences qui en déri-
vent, pourvu que ces maladies soient constatées dans le milieu
même, et soient en rapport étroit avec le travail effectué (empoi-
sonnements, fièvres soudaines, etc.).
Tchécoslovaquie. — L'assurance contre les accidents existe.
pour les deux sexes ; elle prévoit aussi une indemnité obligatoire
pour les maladies professionnelles.
Italie. — Décret royal du 31 janvier 1904 : accidents industriels
du travail. Loi du 14 juillet 1907 : accidents du travail dans les
soufrières de la Sicile. Décret royal, loi du 20 août 1923 : accidents
L 165 —
concernant la navigation aérienne. Décret royal, loi du 23 août 1917,
accidents du travail agricole.
L’assurance contre les maladies professionnelles est obli-
gatoire en vertu du Décret Royal du 13 mai 1929 (XXVII décla-
ration de la Charte du Travail) et s’étend aux intoxications par
le plomb, le mercure, le phosphore, le sulfure de carbone, le benzol
et à l’ankylostomiase.
Des indemnités sont prévues par cette loi en cas : a) d’inca-
pacité temporaire, (à partir du dixième jour de la maladie) ; b)
d’incapacité permanente quand l’aptitude au travail est réduite
d’au moins 20 %. La loi oblige les médecins à la déclaration de
tous les cas de maladies professionnelles; elle oblige aussi l’ou-
vrier à se soumettre aux traitements que la Caisse d’assurances
considère comme nécessaires, et à entrer, à telle fin, dans les en-
droits de cure indiqués par elle et dont elle supporte les frais.
L’ouvrier perd son droit à l'indemnité en cas de refus injustifié.
PROTECTION DE LA FEMME
CONTRE LES ACCIDENTS PROFESSIONNELS
France. — Les mesures de protection de la femme contre
les accidents professionnels partent d’un double principe : 1°
L'enfant doit être protégé à à travers la femme. 2° La femme, con-
sidérée comme moins résistante que l’homme à la fatigue et
aux intoxications, doit-être protégée pour elle-même.
1° Du point de vue de l'enfant on ne saurait trop étendre
les mesures protégeant la femme enceinte et la mère nourrice.
Mais si l’on songe à protéger l'enfant avant la conception, il
ne suffit pas d'interdire certains travaux à la femme en général
(considérée comme procréatrice possible). N’est-il pas démontré,
pour le saturnisme tout au moins, que l'imprégnation toxique du
père au moment de la conception suffit à tarer l'enfant $ L’impré-
gnation toxique de la mère au moment de la conception n’est pas
plus dangereuse pour l'enfant ; elle ne le devient que si la mère
reste soumise à l'influence toxique pendant la grossesse et pendant
la lactation.
2° Du point de vue de la femme, il faudrait qu’il fat démontré
qu’en dehors de la gestation et de l'allaitement, et toutes autres
conditions égales, la femme est plus sujette que l’homme aux
accidents et intoxications professionnels. Cette démonstration
ne paraissant pas faite, il ne semble pas souhaitable de continuer
dans la voie des restrictions et d’aggraver les conditions écono-
miques des femmes en restreignant leur liberté de travail par une
liste, chaque jour plus longue, de métiers interdits.
Au nom de l’hygiéne, il vaudrait mieux demander aux légis-
lateurs de s’en tenir à l’amélioration hygiénique des métiers dange-
reux ou insalubres, et-cela-pour tous: les travailleurs, hommes et
femmes : (recherche intensive de substances anodines 4 substi-
tuer aux corps toxiques, généralisation obligatoire de l’aspiration
des poussières, aération large des locaux, surveillance médicale,
ATO oy etC.)
Il faudrait demander aussi une étude médicale et physiolo-
gique serrée des susceptibilités des travailleurs aux dangers pro-
fessionnels, en tenant compte, non seulement du sexe, mais de
tous les facteurs qui peuvent intervenir.
Des mesures spéciales ne devraient étre prises que dans deux
cas : a) pour tout travailleur ou toute catégorie de travailleurs
(qui ne sera pas forcément et uniquement l’ensemble du sexe
féminin) reconnue plus sensible de par certaines conditions phy-
siologiques ou pathologiques ; 6) pour les femmes, pendant la
gestation (dès son début) et pendant la lactation.
Pologne. — La loi n’assure pas de protection à la femme
plutôt qu'à l’homme dans les accidents professionnels, ce qui
devrait être cependant, en raison de la maternité à laquelle elle
peut être appelée.
La liste des travaux interdits aux femmes est loin d'être
satisfaisante.
Il existe, en dehors de cette liste, d’autres travaux dangereux
et toxiques pour l'organisme féminin et qui n’ont pas été consi-
dérés au point de vue de la maternité ; travaux qui sont, en outre,
également dangereux pour les organes en état de développement
physique.
C’est pourquoi l'inspection féminine du travail, en Pologne,
a spécialement en vue l'étude minutieuse de l'effort de la travail-
leuse, son attitude dans le travail professionnel et les effets noscifs
qu'il peut avoir sur son organisme.
Tchécoslovaquie. — Il est inutile de demandé pour la femme
une protection. spéciale contre les dangers professionnels : des
droits égaux, humains et sociaux doivent être exigés pour les ‘deux
sexes.
Italie. — Les lois italiennes ne font pas de distinction entre
les deux sexes (excepté la loi sur les accidents agricoles, qui pré-
voit pour les femmes, qui ne sont pas des veuves à la tête d’une famille,
des indemnités inférieures à celles qui sont accordées aux hommes.
Il faudrait étudier le problème à deux points de vue : 1° purement
économique ; 2° physiologique, pathologique et social.
En ce qui concerne l'indemnité accordée en raison de l’acci-
dent physique professionnel, le droit est le même pour l’homme
que pour la femme, car lorsque celle-ci abandonne le foyer pour
l'atelier, c'est presque toujours poussée par la nécessité de gagner
sa propre vie ou celle de-sa famille.
. Au point de vue économique, il faut donc dire : à travail
égal, à accidents égaux, droits égaux.
En ce qui concerne le second point de vue, nous sommes
— 165 —
convaincus de la nécessité de l'extension de la protection de la
femme dans les travaux pénibles, dangereux, et surtout dans ceux
qui l’exposent à des intoxications professionnelles agissant
dangereusement sur l’organisme féminin et surtout sur les orga-
nes de la reproduction, (intoxication chronique par le plomb,
le mercure, le phosphore, l'arsenic, le cuivre, l’antimoine, le ben-
zol, le sulfure de carbone, la nitroglycérine, etc.) Ces poisons sont
nuisibles au produit de la conception, car ils passent de la mère
au fœtus.
Il en résulte que la femme, reproductrice et dépositaire de la
race est frappée dans la principale fonction biologique à laquelle
elle est appelée par des lois naturelles ; péril extrêmement grave
qui fait plus que justifier les interdictions imposées par la loi dans
certains champs de l’activité professionnelle féminine, et qui
doivent être regardées non pas comme d’injustes restrictions du
travail et des possibilités économiques de la femme, mais comme
un hommage dû à l'amour de la race et à son amélioration phy-
sique et morale.
C’est pourquoi il serait désirable que la protection de la femme,
et par elle, celle de l'enfant, commençat au début même de la
gestation (interdiction aux femmes enceintes du travail dans
les rizeries, etc.) Il devrait aussi être interdit aux femmes de
tout âge, de prendre part à certains travaux, par exemple, à ceux
où elles sont exposées à des intoxications professionnelles, à des
déformations du bassin, etc.
III. — PROTECTION DE LA MATERNITÉ
France. — La loi interdit d'employer les femmes accouchées
dans les 4 semaines qui suivent les couches. Loi du 17 juin 1913
sur le repos des femmes en couches, modifiée par les décrets des
5 avril 1917, 2 décembre 1927 et 4 janvier 1928.
Pologne, — Il est interdit d'employer les femmes dans les six
semaines qui suivent les couches. L'employeur est responsable
devant la loi. :
Tchécoslovaquie. — La loi oblige les Caisses d’assurances à
indemniser les travailleuses enceintes pendant la gestation, avant
et après les couches.
Italie. — Loi du 17 juillet 1910, Décret royal du 24 sep-
tembre 1923, Décret royal, loi du 13 mai 1929 et Décret royal
du 28 août 1930. L'article I du Décret du 13 mai 1929 interdit
d'employer les femmes (ouvrières et employées), dans les éta-
blissements industriels et commerciaux pendant le mois qui pré-
cède et qui suit les couches. Cette interdiction peut, exceptionnelle-
— 166 —
ment, se réduire 4 3 semaines, quand le genre de travail et la
santé de la femme, ainsi que celle du nouveau né, le permettent.
Ces conditions doivent étre attestées par un certificat médical
délivré par les officiers sanitaires, les médecins de la fabrique,
ou les docteurs attachés aux œuvres d’assistance.
CONDITIONS DANS LESQUELLES
LA FEMME ENCEINTE PEUT QUITTER SON TRAVAIL
France. — La loi permet aux femmes de quitter leur tra-
vail pendant 12 semaines consécutives dans la période qui précéde
et qui suit les couches sans qu’il y ait rupture du contrat de louage
de service. En cas de maladie attestée par certificat médical comme
résultant de la grossesse ou de l’accouchement, le délai pendant
lequel l’employeur ne peut leur donner congé s'étend à 15 semai-
nes, Les femmes en état de grossesse apparente peuvent quitter
leur travail sans donner de délai congé, et sans avoir à payer
d’indemnité de rupture.
Pologne. — La loi du 2 juillet donne le droit à la femme enceinte
d'interrompre son travail 7 semaines avant l'accouchement prévu,
sur la présentation d’un certificat médical confirmant cette date.
Elle lui accorde, en outre, le droit d'interrompre son travail six
jours par mois de grossesse, sans qu’il y ait rupture de contrat
ou indemnité de rupture par suite de ces absences.
Tchécoslovaquie. — Cette question est traitée plus loin.
Italie. — La loi pour la protection des travailleuses (ouvriè-
res et employées) interdit d'employer les femmes enceintes pen-
nant le dernier mois de grossesse, (Art. I Décret royal du 13 mai
1929), et oblige l'employeur à garder leur emploi aux femmes
absentes en raison des dispositions susdites.
Le contrat de travail ne peut donc être rompu, même dans
les cas où l’ouvrière, par suite d’une maladie consécutive à la
grossesse ou aux couches, doit s’absenter au-delà de la période
minimum prévue.
L'employeur doit, dans ces cas, conserver sa place à la tra-
vai leuse pendant 3 mois (art. 3). Ces dispositions peuvent aussi
s'étendre aux femmes occupées à des travaux agricoles particu-
lenient pén.bles.
Le travail dans les rizeries est interdit aux femmes pen-
dant le dernier mois de la grossesse et le premier mois qui suit
les couches. Les ouvrières et employées en état de grossesse
doivent présenter à l’ employeur, pendant le 6° mois, un certificat
médical constatant l'époque de la gestation et la date présumée
des couches.
L'employeur a | le droit d'exiger le certificat médical ou d’obli-
ger la femme à subir un examen médical. Le refus de la part de
— 367 —
la femme constitue une cause suffisante à la rupture immédiate
du contrat de louage de service.
A partir du 6° mois de grossesse la femme ne peut être ren-
voyée, à moins de faute grave, et elle peut quitter son travail dès
le commencement de la sixième semaine avant la date présu-
mée des couches.
L'accouchement qui a lieu après le sixième mois est consi-
déré comme prématuré et identifié dans tous ses effets à l’accou-
chement à terme, La fausse couche accidentelle ou thérapeutique,
mais non voulue, est considérée comme maladie dérivant de la
grossesse, et par conséquent donne les mêmes droits à la femme
pourvu qu'elle présente toujours le certificat médical nécessaire
La femme ne pourra, en aucun cas, reprendre son travail sans la
présentation d’un certificat médical.
INDEMNITÉS
France. — Toute femme de nationalité française et privée de
ressources suffisantes, a droit à une allocation journalière, Cette
allocation est donnée les 4 semaines qui suivent les couches, e
sur certificat médical, les 4 semaines qui les précèdent ; elle ne
peut, au total, être maintenue plus de 8 semaines. Elle n’est accor-
dée que si la femme suspend l'exercice de sa profession et observe
pour elle-même et pour son enfant les soins d'hygiène nécessaires,
L’allocation journalière prévue par la loi est dérisoire. Elle
est fixée pour chaque commune par le Conseil Municipal (avec
participation de l'Etat et du département). Elle ne peut être infé-
rieure à 2 fr. 50; si elle dépasse 5 fr., l'excédent est à la charge
exclusive de la commune. (A Paris, elle est actuellement de 7 fr.).
Cette allocation n'est cumulée avec aucun autre secours
public de maternité, Elle est réduite de moitié en cas d’hospita-
lisation. Mais elle peut se cumuler avec les ressources tempo-
raires résultant de participation à des sociétés de prévoyance,
notamment les Mutualités Maternelles.
La nouvelle loi d'assurances sociales (appliquée en France
depuis octobre 1931) assure aux assujetties le 14 salaire de leur caté-
gorie pendant 12 semaines, (6 semaines avant, et six semaines
après les couches,
Pologne. — La question n'est pas réglée de façon définitive.
Pendant les 2 semaines qui précèdent et les 6 semaines qui sui-
vent les couches, l’ouvrière reçoit son salaire entier de la Caisse
de Secours.
En vertu de l’article 16 de la Loi du 2 juillet 1924, elle peut
interrompre son travail à partir de la sixième sémaine pour le repos
nécessaire, mais \la Caisse de secours ne lui donne pas alors son
salaire tout entier.
La plupart des ouvrières, du reste, ne profitent pas de leur
— 168 —
droit d’interrompre le travail à partir de la sixième semaine avant
les couches, de peur de mécontenter l’employeur. D’aprés les
renseignements recueillis : 1° par l'Inspection du Travail, il résulte
que le plus souvent les travailleuses ne quittent leur travail que
les derniers jours de la grossesse ; 2° pour la Caisse de Secours,
on voit que les mères ouvrières reprennent le plus souvent le tra-
vail une quinzaine de jours après l'accouchement.
Elles agissent ainsi non par désir de ne pas perdre une partie
de leur salaire, puisque la Caisse de Secours le leur garantit pen-
dant 8 semaines, mais par crainte de perdre la confiance de l'em-
ployeur et de le mécontenter.
Tchécoslovaquie. — L’ouvriére assurée depuis au moins 6 mois
a droit à une indemnité de six semaines avant, et six semaines
après les couches, plus une prime d'allaitement égale à la moitié
de l'indemnité pendant 12 à 26 semaines. Quand il s’agit d’une
femme, mariée à un assuré (assurance familiale), elle reçoit un
secours égal à la moitié de l’assurance du mari pendant une période
de 12 semaines, plus une prime d’allaitement égale au 1/4 de l'in-
demnité maritale pendant 12 à 26 semaines.
Italie, — Les ouvrières et employées inscrites à la Caisse Natio-
nale des Assurances sociales, qui gère l’Assurance obligatoire
de la Maternité, reçoivent 150 lires pour chaque accouchement
et 100 lires pour chaque fausse couche. A cette prime (qui repré-
sente une quote-part fixe), s'ajoute pour les femmes assurées
contre le chômage involontaire, le secours de chômage augmenté
encore de o lire 50 par jour à partir du premier jour de suspen-
sion du travail. Ce secours n’est pas accordé dans les cas où, par
suite de dispositions légales, la travailleuse reçoit son salaire
entier de l'employeur.
En plus de ces secours revenant de droit à toute femme
assurée, elle reçoit encore, dans des cas déterminés, des secours
plus ou moins généreux de différentes œuvres d'assistance : de
l'Œuvre Nationale maternelle et infantile qui donne, selon les
cas, non seulement des secours en argent, mais aussi en nature.
MESURES LEGISLATIVES
CONCERNANT L’ALLAITEMENT
France. — Toute Française admise au bénéfice de la législa-
tion des femmes en couches reçoit pendant les 12 mois qui sui-
vent les couches, si elle nourrit, une allocation supplémentaire
dite «prime d'allaitement», qui est actuellement de 45 fr. par mois.
La loi d'assurances sociales prévoit pour les assujetties,
nourrissant leur enfant, une prime d'allaitement de 150 francs
les 4 premiers mois, de 100 francs les cinquième et sixième mois,
de 50 francs les septième, huitième et neuvième mois.
= Gh
Dans tout établissement industriel et commercial ou dépen-
dance, les mères allaitant leurs enfants, disposent pendant un an,
(à dater du jour de la naissance), d’une heure par jour en deux
périodes de 30 minutes pendant le travail.
Les chefs d'établissement occupant plus de roo femmes de
plus de 15 ans « peuvent » être mis en demeure d'installer dans
leur établissement ou à proximité une « chambre d'allaitement ».
La loi autorise les employeurs à remplacer les chambres d’al-
laitement par une indemnité permettant à la mère nourrice de
quitter son travail. Les indemnités (taux et durée) sont fort va-
riables. En voici une àtitre d'exemple : 12 salaire pendant 3 mois
et ensuite 1/4 de salaire jusqu’au sevrage, avec maximum d’un an.
Dans la plupart des villes il existe des « Crèches » (munici-
pales ou privées) recevant les: bébés pendant la journée, Ces
crèches sont soumises à l'inspection. Il s’y produit, malheureuse-
ment trop souvent, des épidémies meurtrières (rougeole, etc.). Les
mères ne les trouvent pas toujours à proximité de leur domicile.
Pologne. — Les établissements occupant plus de 100 femmes
sont obligés d'installer, à leurs frais, des Crèches annexées aux
établissements, et de permettre aux mères allaitant leurs enfants,
de disposer d’une heure par jour, en deux périodes de 30 minutes
pour l'allaitement, sans que ce repos entraîne une diminution
de salaire.
Thécoslovaquie. — Nous réfère au paragraphe « indemnités ».
Italie. — L'assurance obligatoire de maternité ne prévoit pas
de primes d’allaitement.
Elle oblige les employeurs à accorder aux mères qui nourris-
sent leurs bébés, pendant un an a dater du jour de la naissance,
deux périodes de repos par jour pour l'allaitement.
Ces périodes de repos durent une heure chacune quand la
femme doit sortir de l'établissement et une demi-heure quand
l'employeur a fait installer une chambre d'allaitement. Elles ne
. se confondent pas avec les heures de repos prescrites par l’art. 8
de la loi du 1°" novembre 1907 sur le travail des femmes et des en-
fants : (le travail des femmes et des enfants doit être interrompu
pendant au moins une heure, en une ou plusieurs périodes, quand
le travail dépasse 6 heures mais non 8; d’une heure et demie au
moins quand il dépasse 8 heures mais. non 11 ; de 2 heures quand
il dépasse 11 heures).
Les périodes de repos pour l'allaitement sont: considérées
comme heures de travail et payées comme telles. |
Dans tout établissement occupant plus de 50- femmes,
employées et ouvrières, de 15 à 50 ans, l’ employeur est obligé d’ins-
taller une chambre d'allaitement annexée à l'établissement dans
les conditions hygiéniques' prévues par far 14 du Règlement
génoral de l'Hygiène du: Travail: (chambre éloignée des gaz,
Os
poussières, odeurs, bruits ; bien exposée, chauffée en hiver, bien
éclairée, murs et parquets lavables; meublée d’au moins une
table avec petit matelas recouvert de tissu imperméable et four-
nie de petites cuvettes, d’eau chaude, savon, essuie-mains, etc...)
Des chambres d'allaitement et des crèches modèles existent en
Italie à la Manufacture des Tabacs de l'Etat et dans certains
grands établissements industriels.
Les femmes privées de ressources reçoivent de sociétés de
bienfaisance, de congrégations charitables, ou directement des
Communes des primes d’allaitement ou de nourrice, généralement
en argent. Ces secours sont aussi accordés à la femme qui, ne pou-
vant nourrir son enfant, doit recourir à l'allaitement mercenaire.
D'autres institutions, au lieu de la prime d'allaitement, accep-
tent les mères nourrices dans des cuisines maternelles ou restau-
rants maternels,
SUSPENSION ET REPRISE DU TRAVAIL
Italie. a). — Les femmes employées aux travaux agricoles,
ménagers, à domicile, etc, continuent généralement à travailler
presque jusqu’à la veille de leurs couches. b) L'époque de la
reprise du travail dépend du niveau social, économique et de
culture des femmes, des exigences familiales, etc.
La suspension du travail, dans les conditions indiquées,
tend à se généraliser en raison du développement progressif des
œuvres d'assistance et d'éducation, tant dans le milieu familial
que dans celui du travail.
STATISTIQUES CONCERNANT LA MORBIDITÉ
LA MORTALITÉ, LES FAUSSES COUCHES, ETC...
France. — Statistiques de la Maternité de la clinique Bau-
delocque :
Poids moyen des nouveau-nés :
Femmes ayant travaillé « debout » jusqu’à l'accouchement :
Pritnipares 355% aon ss Sos enie BOIS :2:KOS O3
Multipares 52342 RER ant GURESEELO
„Femmes ayant travaillé « assises » jusqu’à l'accouchement :
Primipares 219ie ee. ee seeen reee i DOGS 3 KES 007
Multipares 380 kees eeren e eere enere i ee «SEK OS 73350
Femmes s’étant reposées pendant 2 à 3 mois :
Primipares 298 serae teense eane e POS 3 IKES255
Multipares 301 .......,........,.. —- 3 kgs 457
|
|
|
Femmes qui se sont reposées pendant plus de 3 mois :
Primipares TO... ses ces. Poids 3 Kgs* 307
WWiiltipates 224 keme see ses e Se Kes 505
Pas de renseignements concernant les fausses couches et
accouchements prématurés ni sur la santé des enfants.
Pologne. — Pas de renseignements.
Tchécoslovaquie. — Pas de renseignements,
Italie. — Beaucoup d'enquêtes ont été faites à ce sujet en
Italie : (Vicarelli, Allaria, Ferrannini, Alfieri, Carozzi, Loriga,
Peri, Calderini, La Torre, Carlini, Raffaelli, Fraschetti, etc...)
et toutes ont démontré l’influence noscive que le travail exerce
sur les mères ouvrières et sur leurs enfants.
Le poids moyen des nouveau-nés de femmes ayant travaillé
jusqu’à l’accouchement était assez inférieur à celui des enfants
nés de femmes s’étant reposées pendant les derniers temps de
la grossesse,
Des statistiques de la clinique de Pavie, Alfieri a pu démontrer
que seulement 27,81 % des nouveau-nés de femmes hospitalisées
plus de 30 jours avant les couches n’atteignaient pas 3 kgs ; tandis
que le pourcentage s'élevait à 32,81 % pour les femmes hospi-
talisées de 11 à 30 jours avant les couches; à 43,39 % pour les
femmes hospitalisées 4 4 10 jours avant les couches; 4 45,33 %
pour les femmes hospitalisées lorsqu’elles étaient déja en travail,
ou 3 jours avant l'accouchement.
Selon la profession de la mère, les nouveau-nés qui pesaient
moins de 3 kgs se répartissaient ainsi :
40,56 % pour les paysannes.
37,97 % pour les ouvrières privées.
36,46 % pour les domestiques.
27,72 % pour les ménagères.
Vacari, à la Maternité de France a noté que le poids des
nouveau-nés était de :
3 kgs 100 pour les ménagères.
3 kgs 093 pour les domestiques.
3 kgs 040 pour les ouvrières privées.
2 kgs 929 pour les ouvrières d'usines,
entrées au moment des couches ou moins de 14 jours avant les
couches.
Calderini sur 3.679 femmes hospitalisées à la Clinique
Obstétricale de Bologne a noté que les poids des nouveau-nés
à terme pour 100 femmes de toutes catégories étaient les sui-
vants :
Sur 100 femmes saines, Poids des nouveau-nés :
a) Primipares : 3kgs 375 ;
b) multipares : 3kgs 580.
Sur 100 femmes traaillant à l’Arsenal, Poids des nouveau-nés :
a) Primipares : 2kgs 955 ;
b) Multipares : 3 kgs 105.
Sur 100 femmes ciarières :
a) Primipares : 2kgs 055 ;
b) Multipares : 3 kgs 105.
Sur 100 femmes allimettiéres :
a) Primipares : 2kgs 955.
b) Multipares : 3kgs 105.
Vicarelli, qui fit desétudes semblables avec résultats analogues,
conclut que le produit main des travailleuses décline déjà physi-
quement dès la naissane, (moindre poids et moindre longueur
du fœtus). Carlini attroue ce moindre développement chez les
enfants nés de mères otvrières à la durée plus courte de la gesta-
tion, du fait que la fatigie et le travail, surtout debout, favorisent
la descente de l'utérus ans le bassin, et par conséquent, l’accou-
chement avant terme (Enard), d’où ressort la grande importance
que le repos et la bome nutrition de la mère ont sur le soma
fœtal.
En ce qui concerr la mortalité et la morbidité infantiles,
surtout dans la premier année de la vie, les statistiques si élevées
de tous les pays démontent qu'elles le sont surtout pour les enfants
des mères ouvrières reburnées au travail, et obligées de recou-
rir à l'allaitement artiiciel (toutes les maladies de l'appareil
gastro-intestinal figuret parmi les plus nombreuses causes
de la mortalité infantle).
En Suisse, les femnes récemment accouchées étant exclues
des ateliers industriels,la mortalité infantile a diminué de 5 %
et en France, (à Mulhuse), de 15 %.
Des enquêtes minttieuses ont révélé une moindre fécondité
de la femme ouvrière er comparaison de celle de toutes les autres
femmes, (stérilité volonaire et involontaire), et un pourcentage
supérieur des accouchenents prématurés et des avortements.
Crisafulli, dans une de ses enquêtes (1904), a trouvé que les
femmes occupées aux tavaux des produits miniers et chimiques
avaient 45 accouchemeits par 1.000 ouvrières tandis que pour
les femmes italiennes la moyenne est de 140 accouchements
par 1.000 femmes.
Alfieri a noté dansla Commune de Milan, en 1908, que les
mort-nés étaient de 3,7 % et les fausses couches de 4,81 %
chez les méres exercant les métiers fatiguants, tandis qu ‘ils étaient,
respectivement, de 2,46% et de 3,75 % chez les mères non assu-
jetties à des travaux pnibles.
+
+
+
+
e
Il est prouvé que les femmes exposées à des dangers d’origine
professionnelle, contractent des désordres ménorragiques plus
ou moins graves, allant jusqu’à la stérilité par hypoplasie génitale
produite par le toxique, tandis que le passage des: poisons dans
le fætus par le filtre placentaire (plomb, mercure, nicotine, cuivre,
arsenic, etc...) amène souvent des fausses couches, des avorte-
ments, la néomortalité et une mortalité infantile très élevée dans
la première année de vie. On calcule que, parmi les enfants nés
de mères travaillant le plomb, la mortalité infantile est de 40 %,
et parmi celles qui travaillent le mercure de 65 %, etc.
Frongia, dans une étude publiée avant l’entrée en vigueur
de la législation sur le travail des femmes et des enfants, déclare
que sur 456 ouvrières des mines sardes de Galéna, la puberté
commençait normalement seulement dans 9,65 % des cas, et
tardivement dans 90,35 %, pour devenir régulière dans 13,85 %
des cas, et irrégulière dans 86 %. Parmi ces ouvrières, après le
mariage, 20 % étaient demeurées stériles; 12,35 % n'ont pu
conduire leur grossesse 4 terme et, parmi les enfants non mort-
nés, 90 % étaient cachectiques ou dégénérés et 30 % sont morts
les premiers mois, ou dans les premières années de leur vie;
à 20 ans, de go à 95 % étaient inaptes au service militaire.
Il existe encore sur ce sujet beaucoup d’études italiennes
auxquelles on ne peut se référer ici, vu l’espace restreint, et d'au-
tant plus que leurs conclusions sont analogues èt concordantes.
OBSERVATION DU REPOS LÉGAL
France. — Il est très difficile de préciser dans quelles propor-
tions les femmes observent le repos légal.
Un certain nombre de femmes cachent leur accouchement
récent pour se faire embaucher avant l'expiration des 4 semaines
où il est interdit de les employer.
Quant au repos avant les couches, les femmes ont la facilité
de le prendre, mais il n’est pas obligatoire. La plupart des ouvrières
n’en profitent pas et préfèrent travailler jusqu’au terme de leur
grossesse,
Ces faits tiennent au chiffre done de l'allocation attri-
buée aux travailleuses nécessiteuses pendant le repos légal (7 fr.
à Paris).
Il est à espérer qu'ils seront moins fréquents chez les assu-
jetties à la nouvelle loi d'assurances sociales (1, salaire pendant
I2 semaines).
Ils sont exceptionnels dans les administrations (postes et
télégraphes, instruction publique, etc...) où le salaire intégral est
payé pendant le repos qui précéde et qui suit les couches.
Mais un trop grand nombre de femmes, mal éclairées sur ce
qui.est leur. véritable intérêt, profitent du repos légal pour se
livrer chez elles 4 des travaux Dares souvent plus surme-
nants que le travail professionnel.
Pologne. — Les femmes ne font pas d'autre travail pendant
la période légale de repos.
Tchécoslovaquie. — Le paiement de l'allocation avant et après
es couches, et la prime d’allaitement, empêchent la femme de
faire un autre travail, parce que les Caisses d’Assurance qui
paient ces allocations surveillent la mère ouvrière afin de s’assurer
si elle observe ou non le repos obligatoire ; mais, en pratique,
le contrôle est difficile.
Italie. — Il est impossible de préciser dans quelles limites
le repos est observé.
La législation récente qui impose le certificat de grossesse,
tendrait précisément à maintenir le principe du repos absolu avant
les couches. Mais ce repos est difficile 4 obtenir parce que la mere
ouvrière doit, la plupart du temps, préparer elle-même tout ce
que nécessite son état, sans renoncer à ses devoirs domestiques
ordinaires ni aux travaux supplémentaires qu’elle a pu entre-
prendre.
Les enquêtes à ce sujet sont impossibles. Il est logique que
les femmes cachent une activité qui se développe en contraven-
tion avec la loi.
PROPORTION DES TRAVAILLEUSES
ACCOUCHANT CHEZ ELLES OU DANS LES HOPITAUX
France. — Nous n’avons pas de renseignements à ce sujet.
Pologne. — Pas de renseignements.
Tchécoslovaquie. — Sauf dans les Maternités qui dépendent
des Compagnies d’Assurance, aucun contrôle n’est possible.
ASSURANCE MATERNITÉ
France. — La nouvelle loi d'assurances sociales prévoit une
assurance maternité pour les assujetties.
Pologne. — La loi du 19 mai 1920 rend obligatoire pour la
femme, l'assistance maternité.
La mère ouvrière a droit aux formes d'assistance suivantes :
a) assistance médicale octroyée par la Caisse de Secours, puisque
cette assurance est obligatoire; b) paiement du salaire entier
pendant les couches, et pour une période ne dépassant pas 8
semaines, dont 6 au moins devront suivre l'accouchement ; c)
une prime d'allaitement de o fr. 60 à 1 franc cinquante par jour,
à partir du moment où lui est accordée l'allocation mentionnée
au paragraphe b), pendant une période qui ne peut dépasser
12 semaines ; d) au cas où la travailleuse ne peut reprendre son
travail après le terme légal, il lui est possible, en vertu des règle-
ments généraux pour les ouvriers malades, de toucher une allo-
cation journalière égale à 60 % du salaire.
Tchécoslovaquie. — Les Compagnies d'Assurance ont une
Assurance Maternité.
Italie, — Loi du 17 juillet 1910; Décret royal, loi du 13 ma.
1929 ; Décret royal du 28 août 1930. (n° 1, 2, 3, 4 : partie III).
Ne bénéficient pas de ces lois, les ouvrières et employées.
qui, appartenant aux nouvelles provinces, sont assujetties à l’As-
surance Maladie, selon le Décret du 29 novembre 1925 qui leur
donne droit à l'assistance obstétrique du médecin et de l’accou-
cheuse, à l'assistance pharmaceutique, et à la prime d’accouche-
ment pendant une période de 4 semaines après les couches, prime
qui ne peut dépasser 50 % du salaire personnel.
SUBVENTION
AUX MÈRES TRAVAILLEUSES NÉCESSITEUSES
France. — Les mères travailleuses nécessiteuses ne reçoi-
vent aucune autre subvention officielle que l'allocation aux femmes
en couches et aux nourrices.
Pologne. — Lorsqu’il s’agit d’une femme veuve et pauvre,
elle reçoit de la Commune une petite subvention.
Tchécoslovaquie. — Nous n'avons que les allocations prévues
par les Compagnies d'Assurance.
Italie. — L'œuvre Nationale de la Maternité et de l'Enfance,
instituée en Italie par la loi du ro décembre 1925, modifiée par
le Décret royal - Loi du 21 octobre 1926 et par le Règlement
du 15 avril 1926, pourvoit à la protection et à l'assistance des
femmes enceintes et des mères (ainsi que des enfants abandonnés,
faibles, anormaux, etc... jusqu’à l’âge de 18 ans) par une œuvre de
coopération et d'utilisation des différentes institutions d’assis-
tance publique et privée qui, jusqu’en 1925, ne pouvaient assurer
la protection maternelle que d’une façon restreinte.
L'œuvre Nationale de la Maternité et de l’Enfance a pour
but de venir en aide surtout aux femmes enceintes, aux filles-
mères, aux veuves abandonnées ou nécessiteuses, aux mères:
mariées et qui sont abandonnées par leur mari, à celles dont
le mari est malade, à l’hôpital, ou en prison, incapable de subve-
nir aux besoins de la famille, et, en général à toutes les femmes
qui, bien que n'étant pas indigentes sont nécessiteuses.
Cette œuvre assure l'assistance sanitaire à l’accouchée,
souvent fournit la nourrice et, en général, subvient aux nécessités
variées qui-se présentent dans les différents cas. Elle offre aussi
des dons en argént qui varient suivant les cas et les besoins.
En outre, l'Œuvre Nationale de la Maternité et de l'Enfance,
comme la Caisse Nationale des Assurances Sociales et d'autres
institutions organisent des consultations gratuites pour les femmes
enceintes, les mères et les nourrices au moyen d'un vaste réseau
de Dispensaires et de consultations installés, soit dans les villes,
soit à proximité des établissements industriels,
Elles pourvoient au service d’assistance et de surveillance
à domicile par l'intermédiaire d'un personnel technique spécialisé ;
à la distribution gratuite de médicaments, de layettes, à l’hospi-
talisation dans certains cas de maternités, etc...
MESURES LÉGISLATIVES
EN VUE D’UN TRAVAIL MOINS FATIGANT
POUR LA FEMME ENCEINTE
France. — Il n’y a aucune mesure législative à ce sujet. La
circulaire du 1° juillet 1917 faite pour les usines de guerre n’a pas
été généralisée ; elle prévoyait des mutations d’emploi relevant
les femmes enceintes de toute occupation fatigante ou nuisible
à leur état.
En fait cependant, les mutations d'emploi sont le plus sou-
vent octroyées par les patrons, et l'intervention des Inspectrices
du travail, ou des Assistantes sociales (la plupart des grandes
entreprises industrielles ou commerciales ayant maintenant un
service social bien organisé), est presque toujours favorablement
accueillie, bien qu'il n’y ait aucune obligation.
Pologne. — On peut interdire aux femmes les travaux fati-
gants ou dangereux en vertu des lois du 16 février 1928 (hygiène
du travail) et 22 août 1927 qui prévoient toutes les mesures aptes
à prévenir et combattre les maladies professionnelles, et facili-
tent la protection de la femme enceinte contre le danger d’un travail
pouvant nuire à sa santé ; mais il n'existe pas de mesure législative
en vue de fournir un travail moins fatigant à la femme enceinte.
De leur propre initiative les industriels leur accordent un
travail plus facile, surtout dans les établissements de l'Etat, qu’on
peut donner en exemple en ce qui concerne la protection de la
maternité chez les ouvrières.
Tchécoslovaquie. — Il n'existe pas de loi, mais de leur propre
initiative, les employeurs remplacent les travaux fatigants par
d’autres plus faciles lorsque l’ouvrière se trouve enceinte.
Italie. — Il n'existe: pas d’autres mesures législatives, à part
celles qui sont prévues dans l’article 39 du Règlement général
de l’Hygiène du Travail, déjà cité. Ce règlement interdit aussi
d’employer les femmes, après le sixième mois de grossesse, à tous
les travaux de transport.
Les employeurs, d’une façon tout à fait normale, et sur les
sete S TN Mg
indications des assistantes sociales, fournissent à la femme enceinte
des travaux moins fatigants et mieux adaptés à sa condition phy-
sique.
ELARGISSEMENT DE LA PROTECTION
France. — La nouvelle loi française d’Assurances sociales
avec Assurance Maternité, combinée à 1’Assurance Maladie,
constitue, pour notre pays, un grand progrès. Le repos avec
1, salaire est assuré pendant 12 semaines, et en cas de complica-
tion, le repos avec 1% salaire est accordé sur certificat médical à
n'importe quelle période de la grossesse et aussi longtemps qu'il
est nécessaire après les couches.
Le DT Blanchier expose les mesures qui lui paraissent sou-
haitables :
1° Le salaire intégral devrait être versé pendant les 12 semaines
de repos légal. (les intéressées ne devant avoir aucun intérêt à
frauder pour diminuer le temps de repos, et la maternité ne devant
pas constituer une charge pécuniaire).
Par contre, 12 semaines de repos complet en dehors de toute
complication paraît un laps de temps suffisant. En cas de compli-
cation, le repos avec 1% salaire (comme pour les maladies ne résul-
tant pas de la maternité) paraît également suffisant en dehors des
12 semaines légales.
2° L'assurance Maternité ne devrait pas être réservée aux
seules femmes assujetties à la loi d'assurances sociales. Toute
femme nécessiteuse, et même toute femme qui sans être abso-
lument nécessiteuse, reste chez elle et fait un travail ménager
non rétribué, devrait recevoir une indemnité lui permettant de
se faire aider dans son travail ménager, et de prendre effectivement
les 12 semaines de repos nécessaire au moment des couches.
3° La loi doit prévoir et donner la possibilité légale à toute
femme, par des mutations d'emploi ou par un changement complet
de travail, si c’est utile, de cesser tout travail tant soit peu nui-
sible à la maternité, et cela dès le début de la gestation, et s’il le
faut, pendant toute la durée de l'allaitement.
4° Il est des femmes qui s’épuisent à cumuler l’allaitement
et le travail professionnel. Il en est d’autres qui ont un métier
incompatible avec l'allaitement. Il faut donner légalement à
ces femmes la possibilité de nourrir leur enfant si elles le désirent.
La cessation du travail pour allaitement ne doit pas étre une
cause de rupture de contrat de travail.
L’allocation d’allaitement prévue par la nouvelle loi française
d’assurances sociales n’est pas suffisante pour permettre à la femme
de quitter son travail. Il n’y a aucun intérêt à l’augmenter pour
-la mère nourrice qui reprend son travail, mais il faut prévoir
— 178 —.
davantage (% salaire, par exemple) pour celle qui cesse tout tra-
vail rémunéré, : i
5° La création d’emplois à mi-temps facultatifs pour les femmes
enceintes et les mères nourrices est à encourager.
6° L'éducation des masses féminines en ce qui concerne
l'hygiène maternelle et l’hygiène professionnelle doit être récla-
mée, généralisée et intensifiée.
7° Le cadre des Inspectrices d'Hygiène doit être élargi,
afin qu'elles puissent suffisamment éclairer les femmes sur ce
qu’elles doivent faire, et veiller à ce que les allocations données
en vue de protéger la maternité ne soient pas détournées de leur
ut.
Pologne. — L’élargissement de la protection de la mère
ouvrière est nécessaire : 1° dans le but d’empécher le renvoi de
la travailleuse lorsque son état de grossesse se confirme ; parce
que dans les conditions actuelles, une ouvrière arrivée, par exemple
au troisième mois de gestation et qui serait congédiée se trouverait,
au moment de l'accouchement, sans ressources et sans droit même
aux allocations de la Caisse de Secours.
2° Pour lui assurer son salaire pendant la période qui pré-
cède et celle qui suit l'accouchement.
3° Pour l'application des règlements qui protègent le travail
de la femme enceinte et de la mère nourrice.
Tchécoslovaquie. — La loi s'est réservé le droit d'élargir
encore la protection de la maternité.
Italie. — La protection des méres est une nécessité sociale.
L'amélioration récemment constatée en Italie en ce qui concerne
la protection de la maternité des travailleuses, bien que trés
importante, ne peut étre considérée comme suffisante, ni en rap-
port avec les besoins multiples de la maternité.
Quant aux conditions physiques de la mère, les périodes
de repos avant et aprés les couches, prévues par la loi, peuvent,
sauf dans des cas exceptionnels, étre considérées comme suffi-
sant aux nécessités physiologiques qu’elles sont appelées a défendre.
Mais il faut dire tout de suite que la protection de la mére ouvriére
devrait commencer avant le 8° mois de gestation, l’examen clinique
ayant démontré que le produit de la conception sera d'autant.
mieux constitué que la mère aura pu se reposer davantage et obser-
ver les règles de l'hygiène. ;
Cette protection pourrait s’élargir par l'octroi de travaux
peu fatigants et de périodes de repos, car, si aux toxines circu-
lant normalement dans l'organisme de la mère enceinte, viennent
s'ajouter celles qui sont produites par un travail excessif, l’interrup-
tion du délicat travail de la gestation peut se produire, au grand
dommage de la mère et du fetus.
Pour cette raison, Roger a proposé une limitation du travail
pendant la gestation selon le schéma suivant :
Réduction de 2 heures pendant le 6me mois.
— —3 — e 7MOS.
— — 4 — — le 8me mois.
Nous voudrions voir cette limitation appliquée à toute mère
ouvrière, sans diminution de salaire ; car une diminution de salaire
irait à l'encontre des buts sociaux poursuivis et serait contraire
à tout sentiment d'humanité.
En ce qui concerne les conditions économiques, l'allocation
de 150 lires prévue par la loi, à laquelle s'ajoute le secours de
chômage augmenté de 50 centimes, ne suffit pas à couvrir les
dépenses de la femme qui, privée de son propre salaire, doit
faire face à des dépenses exceptionnelles, dans une période excep-
tionnelle pendant laquelle les conditions de l’alimentation sont
économiquement plus lourdes.
Cette allocation ne doit pas être considérée seulement en
elle-même, mais en rapport avec la contribution de l’assuré qui
se monte à 25 lires, dont 18 à la charge de l'Etat, 3 à celle de l’ou-
vriere et 4 à celle de l’employeur.
Il faut reconnaître que, bien que la prime d’accouchement
ait été augmentée, (elle n’était que de 100 lires jusqu’en 1929),
elle est encore loin de suffire à l'entretien dé la femme et de l'en-
fant dans de bonnes conditions d'hygiène, comme le proposait
la Conférence Internationale du Travail à Washington en 1919.
Il est vrai qu’outre l'assistance fournie par les diverses assu-
rances, il a été organisé dans beaucoup de centres ouvriers des
Sociétés de Secours mutuels qui garantissent, en cas d’accouche-
ment ou de fausses couches, l’assistance médicale et pharmaceu-
tique et que, lorsque les femmes sont inscrites parmi les indigents,
elles peuvent profiter de l’assistance gratuite communale prévue
par les lois sanitaires, D’autres femmes encore, bien que n'étant
pas indigentes sont admises à bénéficier des prêts d'assistance
de l’Œuvre Nationale de la Maternité et de l'Enfance ; dans ces
cas, les difficultés économiques peuvent, en quelque mesure,
être surmontées.
Il faut considérer cependant que beaucoup de femmes sont.
exclues de ces possibilités, et que, si l’assurance Maternité, en
son état actuel, pourvoit par des mesures partielles, à l'assistance
d’un grand nombre de femmes (ouvriéres et employées d’éta-
blissements industriels et commerciaux, recevant un salaire
mensuel ne dépassant pas 800 lires) elle laisse sans secours un grand
nombre de mères ouvrières ; par exemple, les ouvrières à domicile,.
les. travailleuses indépendantes, et toutes les ouvrières dont le
salaire mensuel est supérieur à 800 lires. Mais ce salaire est sou-
vent de si peu supérieur à 800 lires, qu’il ne suffit pas à couvrir les.
— 180 —
dépenses d’un accouchement. Elle laisse aussi sans assistance,
de nombreuses catégories de femmes pour lesquelles, de ce fait,
la maternité peut représenter un événement indésirable, préju-
diciable économiquement, et souvent dangereux pour la santé de
la mère et celle de l'enfant.
Un million deux cent mille femmes sont aujourd’hui inscrites
à la Caisse Nationale de la Maternité.
Le dernier recensement de 1921 donnait pour l'Italie, un total
d'environ sept millions de travailleuses : total que le récent recen-
sement d'avril dernier (10 ans après) dépassera d’une manière
considérable, si l’on pense au nombre de femmes travaillant dans
les bureaux et dans les ateliers, par suite de la crise de l’après-guerre.
Ces chiffres démontrent d’une manière suffisante ce que nous
avons dit : moins d’un septième parmi les femmes italiennes
peuvent considérer avec une tranquillité- relative l'événement de
la maternité, protégée par le secours de la prévoyance !
En ce qui concerne la période d'allaitement, il serait à désirer
que la loi, outre les mesures déjà mentionnées, accordat, comme
dans les autres pays, aux mères nourrices une prime d'allaitement
pendant les 12 premiers mois.
Cette prime, non seulement favoriserait l'allaitement maternel,
mais encore permettrait à à la mère une alimentation appropriée
qui la mettrait à même de répondre aux exigences requises par sa
fonction et par sa vie de travail.
La protection de la maternité étant reconnue comme
nécessaire, tant au point de vue physiologique, qu’à celui d’une
politique démographique et sociale bien comprise, il en dérive
la nécessité d'étendre l'assurance maternité par le système de la
mutualité et de la prévoyance libre, à toutes les classes de travail-
leuses, y compris les travailleuses intellectuelles, moyennant
une allocation mensuelle d’un montant à établir (par exemple :
1,500 lires). Après avoir pourvu au secours d'accouchement et
d'allaitement, on étendrait les secours d'assistance nécessaires à
la mère et à l’enfant, aux 12 mois suivant l’accouchement.
La mère travailleuse, à quelque classe qu’elle appartienne,
devrait être instruite quant aux règles nécessaires et indispen-
sables d'Hygiène maternelle et infantile au moyen de Cours de
puériculture prénatale et postnatale obligatoires, organisés dans
les écoles et dans toutes les organisations féminines ouvrières.
L’'Œuvre Nationale de la Maternité et de l'Enfance pourrait
instituer ces cours, puisqu'elle a pour but l’organisation des cours
de puériculture, des conférences, des chaïres ambulantes, des
écoles théoriques et pratiques pour les médecins, les accoucheuses,
les assistantes et les visiteuses ainsi que d'un réseau serré de consul-
tations et de Dispensaires. (puériculture et maternité). Ces cours
sont déjà très fréquentés.
SM PRR A D
Sth add DS
— 181 —
IV. — QUESTIONS GÉNÉRALES
LES TRAVAILLEUSES APPARTIENNENT-ELLES
A DES ORGANISATIONS PUISSANTES ¢
France. — Non, parmi les syndicats féminins, les seuls
actifs sont les syndicats catholiques : ils ne s'adressent qu’à une
minorité de travailleuses, Ils groupent surtout des employées.
Les ouvrières syndiquées sont fort peu nombreuses, elles adhèrent
plutôt aux syndicats ouvriers, et ce sont les syndicats communistes
qui sont les moins délaissés ; seuls en effet, les militantes extrémistes
s'inscrivent aux organismes syndicaux. Les autres ne s’y intéres-
sent pas.
Pologne. — Les travailleuses, et surtout les travailleuses
intellectuelles sont moins fortement organisées que les hommes.
Des organisations professionnelles puissantes ont été formées
dans les industries textiles, alimentaires et dans les manufactures
de tabacs.
Tchécoslovaquie. — Les travailleuses sont organisées politi-
quement. Il existe dans les classes sociales plus élevées des orga-
nisations professionnelles et éducatrices.
Italie. — Avec l'établissement du régime corporatif, toutes
les travailleuses ont pu bénéficier de l’organisation syndicale
dans la même mesure que les hommes. Naturellement, dans
ces syndicats le nombre des femmes est inférieur à celui des hom-
mes ; mais lorsqu'il s’agit de professions où le nombre des femmes
domine, les postes de direction sont confiés à des femmes inscrites
aux divers syndicats.
LES TRAVAILLEUSES POSSÈDENT-ELLES
_ DES CONNAISSANCES D'HYGIÈNE SUFFISANTES ¢
France. — Non.
Pologne. — Les connaissances d'hygiène sont plutôt rares
chez les travailleuses, mais l'instruction étant devenue obliga-
toire après la libération de la Pologne, il est permis de prévoir
une grande amélioration.
Tchécoslovaquie. — En général, les travailleuses possèdent
des connaissances d'hygiène car les organisations politiques
x
pourvoient à cet enseignement.
Italie. — En général, dans le passé, les connaissances d’hy-
giène étaient assez rares, excepté dans quelques centres ouvriers,
bien organisés par les employeurs. (Manufactures de tabacs,
de soie artificielle, etc.) Aujourd’hui, sous la direction corpo-
— 182 —
rative, la tendance à perfectionner tout: l'organisme productif,-
non seulement en vue de considérations économiques, mais
encore sous l'aspect éducatif et intellectuel, va en s’accentuant.
Dans ce but on a formé des associations qui ont déjà donné
d’excellents résultats, ( « Après le travail », les « Universités popu-
laires », les « Cours de culture » etc;) et dans lesquelles, parmi
d’autres enseignements, celui de l'hygiène tend à prendre une place
toujours plus grande,
ENSEIGNEMENT DE L’HYGIENE DANS LES ECOLES
France. — Voici le programme d'hygiène des écoles profes-
sionnelles de jeunes filles (de 13 à 17 ans) :
a) Hygiène individuelle : digestion, circulation, respiration,
nez, gorge, peau, organes des sens, squelette, muscles et système
nerveux.
b) Hygiène alimentaire : aliments usuels, intoxications ali-
mentaires, conservation des aliments, boissons et alcoolisme.
c) Hygiène des vêtements.
d) Hygiène de l'habitation, choix et disposition, diverses
parties de l'habitation, mobilier et son entretien.
e) Hygiène sociale : les microbes, les maladies contagieuses.
f) Puériculture : soins et propreté du nouveau-né, habille-
ment, berceau, allaitement, sevrage, soins divers du premier âge,
éducation du bébé.
g) Hygiène des personnes âgées.
L’hygiéne industrielle qui figure pour une faible partie dans
le programme des écoles professionnelles de garçons, n’est pas
inscrite au programme des écoles de filles.
Dans les écoles primaires, le programme d'hygiène est très
réduit. Les questions d'hygiène sont traitées de façon détournée
à propos d’autres cours; l'hygiène industrielle n’y est presque
jamais abordée. Il n’y a guère pour les ouvrières d’autres possi-
bilités d'acquérir les principes d'hygiène nécessaires aux travail-
leuses.
Pologne. — Le programme des écoles primaires comprend
l’enseignement de l'hygiène générale et personnelle, mais néglige
l'hygiène industrielle qui, au contraire, est inscrite au programme
des écoles professionnelles.
L’hygiéne industrielle est aussi enseignée dans des cours
spéciaux organisés par des unions professionnelles ouvrières,
par des cercles sociaux, etc...
Tchécoslovaquie, — L'enseignement de l'hygiène est obliga-
toire dans toutes les écoles, et l’enseignement de l'hygiène indus-
trielle est inscrit au programme des écoles professionneiles,
Italie. — Des écoles féminines spéciales ont été instituées :
« Ecole spéciale pour les Assistantes d’Usines », etc. Dans ces
écoles, l’on enseigne l’hygiène pratique et tout ce qui se rapporte
aux nécessités de la vie de société.
Les principes fondamentaux de l'hygiène sont enseignés
maintenant dans toutes les écoles, même dans les écoles primaires
où une place prépondérante est assignée à l'hygiène dans les
« Notions Variées ».
COURS DE PERFECTIONNEMENT
POUR LES MÉDECINS
France. — Depuis 1922 un « Institut d'hygiène » est annexé
à quatre Facultés de Médecine (Paris, Montpellier, Lyon, Nancy).
Il s’y fait chaque année un cours de perfectionnement à l'usage
des médecins : enseignement théorique (roo leçons dont 10 à
12 relatives à l'hygiène industrielle); et enseignement pratique
avec enquête et rédaction de rapports (30 visites ou 13 stages
hospitaliers). Après examen, il est délivré un diplôme de médecin
hygiéniste.
Un « Institut technique sanitaire d'Hygiène » a été créé en
1923 au Conservatoire des Arts et Métiers de Paris. Cet Institut
forme des techniciens d'Hygiène après trois mois d’études avec
cours et travaux pratiques occupant toute la journée et examen
théorique et pratique. Cet Institut admet les médecins, mais il
est surtout fréquenté par les ingénieurs, architectes, fonctionnaires
d'hygiène, inspecteurs du travail, etc.
Pologne. — Il n'existe pas encore de Cours d'Hygiène indus-
trielle dans les écoles supérieures ; de sorte que cet enseignement
manque aussi pour les médecins. Ils peuvent cependant être admis
aux Cours supplémentaires organisés dans les écoles d'Hygiène de
l'Etat à Varsovie où une section spéciale est réservée à l'hygiène
industrielle.
Tchécoslovaquie. — Les médecins peuvent suivre des cours
de perfectionnement à la Faculté de Médecine (chaires de médecine
sociale),
Italie. — Depuis plus de 20 ans des cours et des écoles de
perfectionnement de médecine industrielle sont annexées aux Cli-
niques du Travail des Universités de Milan, de Naples et de Turin
et à presque toutes les autres Universités du Royaume, où l’ensei-
gnement de la médecine industrielle a fait l’objet de nombreux
cours. f
Récemment, une circulaire émanant du Ministère de l'Ins-
truction publique et du Ministère du Travail a invité les Univer-
sités à instituer l’enseignement de la Médecine du travail dans
les Facultés où cet enseignement n’était pas encore prévu.
Ces cours développent de vastes programmes théoriques et
pratiques sur la Médecine industrielle, l'Hygiène industrielle,
la Législation du travail ; ils se terminent par un examen qui donne
droit à un Diplôme de Médecin spécialiste ou Médecin spécialisé.
Des cours analogues ont lieu depuis 9 ans déjà à Turin,
fondés par la Caisse Nationale des Assurances Sociales. Ces cours,
ouverts à tous, durent deux ans, ont lieu les jours de fête et le soir ;
ils développent de larges programmes de médecine et d'hygiène
industrielles ainsi que de législation concernant les assurances.
CONSULTATIONS MÉDICALES
PROFESSIONNELLES OBLIGATOIRES
France. — Des consultations médicales professionnelles
sont instituées dans les quelques industries où l'examen médical
des ouvriers est obligatoire ; ce qui ne touche qu’un contingent
très minime d'ouvriers, et vise le dépistage de certaines maladies
professionnelles et non l'éducation des ouvriers en matière d’hy-
giène.
Pologne. — Pas de consultations médicales professionnelles
à l'exception de quelques cas isolés.
Tchécoslovaquie. — Des consultations médicales ont lieu pout
toutes les professions, elles sont volontaires et très fréquentes ;
ce sont surtout les établissements industriels et commerciaux
qui s’y intéressent. Il existe aussi des consultations médicales
pour les étudiants.
Italie. — Il existe des consultations spéciales pour les travaux
dangereux qui sont prévus par le Règlement d'Hygiène du travail
(Partie II, n° VII et VIII et le tableau s'y rapportant.) En général,
des consultations gratuites ont lieu dans les cliniques, et les Eta-
blissements spécialisés.
Mais plus il y aura de médecins d’usines, et plus les bienfaits
de ces consultations gratuites se feront sentir.
CONSULTATIONS MÉDICALES
PROFESSIONNELLES VOLONTAIRES
France. — Le Service Social organisé volontairement par les
patrons d’un certain nombre de grandes entreprises comporte
souvent une consultation médicale, mais c’est une consultation
de médecine générale et non une consultation médicale profes-
sionnelle. Les ouvriers viennent quelquefois y demander une
consultation d'Hygiène professionnelle, mais c’est exceptionnel.
Pologne. — Il existe plusieurs projets a a ce sujet, dus exclu-
sivement à l’initiative de quelques centres ouvriers.
— 8s
Tchécoslovaquie. — Voir la réponse précédente.
Italie. — L’Assistance Sociale des Usines à institué dans diffé-
rents centres industriels, soit par ses propres moyens, soit au
moyen de conventions avec des corporations ou des institutions
privées, des consultations gratuites, de caractere général et non
seulement professionnel, (avec Dispensaires et consultations
annexés aux établissements.)
Pour les maladies spéciales très répandues, les organisations
d'assistance instituées par diverses Corporations deviennent
toujours plus nombreuses par exemple, celles qui ont organisé la
lutte contre le trachome et sont gérées par la Caisse Nationale
des Assurances Sociales, celles qui luttent contre la tuberculose
et qui s'adressent aux Dispensaires du « Consortium des pro-
vinces », plus les Dispensaires d’Usines déjà mentionnés et qui se
développent progressivement.
Suivant les indications précises du Gouvernement, plus d’un
million de personnes participent aux formes d'assistance procu-
rées par le Secours des Usines ; ces personnes sont, en majeure
partie, représentées par des femmes, soit à titre de travailleuses,
soit comme faisant partie de la famille de l’ouvrier.
TRANSPORT DES POIDS LOURDS
France. — Il est interdit aux femmes une charge supérieure à :
25 kgs — port de fardeau.
600 kgs — wagonnets circulant sur voie ferrée.
40 kgs — transport par brouette.
60 kgs — véhicules à 3 ou 4 roues dits « poussettes ».
130 kgs — charrettes à bras.
Les transports sur triporteur à pédale leur sont complètement
interdits.
Pologne. — Le règlement interdit aux femmes le transport de
poids supérieurs à 30 kgs et pour les jeunes filles le transport de
charges supérieures à 20 kgs. (Décret ministériel du 12 juillet 1925).
Tchécoslovaquie. — Il est interdit aux femmes de transporter
de lourdes charges dans les travaux de construction des édifices
publics (ordonnance ministérielle).
Italie. — Il est interdit aux femmes de transporter des charges
supérieures à :
a) Transport à bras ou sur les épaules :
5 kgs pour les femmes de moins de 15 ans.
15 kgs pour les femmes de 15 à 17 ans.
20 kgs pour les femmes au-dessus de 17 ans.
— 186 —
b) Transport par poussettes à 3 ou 4 roues :
8 fois les poids précédents y compris le véhicule.
c) Transport par wagonnets sur voie ferrée :
20 fois les poids précédents, y compris le véhicule.
Les femmes (les jeunes garçons et les jeunes filles) ne peuvent
travailler au transport de poids lourds pendant plus de 4 heures
de la journée de travail. Il est interdit aux femmes de moins de 15
ans de transporter des poids lourds par brouettes ou charrettes
à bras à 2 roues, dans des conditions spécialement pénibles où
dangereuses. Tout transport de poids lourds est interdit aux
- femmes enceintes après le sixième mois de grossesse.
AUTRES REMARQUES
Le D! Budzinska Tylica fait remarquer que du Question-
naire proposé émergent 3 principes :
1° L'interdiction du travail de nuit aux femmes.
2° L’interdiction des travaux dangereux et toxiques.
3° La protection de la maternité chez la travailleuse, prin-
cipes qui doivent, à juste titre, être considérés comme des plus
importants et sur lesquels pourrait s'établir la protection générale
de la travailleuse.
Le D! Budzinska remarque, d'autre part, que bien que la
protection de la femme dans la législation internationale et locale
he soit pas limitée aux trois principes ci-dessus mentionnés, il
manque encore à cette législation beaucoup de règlements fonda-
mentaux, par exemple : la protection de la travailleuse contre
l'exploitation de son sexe parce que, en temps de chômage et de
dépression économique, de dissolution d'organisations ouvrières,
cette exploitation commence à prendre un caractère général et
international. C’est pourquoi il faut exiger un salaire égal à travail
égal.
En ce qui concerne les 3 principes de la protection de la
femme, seule l'interdiction du travail de nuit, en tant que mesure
internationale et locale, est diment élaborée tant dans notre légis-
lation que dans cel.e des autres pays ; mais, en pratique son exé-
cution est encore partout entravée.
Les deux autres principes laissent beaucoup à désirer, et la
protection de la femme, en Pologne, bien qu’exercée d’une manière
plus efficace que dans beaucoup d’autres pays est cependant
encore incomplète, et exige une grande surveillance.
Les efforts de toutes les organisations féminines devraient
se concentrer sur le développement et non sur la réduction de la
protection professionnelle de la femme.
Les femmes: doivent être complètement émancipées au point
de vue’ politique et économique.
En Outre, comme mère et comme créatrice de l'humanité,
la femme doit exiger des lois spéciales pour la protection de la
maternité, puisque cette fonction biologique en fait la supérieure
de l’homme.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
En examinant les réponses qui nous ont été faites par les
différents pays dont nous nous sommes occupée, nous remar-
quons avec satisfaction que, en ce qui concerne le travail de nuit
des femmes, on a partout ratifié et adopté la convention de la Confé-
rence de l’organisation internationale du travail qui a eu lieu à
Washington le 25 octobre 1919. Cette convention a pour but de
soumettre 4 une protection réglementée tout travail dangereux
pour la femme soit physiquement, soit moralement.
Dans quelques détails seulement la Pologne fait exception
à la règle commune, qui alloue une plus forte rétribution au travail
de nuit, qu'elle considère comme travail normal; mais à condition
toutefois qu'il s’agisse d’une équipe de nuit régulière.
En ce qui concerne les métiers dangereux, les pays auxquels
je me réfère ont, plus ou moins, la même législation, partout atten-
tive à défendre par des interdictions légales la femme (et les
enfants) contre les dangers de travaux nuisibles par leur nature,
par leur excès, leur durée, leur salaire aux nécessités physiques
de leur organisme. On n’a pu encore décider si, dans des conditions
de travail tout à fait égales, la femme est plus ou moins sensible
que l’homme aux dangers qui peuvent résulter de ce travail.
De là, la nécessité d’études sérieuses ; nous voudrions voir
les femmes discuter, résoudre la question par des enquêtes dans
les cliniques et les laboratoires. En se basant sur les renseignements
recueillis, on pourrait demander aux législateurs les mesures de
protection qui, aujourd’hui, fondées comme elle le sont, sur des
intuitions logiques, pourraient sembler de pures prétentions.
Quel champ d'activité pourrait être meilleur que celui-ci
où la science est appelée au secours, non seulement de l’humanité,
mais de la justice ¢
En Italie, comme dans les pays les plus en progrès, nous
avons eu pendant ces dernières années, par la volonté du Gouver-
nement national, un développement notable de l’Assistance
Sociale, et particulièrement de l’assistance dans les Usines, à
laquelle sont appelées de jeunes femmes douées des plus hautes
qualités morales et d’une grande culture générale. Elles sortent
des écoles spéciales, riches de connaissances non seulement sur
l'assistance sociale, mais sur les sujets variés de l’Hygiene generale,
industrielle, maternelle, infantile, etc,
— 188 —
On attend beaucoup de ces Assistantes, excellentes colla-
boratrices des industriels, ‘des médecins et des organisations
d’assistance. Nous voudrions qu’elles fussent assez nombreuses
pour mener a bien leur travail et surtout pour établir un rigou-
reux service d'inspection et de contrôle.
Trop nombreux encore sont les cas dans lesquels l’esprit de
protection de la loi est trahi par simple ignorance ou inobservance
volontaire.
Le contrôle sanitaire des ateliers devrait être plus étendu.
Nous savons que des visites préventives et périodiques ont toujours
été requises avant l’embauchage des enfants, et des femmes au-
dessous de 21 ans et que des visites préventives sont prévues
pour certains métiers déterminés, (France, Tchécoslovaquie,
Italie), comme aussi des visites périodiques (Tchécoslovaquie,
Italie).
Nous pensons que la surveillance sanitaire devrait désormais
être exigée dans l'intérêt des travailleurs comme aussi dans celui
des employeurs et des Compagnies d'assurance, non seulement
pour les enfants et les femmes mineures, mais pour tous les tra-
vailleurs et de tous les âges ; non seulement pour les métiers dan-
gereux, mais pour tous les métiers.
Nous estimons que, au sujet de travaux déterminés et des dan-
gers qui peuvent en résulter, le médecin ne devrait pas se limiter
à une simple indication, mais devrait donner, à la visite préventive
comme aux visités successives de contrôle, des détails spécifi-
ques et détaillés, en plus des indications générales habituelles.
On établirait ainsi un système de fiche individuelle en se basant
surtout sur le risque spécifique.
C’est ainsi que doit être la conception moderne de la médecine
sociale et les médecins d'usines doivent s’en inspirer, favorisés:
qu'ils sont dans leur apostolat par l'intelligence des employeurs
qui voient dans le médecin non l'obstacle, mais le meilleur des
collaborateurs.
Il ne faut pas considérer comme de moindre importance l’étude
des éléments extrinsèques du travail; ces éléments dangereux
doivent être étudiés avec soin par les hygiénistes afin d’arriver à
leur élimination ; laissés à eux-mêmes, ils sont responsables de
la plupart des maladies du travail chez l’ouvrier.
Récemment, au Congrès International des Accidents et de la
Médecine industriels (Genève août 1931) nous avons vu que,
à côté de l'enquête et de l'indication clinique : individu, sexe,
age, constitution, réceptivité, sensibilité, prédisposition, etc.
on avait ajouté les renseignements sur l'hygiène, le milieu, la
prophylaxie, l'ambiance du travail, le mode de travail, les moyens
techniques de perfectionnement et de protection, etc...
Nous pensons que du médecin, doublé d'un hygiéniste,
découleront de grands avantages pour la santé de l'ouvrier et nous
souhaitons qu'on donne toujours plus de place à l'hygiène indus-
trielle dans la formation des médecins, ainsi que dans celle des ingé-
nieurs et des techniciens.
Ainsi aucune de ces améliorations ne sera négligée, car de
leur application et de leur généralisation s'ensuivra pour tous
les ouvriers, hommes et femmes une diminution du danger géné-
fique et spécifique professionnel.
Il y aurait beaucoup à dire sur la protection de la maternité
dans le travail. On a dit avec autorité, que « rien n’est plus solennel,
plus noble et plus religieux que le travail » et nous ajouterons
« et que la maternité » Devant cette délicate symbiose de la femme
qui travaille tandis que dans son sein se développe une nouvelle
vie, on se demande si l’on fait vraiment trop ou trop peu en faveur
de la mere travailleuse.
Il est vrai que, depuis le commencement de notre siécle, on
a fait beaucoup de progrès et surtout dans ces dernières années,
mais pas dans tous les pays.
Tant que la protection de la maternité restera confinée,
comme une simple mesure sociale, dans les limites de la bienfai-
sance publique et privée, tous les efforts, si généreux qu'ils soient,
se montreront insuffisants devant les grandes nécessités d’une
fonction si absolument fondamentale.
Il faut une réglementation de la prévoyance pour que la mater-
nité soit comprise et consentie solidairement, dans l’ensemble
des devoirs de tous, pour le droit de chacun, pour qu’elle se déve-
loppe par l’action pratique et non dans le champ des sentiments
et des paroles improductifs.
Mais si beaucoup a été fait, nous sommes encore loin d’avoir
mis en action la pensée que Louis IX développait déjà dans son
Edit de 1250, par lequel il prescrivait à quelques corporations de
traiter les femmes pendant la gestation « avec très grande dou-
ceur et avec calme ».
Nous sommes arrivés à la prescription d’une période mini-
mum de repos obligatoire à l’occasion des couches et de l’allaite-
ment, période qui, en cas de complications, peut être étendue
jusqu'à une certaine limite, suivant l'avis des médecins.
Mais les 8, 12 ou 15 semaines de repos prévues par les dif-
férentes législations nous semblent insuffisantes, lorsqu'on pense
au surmenage physique même physiologique, que la grossesse
apporte pendant des mois, ajouté à la fatigue professionnelle de
l'atelier et à la fatigue domestique à laquelle la tenime ne peut
se soustraire à son retour du travail:
Nous accordons que la période minimum prévue de repos
professionnel absolu soit suffisante, en général, dans les cas nor-
maux pour l’état de la femme. Mais si l’on considère cette période
minimum de repos dans son influence sur l'enfant à naître, ainsi
que les regles rationnelles de la nutrition, nous trouvons ce repos
bien insuffisant, sachant que le fœtus sera d’autant plus développé
et plus parfait que la grossesse de la femme aura évolué plus nor-
malement et dans un repos plus sain et plus complet .Que faisons-
nous pour faciliter le développement physiologique du fœtus ¢
Nous nous en souvenons après le huitième mois de gestation
et nous suspendons le travail, à temps peut être pour la mère,
mais bien tard pour l'enfant.
Nous nous rendons compte des difficultés, graves et complexes
qui, en l’état actuel, font obstacle à un plus vaste programme ;
mais au point de vue physiologique qui trouve sa confirmation
dans la plus grande expérience, un raccourcissement graduel de
la journée de travail serait nécessaire 4 partir, par exemple, du
sixième mois, suivant la proposition déjà citée de Roger, c’est-a-
dire : réduction de 2 heures au 6™° mois, de 3 heures au 7e, de
4 heures au 8™¢ mois,
Il est de mon devoir de mettre en évidence à ce sujet la mesure
adoptée en Pologne, mesure qui peut être considérée comme un
grand pas vers la sanction obligatoire de la réduction du travail
pendant la grossesse. La Pologne, en effet, par la loi du 2 juillet
1924 concède aux femmes le droit d’interrompre leur travail
pendant 6 jours par chaque mois de grossesse, sans que les absen-
ces puissent affecter le salaire de l’ouvrière.
Dans cet ordre de nécessités pratiques, il faudrait encore
penser à d’autres éléments essentiels à la santé de la mère et au déve-
loppement normal de son enfant, par exemple : l'importance de
certains travaux et les conditions d'exécution qu'ils exigent et
chercher, dans tous les cas à adopter le travail à l’état physique de
la femme. Ces nécessités ne devraient, en aucun cas, aggraver la
condition économique de ces femmes qui, lorsqu'elles tirent de
leur travail tout ou partie de leurs ressources pécuniaires en
sentent davantage la nécessité dans une situation qui crée de
nouveaux besoins pour elle et pour la famille.
Puisque cependant, l’on ne peut consentir, dans l’état actuel,
à retourner au système dégradant de la bienfaisance charitable,
nous devons viser à protéger toujours plus largement une telle
situation par la prévoyance, dans le cadre des lois relatives au tra-
vail.
Nous devons reconnaitre cependant qu’un avantage se dégage
déja pour la femme enceinte, de la certitude que son absence
involontaire du travail n’entrainera pas la rupture du contrat de
travail, et par suite, le congédiement.
La loi française en effet concède ce privilège pendant 12
semaines consécutives, dans la période qui précéde et qui suit
l’accouchement, ou pendant 15 semaines en cas de maladie;
la Pologne pendant 12 semaines (outre 6 jours de repos par chaque
mois de gestation); la Tchécoslovaquie pendant 12 semaines,
et l'Italie interdit le congédiement de toute femme, à moins de
— 19I —
faute grave, à partir du 6™° mois de grossesse, et pendant les deux
mois qui suivent les couches.
Nous voudrions que, pour la tranquillité des méres travail-
leuses, cette garantie s’étendit au début de la gestation, et pour
les mères nourrices jusqu'à la première année d’allaitement.
Cette tranquillité contribuerait au bien-être de la mère quel-
quefois forcée, par crainte du congédiement, de cacher sa gros-
sesse, quand encore elle ne se laisse pas entraîner à l’interrompre ;
elle favoriserait aussi l'allaitement maternel dont la suppression
influe si gravement sur l'accroissement de la mortalité infantile.
En ce qui concerne le côté économique de la question,
la femme là encore, devrait être mieux protégée. Des réponses
faites au Questionnaire, nous voyons qu’en France, la nouvelle
loi d’Assurances sociales de la Maternité en vigueur depuis octobre
dernier, assure aux assujetties la moitié de leur salaire pendant
12 semaines ; en Pologne, la femme reçoit le salaire entier pendant
les deux dernières semaines de la gestation et les six semaines
qui suivent les couches; en Tchécoslovaquie une indemnité pen-
dant 12 semaines et en Italie une prime de 150 lires, plus l’alloca-
tion régulière de chômage (sans la carence normale de 7 jours)
augmentée de cinquante centimes par jour.
En résumé pour un salaire de 240 lires par mois, par exem-
ple, la France accorde 360 lires, la Pologne 480 lires et l'Italie
400 lires par mois. Le montant de l'indemnité mensuelle en
Tchécoslovaquie n’est pas indiqué. i
Il est indubitable que cette allocation constitue un secours
économique, mais elle doit pourvoir à l'entretien et aux frais excep-
tionnels d’au moins 6o journées, dépenses qu'elle ne peut certai-
nement pas suffire à couvrir, surtout dans les cas où, par suite
de complications inhérentes à la gestation et aux couches, la femme
doit abandonner son travail pendant une plus longue période.
Nous ne voulons pas retenir trop longtemps l'attention sur
ce côté particulier du problème économique, dans l'espoir qu’il
sera résolu, dans les limites du possible, par une amélioration qui,
si elle doit peser sur les finances rapportera, en échange, de grands
et indiscutables bénéfices quant à la santé de la race. Trop de mères
pleurent sur la misère de leur enfant.
En Italie, le Gouvernement a fait face au problème de la pro-
tection de la femme, avec un élan admirable, lorsqu’il a facilité
la création de l’Œuvre Nationale de la Maternité et de l’Enfance
(œuvre audacieuse et providentielle, mais sans plan d’ensemble)
et réalisé l’amél oration de la loi obligatoire de la maternité pour les
travailleuses,
Le travail des femmes n'est pas étanger aux impressionnants
phénomènes (auxquels nous assistons aujourd’hui dans tous les
pays) de la diminution de la fécondité et de la natalité (en Italie,
la diminution générale de la natalité de 1877 à 1923 a été d'environ
AIO a
20 % ; de l’augmentation des avortements (égaux à 18 % des
conceptions) ; de la néomortalité (en 1912-14 il y avait 42,1 mort- ~
nés pour 1.000 enfants nés vivants et en 1922-24, le pourcentage
-a été de 45,4), des enfants nés avant terme.
L’équilibre, dans ces douloureuses manifestations patholo-
giques, tend a se rétablir chez nous dans les époques successives,
-en rapport évident avec le perfectionnement de la législation sociale.
Celle-ci tend 4 rendre possible une politique de saine augmenta-
‘tion démographique, toujours en développement progressif,
tant au point de vue de la quantité qu’à celui de la qualité. Il faut
que tous coopérent a la protection de la maternité dans une har-
monie de buts répondant aux besoins complexes de toutes les
Nations.
Il ne manque pas en Italie d’exemples qui font honneur a
la généreuse initiative des grands industriels. Ainsi la firme Bor-
salino a spontanément offert une allocation de 5 lires par jour
pendant les deux derniers mois de la grossesse, résolvant ainsi
le problème du repos obligatoire ; la Mutuelle de la firme verse
un secours de 200 lires, et pour les mères-nourrices un secours
de 200 lires pendant les 2 premiers mois d'allaitement, de 150
lires pour les 3™° et 4™me mois et de 100 lires jusqu'au 12™¢ mois.
Pour les femmes qui nourrissent leur enfant, la cessation du
travail est obligatoire pendant les 4 premiers mois qui suivent
les couches ; la firme garantit aussi aux femmes la conservation
de leur place à partir du 7™° mois de gestation jusqu’au 127€ mois
de l'allaitement.
L’initiative privée de cette firme est trop louable pour que
je ne la fasse pas connaître à notre Congrès.
Les Assurances sociales en France, en Pologne et en Tché-
coslovaquie accordent une prime d'allaitement laquelle, malheu-
reusement, n'est pas prévue par notre pays qui n’est cependant pas:
en retard, en comparaison des autres Nations, en ce qui concerne
l’assistance maternelle. Cette différence est certainement due
au fait que, dans les autres pays où existait déjà l'Assurance
maladie, la gestation, les couches, l'allaitement étaient considérés
comme maladies et par conséquent étaient admis à certains secours
d'assistance qui, automatiquement se sont trouvés compris dans
la nouvelle législation.
Mais, sans aucun doute, l'Italie adoptera les mêmes lois
d'assistance que les autres nations quand elle aura atteint le per-
fectionnement législatif prévu par l’art. XX VII de la Charte du tra-
vail.
Nous sommes d’accord avec les médecins sociaux, les méde-
cins du travail, avec les obstétriciens, les physiologistes, les hygié-
nistes pour proclamer que les moyens employés pour la protection
de la mére travailleuse ne seront jamais trop nombreux.
Nous voudrions voir la femme ne s'occuper que de sa famille ;
mais si elle est obligée de travailler, il faut éloigner d'elle tout
ce qui peut lui nuire tant au point de vue social qu'à celui de l'hy-
giène.
Souvenons-nous que “pendan la guerre, comme on a pu par-
tout le constater, les femmes appelées aux travaux les plus insolites
et pour lesquels elles n’avaient aucune préparation, ont démontré
des aptitudes au moins égales, sinon supérieures à celles des
hommes.
Guidons-les donc dans leur travail et opposons-nous par de
sévères mesures législatives et par un contrôle sévère, à toute
fatigue et à tout danger, auxquels la femme obligée de travailler,
pourrait se soumettre, si nous la laissions livrée à elle-même,
dans son esprit de sacrifice et dans sa grande puissance d’adap-
tation. _
Perfectionnons l'ensemble des conditions d'hygiène, adap-
tons mieux les travaux à la structure particulière de l’organisme
féminin ; évitons aux femmes, pendant la gestation, les travaux
pénibles et dangereux, éloignons-la de ces poisons qui déterminent
des troubles sexuels, et protégeons la mère, toutes les mères qui
travaillent matériellement et intellectuellement, contre tous les
dangers, tous les dommages physiques, économiques et moraux
de la maternité. Laissons cependant la femme travailler et gagner
« noblement, solennellement, religieusement » son propre pain
et celui de ses énfants.
La Russie soviétique nous dira si sa politique d’égale prépa-
tation et d’égalité des sexes, méme dans le travail, n’a pas été
dangereuse physiquement, moralement et socialement pour le
pays.
CONCLUSIONS
De l'examen des divers problèmes, nous concluons que pour
Ja protection professionnelle des travailleuses et, par conséquent,
pour la protection de la maternité, il serait nécessaire :
1° D'interdire à toutes les femmes les travaux fatigants,
dangereux ou insalubres, et surtout ceux qui exposent aux intoxi-
cations professionnelles.
2° De réglementer le travail 4 domicile.
3° De réduire progressivement la durée de la journée du tra-
vail à partir du 6™ mois de gestation.
4° De rendre possible une assurance de maternité pour toutes
les femmes qui travaillent, ouvrièies ou intellectuelles, (avec four
celles-ci un gain ne dépassant pas une certaine limite à établir).
5° D’accorder une prime d’allaitement, pendant les 12 pre-
miers mois.
6° D’accorder E de chômage involontaire a
x
a partir
du 6M€ mois de gestation, dans tous les cas où par suite de maladie,
résultant de la grossesse, les conditions de la santé de la femme
seront telles, qu’elles lui interdiront tout travail.
7° Garantir-la continuation du contrat de travail durant toute
la grossesse, et pendant les 12 mois qui la suivent, si la femme
allaite son enfant.
8° Rendre obligatoire la connaissance pratique de l’hygiène
générale des Usines,. et de l’hygiène maternelle, (cours obligatoires
le soir et les jours fériés, à la fin desquels serait délivré un certificat
d’examen dont toutes les travailleuses au-dessous de 15 ou 16 ans
devraient étre obligatoirement munies).
9° Intensifier la préparation d’un personnel technique :
assistantes d’usines, assistantes 4 domicile, assistantes maternelles,
etc...
10° Intensifier l’enseignement de l’Hygiéne du Travail,
de l'hygiène industrielle, de la médecine du travail, de la Méde-
cine assurance, a l’aide de cours universitaires et post-Universi-
taires,
11° Préparer des médecins hygiènistes spécialisés pour les
fonctions de médecins d’usines.
Note. — Le Dr Derscheid-Delcour de Belgique a envoyé un
travail de Mme de Craene van Duuren sur la « Protection Legale »
arrivé malheureusement trop tard pour être inclus dañs ce rapport.
VOEUX ADOPTES
A LA
REUNION de VIENNE ~ Septembre 1951
Le Rôle de la Femme Médecin dans les Pays Exotiques
L'Association internationale des Femmes-Médecins constate la
grave situation créée dans les pays exotiques par le taux élevé de la
mortalité maternelle et infantile, dû en grande partie au manque
de soins compétents ou à des pratiques dangereuses au cours de
la maladie et spécialement de l'accouchement et à la fréquence de
certaines maladies chroniques laissées sans traitement.
L'A, I. F. M. est d'avis que les Gouvernements devraient
créer des postes de femmes-médecins, infirmières, sages-femmes et
visiteuses d'hygiène en nombre suffisant pour répondre aux besoins
des femmes indigènes que leurs coutumes et leurs religions em-
pêchent, pour la plupart, de se faire soigner par des hommes.
Les situations offertes devraient être de nature à attirer vers
ces tâches difficiles mais des plus importantes, les femmes les mieux
qualifiées par leur valeur personnelle et professionnelle.
L’A. I. F. M. désire aussi souligner l'importance qu’il y aurait
à charger des femmes-médecins expérimentées d’inspecter et de
diriger le travail médical parmi les femmes et les enfants indigènes
et d'instruire le personnel employé. `
L’A, I. F. M. est convaincue que ces mesures donneraient
des résultats appréciables et conduiraient dans lavenir à une
grande amélioration physique des différentes races.
*
* *
Sur la proposition du Dr Balfour, l'A, I. F. M. a désigné cer-
tains de ses membres pour constituer un Comité permanent chargé
de recueillir et d’enregistrer, suivant un plan qu’il déterminera,
toutes informations relatives à la situation au point de vue médical
des femmes et des enfants indigènes dans les pays exotiques.
La Protection Légale des Travailleurs
En l'absence d'observations et d'études scientifiques suffi-
samment concluantes, et en raison de la diversité des conditions
économiques et de l’état d'esprit des femmes des différents pays,
l Association Internationale des Femmes-Médecins ne s'estime pas
en état de prendre parti dans des questions encore controversées.
Elle est unanime cependant à considérer la*protection des travail-
leurs en général comme une des formes les plus importantes de la
législation moderne et à recommander toutes les mesures propres
à améliorer leur hygiène et à les prémunir contre les dangers pro-
fessionnels.
Au point de vue prophylactique, A. I. F. M. recommande
notamment :
10 Que les travailleurs soient examinés régulièrement par des
médecins hommes et femmes désignés à cet effet, et ayant une
compétence spéciale en hygiène industrielle.
2° Que des cours d'hygiène industrielle soient organisés dans
les Facultés de Médecine.
3° Que le travail à domicile, relativement malsain, soit soumis
à un contrôle sanitaire régulier.
4 Que soit appliqué le principe 7 des Principes généraux de
la Société des Nations relatifs au Travail, « Salaire égal sans dis-
tinction de sexe pour un travail de valeur égale », car les bas salaires
donnés aux ouvrières, le plus souvent disproportionnés à la tâche
accomplie, les mettent en état d’infériorité au point de vue du tra-
vail et sont néfastes à leur santé.
5° Que la maternité soit prévue dans les lois d'assurance, de
telle sorte que la femme enceinte et la mère nourrice disposent
effectivement des moyens pratiques de recevoir les soins et de
prendre le repos nécessaires à la sauvegarde de leur santé.
Le Travail des Femmes Mariées
L'Association Internationale des Femmes-Médecins se solidarise
avec les autres sociétés féminines pour déclarer que tout être humain
homme ou femme, a droit au travail et qu'il est par conséquent
injuste de priver de son emploi une femme pour la seule raison
qu'elle est mariée.
L’A. I. F. M: désire souligner que la profession médicale est
une profession qui demande de longues années de préparation,
qui bien souvent est choisie par vocation et pratiquée comme un
apostolat. Priver une femme-médecin de sa fonction parce qu’elle
se marie c’est non seulement lui causer un préjudice matériel,
c'est encore l'atteindre dans sa vie intellectuelle et morale.
De plus au point de vue social, les médecins ne peuvent pas
étre traités comme des éléments interchangeables. Une femme-
médecin peut avoir par l'expérience acquise, par ses capacités, par
sa valeur personnelle, une action qui la rende difficilement rem-
placable. F
Se basant sur ces considérations, l’A. I. F. M. est unanime a
affirmer que : « La nomination ou le renvoi des médecins fonc-
tionnaires doit être basé uniquement sur la qualité de leur travail
et que le mariage ne peut être un empêchement à leur emploi. »
RESOLUTIONS PASSED
VIENNA COUNCIL MEETING
September 1931
The Rôle of Medical Women in Exotic Countries
The Medical Women's International Association realises that a
very grave situation exists in exotic countries owing to the high
rate of maternal and infant mortality, which is due in part to
unskilled attendance in illness and especially in childbirth and in
part to the prevalence of various untreated diseases,
The M. W. I. A. is of the opinion that the governments of
these countries should appoint women in sufficient numbers as
doctors, nurses, midwives and health visitors to meet the needs
of the women, many of whom object for religious or tribal reasons
to the consulting of medical men.
The terms offered should be adequate, in order that women
of the best standards, personal and professional, should be induced
to undertake these difficult but most important tasks.
The M. W. I. A. also desires to emphasise the importance of
appointing experienced medical women to inspect work of this
kind among women and children and to instruct the personnel
employed.
The M. W. I. A. is convinced that such action would give
valuable results and in time would lead to great physical impro-
vement of the different races.
*
* *
Following the suggestion of Dr Balfour the M. W. I. A.
appoints certain of its members to form a Standing Committee to
collect and record information regarding the medical conditions
of native women and children in exotic countries, along special
lines which they shall determine,
Légal Protection of Workers
In the absence of sufficiently conclusive observations and
scientific studies and in view of the diversity of economic condi-
tions and of the opinions of women in the different countries, the
Medical Women’s International Association does not consider
itself qualified to take sides in questions which are still contro-
versial. The Association is however unanimous in considering the
protection of workers in general as one of the most important
forms of modern legislation and in recommending all measures
calculated to improve their hygiene and to guard them against
professional dangers.
In the interests of prophylaxis the M. W. I. A. recommends
particularly :
19 That workers should be examined regularly by medical
men and women appointed for the purpose and specially com-
petent in industrial hygiene.
2° That courses in industrial hygiene should be organised in
Medical Faculties.
3° That home-work, which is comparatively “unhealthy,
should be submitted to regular sanitary inspection.
4° That principle 7 of the general principles of the Pact of the
League of Nations concerning labour should be applied, viz :
« equal pay for equal work, without distinction of sex », for the low
salaries paid to women, generally disproportionate to the work
performed, are harmful to their standard as workers and injurious
to their health.
5° That maternity should be covered by insurance laws to
the end that pregnant women and nursing mothers may have at
their disposal practical means for obtaining the care and the rest
necessary for the safeguard of their health.
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Married Women’s Work
The Wedical Women’s International Association joins with the
other women’s associations in declaring that every human being,
man or woman, has the right to work and it is therefore unjust to
deprive a woman of her employment solely on account of her
marriage,
The M. W. I. A. further wishes to point out that the medical
profession is a profession that demands long years of preparation,
and one that is often chosen as a vocation and practised as an apos-
tolate. To deprive a medical woman of her activities because she
marries not only causes her material prejudice but affects her in
her moral and intellectual life.
200: —
Moreover, from a social stand-point, doctors cannot be
treated as interchangeable units, A medical woman may, by her
experience, her capabilities, her personal value accomplish such
work as may make it difficult to replace her.
In virtue of these considerations. the M. W. I. A. is unani-
mous in upholding-the principle that « the appointment or dis-
missal of medical officers should be based solely on the efficiency
of their work and that marriage should not be a bar to employment.»
Le Gérant : M. Levillain.
Imp. de Expansion Scientifique Francaise, 23, rue du Cherche-Midi, Paris, VIe
R. C. Seine n° 212-099
DE MAGNESIUM P PUR
ADRIAN & C O. RUE DE LA PERLE- PARIS (au